Les Roches Fleuries et son jardin alpino-japonais

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Villa ‘Les Roches Fleuries’, avenue des Combattants 140 à Genval
coll. Universiteitsbibliotheek Gent

Le coteau qui s’incline vers la Lasne, à gauche en montant la rue, bénéficie d’un ensoleillement maximal et est protégé des vents d’ouest. Le fait que cet endroit portait anciennement le nom de ‘la coulture à la vigne’ laisse supposer que le Genval des temps révolus comptait des vignerons parmi ses habitants et connaissait le temps des vendanges. Cette particularité n’avait pas échappé à une personnalité aussi étrange qu’attachante, Ernest Van den Broeck (1852-1932), éminent géologue-hydrologue mondialement connu et Conservateur honoraire du Musée Royal d’Histoire Naturelle (1).

1910/1930 coll. Ugent ↔ septembre 2015 © Monique D’haeyere

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Villa ‘Les Roches Fleuries'(côté jardin), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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La vue était superbe, face aux collines du Glain et du Bourgeois, plongeant sur le val et la Grande Bruyère, limitée seulement par les hauteurs de Champles et de Chapelle Saint-Lambert. Pour Ernest Van den Broeck, c’est plus qu’une seconde résidence, c’était un lieu privilégié où il pouvait donner libre cours à son amour des plantes, y tester ses essais de culture et en tirer des analyses scientifiques (2).

Emile Alost, jardinier aux ‘Roches Fleuries’, y avait recensé avant 1927 42 espèces d’oiseaux, dont la moitié y faisaient leur nid (3).

  • ca 1913 | Dans le jardin, on retrouve une falaise en calcaire de la Meuse immédiatement après la plantation (coll. UGent).
  • ca 1931 | Le pavillon, le pont, le Torii, au-dessous du chemin creux. A droite, la Lanterne de neige; à gauche épanouissement de Glycines à longues grappes (coll. CHR) (4)
  • ca 1931 | La Lanterne sanctuaire, gardée par deux Lions de Corée (coll. CHR) (5)

A l’occasion de la « Fête des Combattants et du vignoble », ce jardin alpino-japonais sera ouvert aux visiteurs le dimanche 16 juin 2019, de 10h à 11h (avenue des Combattants 140 à 1332 Genval)


(1) GUINET C. (ingénieur horticole), Le jardin des Roches Fleuries à Genval, in La Terre et la Vie, pp. 220 à 229, 1931
(2) STEENBRUGGEN Geneviève, Spécial Alpino-Japonais, in Chroniques CHR, p. 1, avril 1994
(3) Ibid.
(4) GUINET C., Le jardin des Roches Fleuries à Genval, in La Terre et la Vie, 1931
(5) Ibid.

Deux pigeonniers rosiérois, petit patrimoine wallon ?

Pigeonnier rue du Curé rue de la Chapelle aux Prés à Rosières 6.2019 © Annick Dedobbeleer B

2019 | Le pigeonnier situé au coin de la rue du Curé et de la rue de la Chapelle aux Prés © Annick Dedobbeleer

Rue du Bois du Bosquet colombier Rosières 2.2019 © Annick Dedobbeleer 0

2019 | Le pigeonnier de la rue du Bois du Bosquet © Annick Dedobbeleer

Situé au 38 de la rue du Bois du Bosquet à Rosières, ce pigeonnier hors du temps, dont la tour rappelle plutôt une architecture néo-Renaissance, repose sur un bâtiment de style ‘late Art Déco de type paquebot’ dont on peut estimer la construction entre 1930 et 1940, commente Annick Dedobbeleer.

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2010 & 2014 © Eric de Séjournet
2017 © Monique D’haeyere
2019 © Annick Dedobbeleer

PETIT PATRIMOINE POPULAIRE

Depuis le 1er juin 2019, le nouveau Code wallon du Patrimoine est entré en vigueur … pour plus d’efficacité, de souplesse et d’ouverture dans un souci d’articulation avec le nouveau Code du Développement territorial. Pour la Wallonie, l’avenir du patrimoine est essentiel pour tous, pour des raisons culturelles, sociétales, économiques, et comme l’expression la plus visible de notre sentiment d’appartenance à notre région. Le patrimoine est créateur de liens, le témoignage de valeurs que nous partageons et l’expression la plus durable de l’environnement où nous vivons.

Le petit patrimoine populaire wallon est également concerné. Définition : les petits éléments non classés du patrimoine qui sont reconnus par le Gouvernement comme présentant un intérêt patrimonial, qui sont visibles depuis l’espace public ou accessibles au public, et qui servent de référence à une population locale ou qui contribuent à son sentiment d’appartenance.

Le petit patrimoine populaire qui maille notre région constitue autant de points d’intérêt et de repères pour tous. C’est pourquoi la Wallonie souhaite encourager sa protection. Composés d’éléments plus modestes mais bien présents dans le quotidien de tous, ce petit patrimoine populaire peut bénéficier de subventions destinées à le conserver et à entretenir le sentiment d’appartenance de la population locale.

Un des 17 thèmes du petit patrimoine populaire wallon concerne les biens relatifs à la faune, la flore et aux minéraux. Il s’agit des nichoirs, pigeonniers, colombiers, poulaillers, volières publiques, canardières, pédiluves. serres, pergolas, murs de jardins clos, murs en pierres sèches.

