La Cure de Rosières Saint-André

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début XXe siècle | La Cure de Rosières Saint-André, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Située rue Bois du Bosquet 2, la bâtisse remaniée date de 1765 par les ancrages de la façade. Deux niveaux en briques et pierre bleue. Porte et fenêtres du XIXème à linteau droit. Annexe avec épis et oreilles aux pignons (1).

Longeant le rue du Bois du Bosquet et en contre-haut de la rue de l’Église Saint-André, le presbytère se compose d’un logis prolongé d’une dépendance plus basse et d’une ancienne remise à voiture en retour, servant aujourd’hui de garage. Le noyau primitif du logis, en brique anciennement chaulée, remonte au 18ème siècle, ce qui est précisé par les ancres ‘A 1765’ en façade avant. D’un seul niveau à l’origine, le logis a été surélevé dans la 2e moitié du 19e siècle, comme en témoignent les traces d’épi au pignon droit, où deux ouvertures sont visibles, et les trois fenêtres du rez-de-chaussée dont les piédroits sont chaînés de calcaire gréseux et creusés d’une battée (seuils et linteaux remplacés). Quatre fenêtres soulignées d’un seuil et d’une porte principale encadrée de fenêtres, elle se termine à gauche par un pignon débordant. Sous une bâtière de tuiles en S, l’ancienne remise à voiture, plus basse encore, s’ouvrait jadis par quatre arcades en plein cintre, dont une a disparu et deux sont rebouchées (2).

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Presbytère de la paroisse Saint-André à Rosières
1995/1998 © Hommes et Patrimoine ↔ avril 2016 © Francis Broche ↔ septembre 2017 © Monique D’haeyere

Selon Louis Evrard, le presbytère fut bâti en 1633 (?) et agrandi en 1765 (3). Il abrite une grotte de Notre-Dame de Lourdes inaugurée le 15 août 1899.

après 1918 ↔ juin 2017 © Monique D’haeyere

Construite en pierre de sable, cette Grotte de Lourdes est située rue Bois du Bosquet à Rosières, à deux pas de la cure et fait partie de la propriété du presbytère. Recouverte de verdure, elle se trouve en retrait, séparée de la rue par une pelouse entourée de grillage. La grotte fut aménagée en 1899 avec le concours des enfants du village, à la suite d’un pèlerinage. Elle fut inaugurée en 1918, soit une vingtaine d’années plus tard. La Vierge se trouve dans une niche surélevée (…). Un moellon de pierre bleue, encastré dans la grotte, porte cette mention : ‘Pierre provenant de la grotte de Lourdes’ et est signé E. Tondelli (4).

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Début 2017, les habitants de Rosières apprennent que la Commune de Rixensart compte abattre l’ensemble des bâtiments de la cure pour le remplacer par un complexe de logements à réaliser par ‘Notre Maison’, la société Wallonne de logements sociaux, dont l’Echevine des Affaires sociales de Rixensart (et depuis juin 2017, bourgmestre) est la vice-présidente.

En juin 2017, l’association ‘Rosières Notre Village’ voit le jour, prend la défense de la cure (5), et propose rapidement un contre-projet (voir montage ci-après). Une pétition est lancée en octobre 2017.


(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, p. 62, 2000
(2) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, IPA Dossier : 25091-INV-0017-0, 20 octobre 2009
(3) EVRARD Louis, Répertoire des Eglises du Brabant wallon, 1994
(4) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, p. 62, 2000
(5) Rosières – Ne touche pas à notre cure, reportage de TV COM du 11 juillet 2017