1395 | Château du Prince Félix de Merode – Entrée de la cour d’honneur

1395. Entée de la cour d'honneur c JCR 0045.jpg

Après 1930 – Se trouvant dans l’avant-cour trapézoïdale du château de Rixensart, le visiteur fait face à la forte tour-porche, qui domine l’ensemble au milieu de la face Sud. Au centre de la tour, en-dessous de l’horloge en bois et fer forgé … un cadran solaire, « plaqué entre deux fenêtres à traverse du second niveau. Il a été récemment restauré », écrit Alessandra Zecchinon en 1990 (VI).

Le Cercle d’Histoire de Rixensart explique : « Il n’y a pas si longtemps (XVIIe au XIXe siècle), les cadrans solaires constituaient le seul moyen de connaître l’heure. Toutes les villes, tous les villages, possédaient leurs cadrans solaires. Les activités humaines étaient réglées par la course lente du soleil dans le ciel. Et peu importait qu’il soit midi (solaire) à Bullange (près de Malmédy) alors qu’il n’était que 11 h 44m sur un cadran situé à la Panne ! La technologie des horloges se développa et donna lieu à l’apparition des horloges monumentales qu’on trouve sur les églises, les tours des châteaux (comme sur celle du château de Rixensart). Mais … la finition des pièces était loin d’être parfaite et il n’était pas rare que ces horloges connussent des écarts importants sur une seule journée. Il fallait donc les remettre régulièrement à l’heure … grâce au cadran solaire qui, lui, ne se déréglait pas ! Ce qui explique leur présence au-dessus, ou au-dessous, de nombreuses horloges monumentales (voyez château de Rixensart). Ces horloges indiquaient encore le temps local.

Mais le développement des transports fit sentir le besoin d’un temps uniforme et identique pour tout le pays. Avec l’avènement du télégraphe il devenait possible de donner instantanément l’heure exacte partout.

Les horloges furent alors réglées sur le temps légal dont la référence est celle de Greenwich.

Les progrès technologiques de l’industrie horlogère et l’introduction de l’heure légale consacrèrent le déclin du cadran solaire.

Mais la nostalgie que nous éprouvons en face d’un cadran solaire ne doit pas nous faire oublier qu’il s’agit d’un instrument scientifique de mesure du temps qui fait partie intégrante de notre patrimoine ».

CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | L’ombre du temps qui passe

rixensart,château de rixensart

3.2015 © Monique D’haeyere