En savoir plus sur les subsides > Agence wallonne du patrimoine

Jardin de la Hêtraie et son arche brisée

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1933 | Jardin de la Hêtraie (1), coll. Jean-Claude Renier

Le fondateur de Genval-les-Eaux … ce fut l’avocat Gustave Smets- Mondez (1861-1938). Il a eu une influence phénoménale sur Genval. Le quartier de Maubroux, la gare, la rue du Cerf, c’est lui. Il a tout fait creuser pour exploiter ses sablières. C’était un véritable homme d’affaires. Initié à la franc-maçonnerie en 1904, il créa en 1913 sa propre loge à Genval sous l’égide du Grand Prieuré d’Helvétie. Il l’installa dans sa propriété de la Hêtraie (juste derrière le château du lac). C’est de là qu’est venue la légende selon laquelle le château aurait été inspiré d’une construction maçonnique. De cette présence maçonnique, il reste peu de chose si ce n’est le chemin du Grand Prieuré ainsi qu’une arche brisée (2).

L'arche brisée Jardin de la Hêtraie Genval

L’arche brisée du Jardin de la Hêtraie

2013 © Monique D’haeyere + 2008 © Eric de Séjournet


(1) situé dans l’actuelle avenue Herbert Hoover
(2) MEUWISSEN Eric, Roger Ghyssens raconte l’histoire de Genval-les-Eaux, in Le Soir, 29 novembre 2003

 

La Sablonnière, terrain de jeu des ‘Bourjwettis’ et des ‘Glaintis’

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1920/1930 | La Sablonnière au Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

Jouxtant la Grande Bruyère, la Sablonnière du Glain se situait à l’endroit où fut tracée la route Provinciale, aujourd’hui dénommée l’avenue Franklin Roosevelt.

Vers 1910 naquît le projet de relier La Hulpe à Villers-la-Ville. Les premiers travaux débutèrent pendant la guerre 1914-1918 afin d’occuper les chômeurs. Un grand déblai fut creusé dans la bruyère du Glain dont le sable était transporté vers les Papeteries de Genval. Cet embryon de l’avenue Franklin Roosevelt restera à l’état de sentier et de déblai, entre la papeterie et l’avenue Jean Rosy, jusqu’au début des années cinquante (1).

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1920/1930 | La Sablonnière au Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

L’étendue de la bruyère et la profonde saignée sablonneuse pratiquée dans son flanc étaient le terrain de jeux idéal pour les gamins des années vingt et trente. Tour à tour Sahara, Far-West, Abyssinie, steppe sibérienne, ou Sierra espagnole, la bruyère était le cadre de jeux inspirés du dernier film passé au cinéma du village, d’un livre lu par l’un ou l’autre ou de l’actualité. Le site était adapté aux circonstances et aux lieux les plus divers. Non seulement plaine de jeux, la bruyère devenait parfois champ de bataille. Des gamins descendant la rue des Cailloux les ‘bourjwettis’ (ceux du Bourgeois), attaquaient à coups de cailloux les ‘glaintis’ (ceux du Glain), qui estimaient devoir défendre leur territoire. Généralement cela se terminait par une charge vociférante de ‘glaintis’ qui repoussaient l’adversaire en moulinant du bâton. Les éclopés étaient soignés à la source Jean Rosy, fontaine de la Grande Bruyère ou encore fontaine de la Taillette, au bas de la colline. Près de la fontaine, des eaux ferrugineuses sourdaient, raconte Paul Buffin (2).

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1938 | La Sablonnière du Glain, coll. Jean-Louis Lebrun

De gauche à droite sur la photo : Robert Wery, Emile Boucher et Edmond Linchamps (témoignage de la grand-mère Urbain) (3). Debout à droite, Edmond Linchamps (parrain de l’enfant du même nom). Il tenait une épicerie au coin de la rue du Meunier (Croy) et de la rue neuve (Deceuster).


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) Les feuillets historiques N°11, D’un siècle à l’autre, mai 1997

Rond-point Yvonne Londoz

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1990 | Rond-point Yvonne Londoz (1), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Carrefour des Papeteries, vu depuis la Colline du Glain (rue de Rixensart, avenues Albert Ier/Franklin Roosevelt) avant la création du rond-point Yvonne Londoz.

1990 © Josette Verbois-Thonnard ↔ 2015 © Monique D’haeyere

février 2010 © Monique D’haeyere ↔ avril 2015 © Monique D’haeyere

Le rond-point Yvonne Londoz et la ‘dernière double perche couverte en activité en Wallonie’.


→ RÉTRO RIXENSARTLa Perche couverte, de la construction au classement


(1) Entrée au Conseil communal de Genval en 1964, Yvonne Londoz devint échevin du ‘Grand Rixensart’ lors de la fusion des communes en 1976. Dès cette époque, ses attributions furent les affaires sociales, la famille, le logement, le 3e âge auxquelles s’ajouta, en 1983, la Régie foncière communale (2).
(2) Rixensart Info 123, p. 24, octobre 1991

Square de la Résistance, liberté et paix

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décembre 2012 | Square de la Résistance à Rixensart © Christian Petit

Cette stèle porte l’inscription ‘1940-1945 12me ET 15me BATAILLON DE FUSILIERS RESISTANCE LIBERTE PAIX’.

