Château des Princes de Merode, intra muros

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1958 | Grand salon du château de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

Deux grandes tapisseries des Gobelins y évoquent des thèmes mythologiques : l’enlèvement d’Europe, Méléagre et Atalante; un tableau d’enfants de l’époque de Velasquez, une commode en laque du début du XVIIIe siècle, un bureau Mazarin en Boulle, de belles reliures anciennes, des chaises recouvertes de cuir de Malines et différents objets d’art complètent l’ensemble, commente Alessandra Zecchinon dans son mémoire de licence en 1990 (1).

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Grand salon

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Salon rose
coll. Jean-Claude Renier

Le ‘Salon rose’ est meublé style Louis XV, Louis XVI et Directoire et d’époque; les murs sont ornés d’huiles et de pastels (2)

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Salon Rose
coll. Jean-Claude Renier

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Petit salon

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Bibliothèque
coll. Jean-Claude Renier

Dans la bibliothèque de style Directoire, on peut admirer de belles reliures anciennes et des vases de Sèvres du début du XIXe (2).

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Bibliothèque
coll. Jean-Claude Renier

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Salle à manger
coll. Jean-Claude Renier

Chauffée par une grande cheminée, la spacieuse salle à manger est ornée de boiseries provenant du château de Nérac, en Lot-en-Garonne, résidence des seigneurs d’Albret, dont la mère du futur Henri IV. Le plafond et les lambris sont de bois sculpté ou peint; les dessus des portes sont rehaussés de paysages forts délicats; la table immense en chêne massif aurait été assemblée dans la salle même. Les quatre tapisseries de Beauvais, illustrant la légende d’Ulysse et de Pénélope, confèrent à cette salle une grande dignité (2).

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Galerie intérieure
coll. Jean-Claude Renier

La ‘Grande Galerie’ de l’aile méridionale présente, à côté de quelques souvenirs d’Afrique, une intéressante panoplie d’armes arabes parmi lesquelles des fusils incrustés d’argent et de corail. Cette collection, rapportée par le mathématicien Gaspard Monge (1746-1818) qui avait suivi Napoléon Bonaparte dans sa campagne d’Egypte, fut acquise par le prince Félix de Merode (2).

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coll. Jean-Claude Renier

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Chambre dite de Monseigneur
coll. Jean-Claude Renier

Cette chambre fut occupée au XIXe siècle par Monseigneur (3) Xavier de Merode, qui en fit rehausser le plafond. Des tableaux ornant les murs portent la signature de peintres illustres, tels que Jean-Marc Nattier (Paris, 1685-1766) ou Tischbein, célèbre famille de peintres allemands des XVIIIe et XIXe siècles; le mobilier compte des pièces remarquables comme une armoire de coin du XVIIIè siècle en marqueterie hollandaise, une table Louis XV et un petit bureau Louis XV en marqueterie signé Migeon. Le drapeau de la Révolution brabançonne (1787) a été restauré par les soins du prince Antoine de Merode (2).

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Chambre des Fleurs
coll. Dupuis-Delbrassine

La chambre dite ‘Chambre des Fleurs’ a été complètement réaménagée au XXè siècle. Pour réaliser cet espace rectangulaire, le prince Félix de Merode fit démolir, à ce niveau, plusieurs des côtés de la tourelle sud-est à l’intérieur de laquelle elle déborde. Sa décoration a été conçue par Françoise Clermont-Tonnerre qui s’inspira de l’ornementation d’une chambre du château d’Ancy-le-Franc (1555), l’un des plus remarquables édifices de la Renaissance en France. Pour reconstituer les célèbres boiseries peintes de fleurs, de nombreux panneaux retrouvés dans les greniers du château français ont été utilisés. Les boiseries murales sont ainsi formées d’une centaine de petites panneaux figurant, chacun, une essence florale différente, peinte sur fond de vieil or patiné. A la base, sur des panneaux plus larges, sont peintes des corbeilles de fruits. Le lit à baldaquin date de 1627 (2).

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(1) ZECCHINON Alessandra, Le Château de Rixensart. Histoire et architecture, mémoire de licence, U.C.L. Louvain-la-Neuve, 1990.
(2) Ibid.
(3) L’appellation ‘monseigneur’ réfère ici à la fonction ecclésiastique remplie par le comte Frédéric Xavier de Merode. En effet, le terme de ‘monseigneur’ est donné aux simples prélats non-évêques de la cour papale. Les Merode ont obtenu le 25 avril 1930 l’autorisation de porter le titre de prince. Toutefois, n’étant pas issus d’une famille royale ou régnante, ils doivent être appelés simplement ‘prince’ et non ‘monseigneur’ (4)
(4) A.N.R.B., Usages et coutumes de la noblesse, Bruxelles 1983