La frondaison des arbres vous cache les ailes du vieux moulin, c’est le message lancé le 1er juin 1944 par la BBC (1), ‘le’ signal qu’attendait l’Armée Secrète (2) pour entrer en action en Belgique. Le gouvernement belge avait prévu de lever sur les territoires libérés des troupes qui, après une formation accélérée, seraient mises à la disposition des commandements britannique et américain. En effet, depuis plusieurs années, les esprits étaient préparés à répondre à une telle éventualité (…), les mouvements de résistance à l’occupant étant alimentés par l’afflux dans la clandestinité de travailleurs requis par les Allemands pour remplacer dans leur pays les ouvriers mobilisés (…). 53.700 volontaires de guerre furent recrutés en 1944 et 1945 (3).

Dès la Libération, des bataillons de Fusiliers (4) furent donc constitués qui, après une instruction accélérée, furent mis à la disposition des Alliés (…) pour sécuriser les vastes régions non explorées par les blindés américains. Nettoyage de bois et capture de prisonniers sont leur tâche quotidienne (5).

Parmi ces bataillons belges figuraient les 12e et 15e Bataillons de Fusiliers. Le premier fut créé le 11 décembre 1944 à Charleroi et affecté à la 1ère Armée américaine. Quant au second, il se forma le 12 janvier 1945 à Champion et fut affecté à la 9ème Armée américaine.

Notons un épisode que certains Rixensartois devraient se rappeler. Fin août 1945, la mission en Allemagne d’un autre bataillon de Fusiliers, le 20e, toucha à sa fin. Cette unité fut relevée le 9 septembre 1945 dans la région d’Oderberg, sur la rive droite du Rhin par la 2e Brigade ‘Yser’ et rentra en Belgique.

Ce 20e Bataillon de Fusiliers fut cantonné dans le Brabant Wallon : l’Etat Major et les 4e et 5e Compagnies à Genval, les autres compagnies à La Hulpe, Rixensart et Bourgeois pour instruction à la ‘Battle School’. On y forma les premiers sergents (…). Le 5 novembre 1945, le 20e Bataillon fit mouvement vers Bruxelles, à la caserne Saint-Jean, boulevard du Botanique, où il fut notamment chargé de la garde du Palais Royal (6). Ce bataillon fut dissout le 8 décembre 1945.

Quant aux 12e et 15e Bataillons de Fusiliers, ils furent dissouts le 10 octobre 1945 et le 28 février 1946.

Square de la Résistance 2.2018 © Monique D'haeyere

février 2018 © Monique D’haeyere


(1) BERNARD Henri, L’armée secrète 1940-1944, UFAS, Ed. Duculot, Gembloux, septembre 1986, p. 94 et 183
(2) de SÉJOURNET Eric, L’été ’44 des Coenraets, in Rétro Rixensart, 15 août 2017
(3) GENNART Paul, Les volontaires de guerre belges de la Libération
(4) Un bataillon de Fusiliers comprenait un état-major, une compagnie d’état-major et cinq compagnies de fusiliers. Les bataillons de Fusiliers étaient intégrés par trois dans une Brigade et étaient placés sous contrôle opérationnel des Alliés. Chaque bataillon était composé de 801 hommes (28 officiers, dont 1 aumônier, 104 sous-officiers et 669 caporaux et soldats).
(5) BACHY Pierre,Le 20e Bataillon de Fusiliers
(6) Ibid.

 

Station d’épuration d’eau, rue de Tombeek

Station d'épuration de Rosières coll. Monique D'haeyere

rue de Tombeek à Rosières coll. Monique D’haeyere

L’implantation de la station d’épuration de la vallée de la Lasne fit l’objet d’une enquête publique qui se clôtura le 29 octobre 1975. Répondant au vœu du Conseil et à la pétition signée par de nombreux Rosiérois, c’est finalement au-delà du Domaine du Beauséant, à la limite avec Overijse/Tombeek que l’I.B.W. projeta d’implanter la station. Le Collège reçut les remarques des personnes intéressées et émit un avis favorable mais conditionné, notamment par la plantation abondante d’arbres et de basses tiges, à feuillage caduc et persistant à front de la rue de Tombeek, de manière à dissimuler au maximum les installations (1).

Le 29 mai 1984 eut lieu l’inauguration de la station d’épuration de la vallée de la Lasne, établie sur une superficie de 7 ha à Rosières. Les travaux du premier tronçon du collecteur de la Lasne avaient commencé en 1972, ceux de la station d’épuration en 1980. Il s’agit d’un investissement de l’ordre d’un milliard de francs (550 millions pour la station d’épuration et 425 millions pour les collecteurs, une longueur actuelle de 17 km). Les collecteurs drainent les eaux usées d’une zone de 4.000 ha, habitée par 36.000 personnes. 19 km de collecteurs de moindre section doivent encore être réalisés en amont (investissement : 300 millions). La station d’épuration est complètement automatisée. Epurées par un traitement physique complété par un autre, biologique, les eaux usées sont rejetées à la Lasne. Après un traitement complexe, les boues résultant de l’épuration doivent, elles, être brûlées dans le four d’incinération de Wavre. La station d’épuration peut traiter les eaux usées de 126.000 équivalents/habitants (2).

Rétro Rixensart lance un appel afin de retrouver des photographies prises lors des travaux et de l’inauguration de la station d’épuration.


(1) Syndicat d’Initiative Rosières Saint-André, Périodique N° 3 de novembre-décembre 1975, adressé ‘A tout Rosièrois de naissance ou de cœur’, Editeur responsable R. Deweer, avenue de la Sapinière 17 à 1331 Rosières.
(2) Rixensart Info 66, Une station d’épuration pour la vallée de la Lasne, août-septembre 1984, p. 24

Le Trèfle à Quatre, copie du Rütli

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1906 | Le Trèfle à Quatre, coll. Anne-Marie Delvaux

A l’image du Rütli, situé en Suisse au bord du lac des Quatre cantons (1), ce chalet est la première des ‘copies’ réalisées dans le parc de Genval-les-Eaux. Construit sur la colline, au-dessus du bâtiment d’embouteillage initial, il devint le restaurant ‘Le Trèfle à Quatre’ apprécié, paraît-il, par Léopold II (2).

Chalet du Rütli à Genval-les-Eaux

La maison à gauche du ‘Rütli’ a également traversé le XXe siècle.

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Le Trèfle à Quatre à Genval
1906 – 1920 | coll. Anne-Marie Delvaux, Francis Broche & Michel Nauwelaers

Construit dans la plus pure tradition des chalets suisses, ce restaurant doit sa curieuse enseigne à l’emblème de l’eau de Genval : le trèfle à quatre feuilles’ (3).

1906 et passim | coll. Francis Broche et Anne-Marie Delvaux

Ce chalet reçut comme fondation des grottes dans lesquelles jadis on conservait la glace (3).

coll. Jean-Claude Renier ↔ 2015 © Monique D’haeyere


(1) Le Rütli (ou Grütli) est le nom d’une pairie faisant partie des mythes fondateurs de la Suisse. Considérée comme monument national, elle se situe au bord du lac des Quatre cantons (Dictionnaire historique de la Suisse)
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(4) DEMULLANDER Jean, Le Lac de Genval, Fédération Touristique du Brabant, 1970

Fête au village

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23/24 mai 1992 | Place de la Vieille Taille © Monique D’haeyere

Le week-end des 23 et 24 mai 1992, l’Association des commerçants de Rixensart organisa une fête sur la Place de la Vieille Taille, se souvient Monique D’haeyere, ancienne maître-nageuse de la Piscine communale de Rixensart. La fête au village fut entre autres animée par un groupe péruvien Meliodas del Pura Sillustani et un feu d’artifice. Très spectaculaire fut le baptême en montgolfière auquel j’ai pu participer grâce à un prix gagné à la tombola .

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23/24 mai 1992 | Fête au village © Monique D’haeyere

 

Forge de Rosières, extinction des feux

23. Forge de Rosières (rue de La Hulpe 17) © Hommes et Patrimoine
années ’80 | ancienne Forge de Rosières © Hommes et Patrimoine

Dans les villages d’autrefois, centrés sur l’exploitation agricole, le maréchal-ferrant occupait une fonction importante. Si, plusieurs fois par an, il ferrait les chevaux des fermes avoisinantes, il était aussi chargé de la fabrication et, surtout, de la réparation d’outils de toutes sortes, appartenant à tout un chacun. 

A Rosières, la famille Thomas exerça ce métier durant près de deux siècles et cinq générations de ‘marchaux’ se succédèrent dans la forge située rue de La Hulpe 17, ensuite rue de l’Eglise. Cette dernière disparut en 1976 pour faire place au parking (1).

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1995 | Ancienne forge, après rénovation du mur, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

La plus ancienne, située à proximité de l’Ecole maternelle, fut acquise par la commune en 1980. Elle conserva le ‘travail’ qui permettait au forgeron d’effectuer son ouvrage en toute sécurité. Les chevaux étaient, en effet, maintenus par des sangles et bloqués par des chaînes, dans un cadre spécialement conçu en madriers de forte section.

La forge de Rosières offrit la particularité, assez rare, de posséder un ‘travail’ ou ‘travail à ferrer’ installé mi-partie à l’intérieur, mi-partie à l’extérieur du bâtiment, la porte de la forge se situant sensiblement à la moitié du bâtiment, celui-ci était donc partiellement visible de la route (2).

2009 © Eric de Séjournet ↔ août 2015 © Christian Petit

En 2014, la ruine de la Forge de Rosières fit place nette pour permettre l’extension de l’Ecole Communale de Rosières.


(1) Cercle d’Histoire de Rixensart, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(2) Ibid.

Rue Dyna Beumer, jadis rue de la Cure

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1920 | Rue Dyna Beumer (Coin Perdu), vue à partir de Leur Abri (1), coll. Francis Broche 

Jadis rue de la Cure, la rue Dyna Beumer à Bourgeois doit son nom à la célèbre cantatrice Dyna Beumer, née à Bruxelles en 1856, qui y habita au n° 6, la villa ‘Les Lilas’ (2). Elle fit un triomphe à sa sortie du conservatoire en 1876. Sa carrière de cantatrice fut brillante et elle fit entendre sa voix dans les grandes capitales du monde entier (3).

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Villa ‘Les Lilas’. Dyna Beumer y mourut en 1934, coll. Jean-Claude Renier

190520 Rue Dyna Beumer villa Les Lilas © Monique D'haeyere

février 2016 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Dyna Beumer, diva de Bourgeois


(1) espace actuellement occupé par le ‘Tennis Club Leur Abri’
(2) villa également dénommée ‘Bon accueil’
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Trois églises dédiées à Saint-Sixte (I)

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2000 | Église Saint-Sixte, coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart 

La troisième église Saint-Sixte est une construction contemporaine de 1979, bâtie sur les plans des architectes liégeois A. et J. Beaufays, à l’emplacement d’une église précédente qui avait été construite un siècle auparavant. Cette dernière remplaçait elle-même d’autres édifices successifs, toujours dédiés au saint patron, mais localisés à un autre endroit. L’église actuelle, érigée en brique et béton, est relativement discrète dans sa volumétrie extérieure ; seule une croix légère mentionne la destination du lieu. Assez bas, l’édifice occupe un terrain en pente. L’intérieur se caractérise par la prouesse technique pour la structure de la salle d’assemblée, presque en hémicycle : cinq longues poutres, de 24 mètres, sont portées chacune par un pilier à une extrémité et convergent vers une unique colonne située derrière l’autel (1).

Le nouvel édifice en briques, résolument moderne, fut inauguré le 18 mai 1980 (2).

« La convergence des poutres au-dessus de l’autel nous aide à porter notre prière vers le lieu saint » (cfr Curé Norbert Gorissen, lors de la messe de Noël qui a suivi l’inauguration de l’église)(3).

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avril 2013  © Monique D’haeyere


→ PAROISSE SAINT-SIXTE | Les trois églises Saint-Sixte
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Saint-Sixte


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(2) PAROISSE SAINT-SIXTE, Les trois églises Saint-Sixte
(3) Ibid.

Villa Franco-Belge, avenue du Rond-Point

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vers 1930 | Villa Franco-Belge à l’angle de l’avenue du Rond-Point (1) et de l’avenue des Sept Bonniers à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier 

ca 1930 ↔ 2013 © Eric de Séjournet

264B. Avenue du Rond Point © Cedric Muscat.du Rond Point

Coté ouest (av des Sept Bonniers) 2012 © Cedric Muscat


(1) L’avenue du Rond-Point n’a d’autre caractéristique que de ne pas arriver au Rond-Point (2).
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Genval, les pieds dans l’eau

PAPETERIES DE GENVAL

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15 mai 2009 | La Lasne sort de son lit aux Papeteries de Genval © Eric de Séjournet

Dans la nuit du 14 au 15 mai 2009, de pluies violentes se sont abattues sur le Brabant wallon et la région de Rixensart. A Genval, le lac a débordé et le parking des papeteries de Genval s’est rempli comme une piscine (1).

15 mai 2009 | Les Papeteries de Genval, les pieds dans l’eau © Eric de Séjournet et Christian Petit

« L’orage du siècle ? » se demande Le Soir (2). « Aux anciennes Papeteries de Genval, on a dégusté (….). À Genval, les précipitations les plus abondantes sont apparues vers 0 h 30. ‘À 2 heures, c’était un lac’, témoigne Marcel Symens, le propriétaire du magasin ‘Symens Cyclos Services’. ‘Les gens qui étaient sur place n’ont rien pu faire’. Ou sauver si peu, 30 % pour les locataires du magasin Sport Factor », écrit Michael Chalklin. « Installé là depuis 1991, Marcel Symens est l’un des commerçants pionniers du site. Il vend des vélos (aussi électriques), des vélomoteurs et des scooters. Il y a eu jusqu’à 1,22 mètre d’eau et de boue dans le magasin ».

« Quelles sont les causes de ces inondations ? » se demande le journaliste. « L’entretien des cours d’eau relève de la commune, de la Province ou de la Région selon la taille et le débit. Aux Papeteries, il est du ressort de la Province. « Il y a une inspection annuelle, précise Marc Mauclet, directeur du service de la voirie et des cours d’eau non navigables. On procède à l’entretien selon les embâcles. »

La remise à ciel ouvert de la Lasne devrait mettre le site à l’abri de tels débordements. Le Bourgmestre ainsi que l’échevin des Travaux en sont persuadés (2).

DÉBORDEMENT DU LAC DE GENVAL

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15 mai 2009 © Eric de Séjournet

En raison de fortes pluies survenues le 14 mai 2009, le lac de Genval a débordé. Les rues avoisinantes ont été envahies par la boue, inondant caves et maisons ainsi que les papeteries et les grands magasins ! Une situation exceptionnelle, du jamais vu de mémoire d’homme, raconte Viviane Quittelier sur son blog.

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15 mai 2009 © Monique D’haeyere

C’est le genre de risques que l’on rencontre tous les cent ans, estime le bourgmestre Jean Vanderbecken. Et de citer le restaurant La Laguna au lac de Genval où l’on met des repères pour chaque inondation. Le bâtiment date de 1906. Le premier trait remonte à 1911. Celui de 1934 lui est supérieur, celui de 1956 dépasse le précédent. Et celui de 2009 est supérieur à celui de 1956 de 80 cm ! (3)

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15 mai 2009 | Inondations au lac de Genval © Julien Vanderweerden

VALLÉE DE LA MAZERINE

Inondations à Genval 15.5.2009 © Julien Vanderweerden 4

15 mai 2009 | La Mazerine est également sortie de son lit © Julien Vanderweerden


→ TV5 MONDE | Inondations à Rixensart, RTBF ’13 heures’ du 15 mai 2009


(1) RTBF Radio du 15 mai 2009
(2) CHALKLIN Michael, Genval devrait un jour être à l’abri de la Lasne, in Le Soir, 19 mai 2009
(3) Ibid.

Eglise Sainte-Croix, tertio

f9667-1122345777-4-1Le 6 juin 1937, la deuxième église Sainte-Croix fut presque complètement détruite par un incendie (1). Selon un témoignage de l’époque, il ne resta plus « qu’une tour calcinée et des murs noircis ». Pendant la reconstruction, la messe fut célébrée dans la Salle des Œuvres du château (2).

L'Eglise c Anne-Marie Delvaux

Eglise Sainte-Croix, troisième du nom, coll. Anne-Marie Delvaux

La nouvelle église, l’actuelle, fut reconstruite en 1937 en style néo-traditionnel. La façade, au pignon triangulaire, n’est pas sans rappeler celle de la chapelle castrale (d’avant 1912) même si un porche l’accentue davantage (3). Quant au bâtiment en brique et calcaire gréseux sous des toitures d’ardoise il s’intègre bien à l’ensemble castral du XVIIe siècle (4).

Le 20 mai 1938, le cardinal Van Roey bénit la nouvelle église et baptisa les cloches Eva (marraine : Madame Lucien Dessy; parrain : Docteur Lucien Dessy, bourgmestre de Rixensart) et Amélie (marraine : comtesse Hermann de Merode; parrain : monseigneur prince Xavier de Merode.

Intérieur de l’église Sainte-Croix, coll. Jean-Claude Renier ↔ 2016 © Monique D’haeyere

Garnie d’un joli clocheton à bulbe, respectant l’esthétique du château contigu, elle possède un plafond en bois verni. Elle renferme des tableaux des XVIe et XVIIIe siècles, ainsi qu’un sarcophage de style florentin. A signaler spécialement, dans le côté gauche du transept, une châsse vitrée dans laquelle reposent les restes d’une jeune chrétienne dont les ossements, sous une reconstruction humaine en cire, ne sont plus visibles qu’à la plante des pieds. Aucune inscription ne se lit sur cette châsse, mais la tradition prétend qu’elle contient les restes de sainte Florentine qui aurait été égorgée par son père parce qu’elle voulait être chrétienne. C’est le pape Pie IX qui fit don de cette relique à la comtesse Thérèse de Merode. Dans le côté droit du transept, un vitrail en œil-de-bœuf représente des armoiries en dessous desquelles se lit l’inscription : Si omnes ego non; cette devise se traduit comme suit : Si tous t’ont renié, moi pas et rappelle l’attachement du comte de Clermont-Tonnerre au pape Calixte II au cours de la Querelle des Investitures (XIIe siècle) (5).

La tribune seigneuriale de 1723 aménagée dans le chœur subsiste toujours (6).

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Eglise Sainte-Croix, coll. Jean-Claude Renier, coll. Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Monique D’haeyere


→ UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART Histoire de l’église Sainte-Croix
→ OBJECTIF RIXENSART | Eglise Sainte-Croix


(1) UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART | Histoire de l’église Sainte-Croix
(2) Cercle d’Histoire de Rixensart
(3) Ibid.
(4) WALLONIE PATRIMOINE AWAP, Inventaire du patrimoine culturel immobilier, 2010
(5) UNITÉ PASTORALE STE-CROIX-ST-ETIENNE (FROIDMONT) RIXENSART | Histoire de l’église Sainte-Croix
(6) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005

Un bombardier Lancaster s’écrase à Rixensart

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Le 11 mai 1944, vers une heure du matin, de retour d’un raid sur la gare de formation de Louvain (1), le bombardier Lancaster LL739 (2) piloté par Bruce Cunningham, s’écrasa dans le bas de l’avenue Léopold à Rixensart. Il fut abattu par un chasseur Messerschmitt. L’équipage eut la vie sauve grâce aux parachutes. Le pilote néo-zélandais tomba sur le toit du café ‘La Lanterne’ (ndlr. en 1996, l’agence de la SNCI), place de la Vieille Taille (3).

Un autre membre de l’équipage tomba sur le toit de la maison d’Henry Debroux, avenue de la Paix. Celui-ci aida l’aviateur à descendre de son perchoir et le confia ensuite à la Résistance. Selon Armande Naassens, fille d’Henry Debroux, ‘quelques mariées eurent pendant cette période de guerre leur robe de noces confectionnée dans la soie magnifique des parachutes, un cadeau qui était tombé du ciel’, souligne encore Paul Buffin (4). ‘Armande Naassens possède toujours une bague réalisée avec du métal provenant du Lancaster abattu’.

Reginald Brailsford (4) fut recueilli à sa chute par un résistant de l’Armée Secrète, Robert Ivens du 14 avenue Marie-Henriette à Rixensart. Il passa une nuit chez Mme Beaujean à l’avenue Maréchal Foch et fut conduit le 14 mai chez Eugène Cantillonau 34 rue de Pervyse à Etterbeek. Il fut alors hébergé dans le module de Fernand Verbeke pour Anne Brusselmans (5).

Crew (équipage) : Bruce Cunningham (pilot), Donald Albert Winterford (fligth engineer), Robert John Ramsey (navigator), Fred Brown (MU Gunner), Bleddyn Roberts (Rear Gunner), Reginald Brailsford (Bomb Aimer) et John Stone (WOP/Air)(6).

Lancaster MkII LL 739 coll. The Lincolnshire Aviation Heritage Centre, East Kirkby Airfield (www.lincsaviation.co.uk)

mai 1944 | L’épave du Lancaster LL739, Quartier Royal à Rixensart, coll. The Lincolnshire Aviation Heritage Centre, East Kirkby Airfield

TEMOIGNAGES & COMMENTAIRES

Roger Mélotte : Un bombardier anglais s’est écrasé dans le bois, près de l’avenue Fond Marie Monseu. Le bourgmestre Evrard m’avait demandé d’aller monter la garde près des débris de l’appareil avant que les Allemands viennent chercher les restes. Les Allemands sont venus avec des cercueils, croyant qu’il y avait des morts dans l’avion écrasé. Deux aviateurs avaient pu sauter de l’avion. Il y en avait un qui était tombé près de chez nous dans la prairie et l’autre était tombé sur le talus du déblai du chemin de fer. Sur ce dernier qui essayait de s’enfuir, les Allemands ont tiré et il fut touché. Les Allemands sont venus chez nous pour avoir une échelle et deux hommes pour transporter le blessé vers le café Motteu de l’avenue de Merode (il y avait aussi le café Buffin au coin de la place de la Veille taille et de l’avenue de Merode). Mon père, Emile, est parti avec Guillaume Syben, qui habitait juste à côté de chez nous. L’aviateur était un Néo-Zélandais et était blessé juste au-dessus du cœur. Guillaume avait demandé une cigarette aux Allemands, mais ceux-ci n’ont pas voulu lui en donner. On a du le calmer car Guillaume voulait frapper ceux-ci. Le blessé a été emmené en ambulance vers une clinique, mais le docteur Laermans de Rixensart, ayant consulté celui-ci, nous a déclaré plus tard qu’il ne survivrait pas à ses blessures. Nous n’avons plus eu de ses nouvelles. Nous avons eu le parachute d’un des pilotes et nous sommes allés le cacher dans une serre avec Guillaume. Ma mère en a eu une blouse en soie (7).

Marcelle Dupuis : Un parachute était bien tombé à hauteur de la rue Albertine. Du magnifique tissu, récupéré par les voisins ont permis la confection de blouses, robes et chemises.

Alexis AC : Selon un article du New Zealand Herald, Bruce Cunningham, le pilote du Lancaster abattu à Rixensart, est revenu à Rixensart en 1996. Un morceau de son parachute lui a d’ailleurs été rendu.

REPORTAGE

Alain Libert réalisa en 2013 un reportage video édité sur YouTube. C’est un vibrant hommage aux aviateurs alliés et aux personnes qui les ont secourus au péril de leur vie.

→ LIBERT Alain | Deux mariages et un parachute

Equipage du Lancaster LL739

L’équipage du Lancaster LL739 (posant devant un bombardier lourd Short Sterling), coll. International Bomber Command Centre


(1) Extrait du journal du Bomber Command : 126 Lancasters and 6 Mosquitos of Nos 3 and 8 Groups attacked the railway yards at Louvain near Rennes (?) but the main weight of the bombing hit the railway workshops and nearby storage buildings. 4 Lancasters lost
(2) Lancaster MkII  JI-M n° série LL739 du 514 Squadron
(3) BUFFIN Paul, Tombés du ciel, in Chroniques CHR N° 27, p.23, 3e trimestre 1996
(4) Ibid.
(5) Comete Kinship Belgium et Le réseau Comète
(6) Bomber Command Losses Vol.5 – W R. Chorley / The Bomber Command War Diary – M. Middlebrook, C. Everitt / Footsteps On The Sands Of Time – O. Clutton-Brock
514 Squadron – Lancaster II LL739 JI-M / Op. Leuven
The aircraft took off from Waterbeach to bomb railway yards and was shot up it is believed, by a Fw190 while leaving the target area. A fire started in the starboard inner engine and within seconds the entire wing was engulfed in flames. All baled out. P/O. Cunningham RNZAF landed on the roof of a cafe at Rixensart (Brabant) Belgium, while P/O. Winterford found himself on a nearby rail line where an alert German patrol thought they had caught a saboteur and before he could prove otherwise, he was shot in the leg. F/O. Ramsey and Sgt. Brown evaded capture for a while, but were eventually arrested by the Gestapo
(7) RENIER Jean-Claude, Témoignage de Roger Mélotte et de son épouse Andrée Bouchonville, enregistrement audio réalisé chez Roger Mélotte, Rixensart, 17 juillet 2011

Château de la Roseraie

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Château de la Roseraie à Rosières, coll. Philippe Godin

Reproduction réalisée pour les 20 ans de ‘Sports pour tous de l’Adeps’.

Lieu à identifier. Un lecteur de Rétro Rixensart avance qu’il pourrait s’agir de la bâtisse sise rue des Chariots n° 7 à Rosières, qui présente des similitudes architecturales.

Avenue n° 3, celle des Cormiers

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Les Villas dans Le Parc de Genval (voir photo-légende ci-après)

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avant 1914 | Avenue n° 3 (actuellement avenue des Cormiers) dans le Parc de Genval et vue sur la Villa Béatrix. Cette villa est aujourd’hui connue sous le nom de ‘La Fée du Lac’.


→ RÉTRO RIXENSART | Villa Béatrix, la fée du lac
→ OBJECTIF RIXENSART | Avenue des Cormiers

 

Villa Béatrix, la fée du lac

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Cette villa fut également appelée ‘La Tourelle’, nom qui lui fut attribué du fait d’une jolie petite tour qui domine le lac de Genval depuis l’angle des avenues des Cormiers et du Théâtre. Cette villa aurait été bâtie entre 1903 et 1906 (1). Elle est aujourd’hui connue sous le nom de ‘La Fée du Lac’.

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début du XXe siècle | Sur l’avant-plan, la villa Béatrix et sa superbe vue sur le lac de Genval. 

Originairement, ce bien avait appartenu à Marie Genonceaux qui avant son mariage avec Alfred Venet l’avait acquis le 30 avril 1924 d’Eugène Deville, menuisier-entrepreneur et son épouse Laurence Detiège, sans profession. Après le décès de son mari en 1954, Marie Genonceaux vendit la villa le 8 juillet 1960 à Gustavus-Emilius Nicaese, directeur de société (2), et à son épouse Yvonne Bil. Gustavus Nicaese décéda à Uccle le 23 juin 1974, en laissant comme héritiers réservataires ses deux enfants (3).

Catherine De Haene rapporte que c’est lors d’une promenade vers le lac que M. Nicaese découvrit La Tourelle, ou plutôt ce qui en restait, puisque la maison avait été complètement brulée (5) après la guerre par des habitants revanchards parce que la propriétaire y avait accueilli des officiers allemands qu’elle ‘promenait’ autour du lac dans un petit attelage. A cette époque, le terrain sur lequel la villa était bâtie se prolongeait jusqu’au lac. Plus tard, le terrain fut divisé en trois lots : dans le bas, à hauteur de l’avenue du Lac, une villa fut construite pour le fils Claude (6). Lors du décès soudain de son père, sa mère Yvonne (7) fit construire une petite villa avenue du Théâtre, juste en-dessous de La Tourelle, où elle vécut jusqu’il y a quelques années. A ce moment, La Tourelle fut ‘divisée’ en appartements et fortement abîmée.

Dans les années cinquante, cette maison fut abandonnée et pillée. Gamins, nous y jouions à l’insu de nos parents. C’était notre ‘maison abandonnée’ pleine de pièges dangereux … mais pleine de rêves pour des enfants de 7 à 10 ans, raconte Eddy Evras.

coll. Francis Broche ↔ fin années ’90 © Michel Wautot

Basile Koutsivitis et Catherine De Haene acquirent la villa Béatrix en 1989 et la firent rénover tout en remettant en valeur ses qualités de villa unifamiliale. Ils la rebaptisèrent ‘La Fée du Lac’, parce que, vue de l’autre rive, la tourelle de la villa leur rappelait une baguette de fée.

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octobre 2009 © Eric de Séjournet

En façade avant, un cartouche réalisé en mosaïque précise le nom de la maison, ainsi que sa date de construction ‘1902’. Il fut réalisée en 1994 par l’artiste grecque et amie du couple, Angeliki (dite Kelly) Mendrinou, et fait référence à la propriétaire et ses deux filles, toutes trois joueuses de flûte. Etant donné que M. Koutsivitis est grec, le couple choisit de repeindre les boiseries en ce bleu couramment utilisé dans les îles grecques.

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mars 2017 © Monique D’haeyere

Son architecture est aujourd’hui remarquablement mise en valeur par les peintures (…) renouvelées (8). La villa fut vendue en 2000 ou 2001 à un couple d’architectes, qui firent refaire les boiseries en leur donnant un petit caractère ‘Art Nouveau’.

→ OBJECTIF RIXENSART | La Fée du Lac


(1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(2) Gustave Emile Nicaese (1917-1974) fut directeur au journal ‘Het Laatste Nieuws’ et ‘Algemeen Directeur Stedelijk Onderwijs Gent’
(3) l’origine de cette propriété fut retracée sur base d’un acte notarié de 1989 (remerciements à Catherine De Haene, copropriétaire entre 1989 et 2000 de la villa ‘La Fée du Lac’). Selon Catherine De Haene, l’entrepreneur qui fit construire la villa Béatrix pour sa nièce en 1902, s’inspira d’un des châteaux du roi Louis II de Bavière, le Neuschwanstein.
(4) nouvel habillage observé en avril 2015
(5) « Après avoir été incendiée, la villa est restée vide … et du sous-sol (côté lac) on voyait le ciel. Il n’y avait que les murs qui avaient résisté, les chapes étant de bois. Petite anecdote à ce sujet : lorsqu’en 1989, j’ai voulu ‘réouvrir’ la baie vitrée du 3ème étage (côté lac), je suis encore tombée sur des murs totalement noircis, carbonisés » (cfr Catherine De Haene).
(6) Claude Nicaese (1945-2006)(9), qui avec Pascale Matthys ouvrit le 29 mars 1984 le ‘café-concert’ la ‘Clef de verre’ à Genval. Dès 1986, l’établissement fut agrandie pour devenir un ‘café-restaurant’.
(7) Yvonne Bil, dite Lolo (1917-2011), mère de Claude
(8) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(9) Rixensart Info n° 221, 2006

Avenue Marie-Henriette, d’Autriche

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vers 1933 | Un groupe de villas à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier (1)

Cette photo a été prise au début de l’avenue Marie-Henriette et de la rue du Monastère, précise Liliane Brion, ayant habité jusqu’en 2008 au n° 1 de l’avenue Marie-Henriette.

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avant 1937 | Avenue Marie-Henriette à Rixensart, coll. Jean-Claude Renier

Cette avenue fut ainsi dénommée en référence à la princesse Marie-Henriette d’Autriche (1836-1902), épouse du roi Léopold II. De cette union, quatre enfants : un fils, Léopold décédé à 10 ans, et trois filles Louise, Stéphanie et Clémentine.


(1) carte postale fut éditée par A. Delbrassinne-Marchal (Tabac, Cigares, Papeterie) – 13, rue de la Station à Rixensart.