Fond Jean Rosy, du moulin au Patch

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1923 | Fond Jean Rosy, vu à partir de l’actuelle rue des Cailloux en direction de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

Dans sa partie la plus basse, une source porte le nom Rosy, en référence à une vieille famille d’Ohain et du Bourgeois dont en 1875, un Jean-Baptiste fut adjudicataire pour la construction de l’église Saint-François-Xavier (1).

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Vue prise depuis la Sablonnière du Glain

Le ‘chemin du Moulin’ mène à Bourgeois. A gauche, la rue de la Taillette, suivie de la rue des Cailloux. Et, sur les hauteurs on devine le tracé de la rue du Moulin, qui sur la droite descend vers le Carpu dans la vallée de la Lasne.

Selon Popp, le ‘chemin du Moulin’ reliait le moulin de Genval au Patch. Il comprend la descente vers le moulin, mais aussi l’actuelle avenue Fond Jean Rosy et la rue Albert Croy. En 1910, il devint la rue du Meunier, dite aussi ‘el ruwale del mouni’ (la ruelle du meunier, en wallon).

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juin 2014 © Christian Petit

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1930 | Fond Jean Rosy, coll. Francis Broche

Le Fond Jean Rosy n’était qu’un coulant d’eau, un sentier en pente très forte, apprécié des enfants en temps de neige. On distingue à gauche le clocher de l’église Saint-François-Xavier de Bourgeois et, à droite,  la rue du Moulin.

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après 1959 | coll. Jean-Claude Renier

L’avenue Fond Jean Rosy construite en 1959 et prise en photo à partir de l’avenue Franklin Roosevelt (anciennement La Sablonnière).

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février 2016 © Monique D’haeyere

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1951 | Rue du Meunier, actuellement avenue Fond Jean Rosy, coll. Jean-Claude Renier

Sur les hauteurs, l’actuelle avenue Franklin Roosevelt; à droite, la rue des Cailloux.


→ OBJECTIF RIXENSART | Avenue Fond Jean Rosy


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Ferme du Prince, XVIIIe siècle

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1970/1980 | Ferme du Prince à Rosières (datée de 1736), coll. Monique D’haeyere

Ferme du Prince Rosières 7.2017 © Monique D'haeyere

juillet 2017 © Monique D’haeyere

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1985 | Ferme du Prince (dessin de Narcisse Poplemont),
coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

 

1990/1995| Ferme du Prince © Hommes et Patrimoine

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Hostellerie de la Ferme du Prince à Rosières,
coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

Monument Auguste Lannoye, à Genval et à Mont-Saint-Guibert

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15 août 1947 | Monument à Auguste Lannoye,
à l’époque rue de Rixensart, à l’entrée des Papeteries de Genval, coll. Fonds Lannoye

Après le décès d’Auguste Lannoye et à l’initiative du personnel et du Conseil d’administration des Papeteries, une double commande fut adressée au sculpteur Victor Rousseau (1865-1954). En se tournant vers cet artiste, les initiateurs du projet choisirent l’un des portraitistes les plus renommés du moment. Il était alors au sommet de son art. Ce ‘sculpteur d’âmes’, originaire de Feluy, figea par deux fois Auguste Lannoye dans le bronze pour l’éternité (1).

Ce monument érigé en mémoire d’ «AUGUSTE LANNOYE/1874 – 1938 / CREATEUR DES PAPETERIES DE GENVAL» fut coulé par la Compagnie des Bronzes (Bruxelles) et signé ‘Victor Rousseau 1939’. Il fut inauguré le 4 août 1945. Il repose sur un épais socle rectangulaire en calcaire bouchardé (2).

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1953 | Un groupe d’ecclésiastiques pose devant le monument commémoratif
coll. Fonds Lannoye

De droite à gauche, André de Walque, un des directeurs des Papeteries de Genval et l’Abbé Deward, curé de Bourgeois-Rixensart.

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3 octobre 1954 | Dépôt de fleurs au monument,
à l’occasion du Cinquantenaire des Papeteries, coll. Fonds Lannoye

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1965 | Excursion du Boerinnenbond à Genval, coll. Westhoek verbeeldt

Les dames du Boerinnenbond de Reningelst (3), – entité faisant partie de la ville de Poperinge, rendirent visite à l’usine de papier peint de Genval. Quarante-sept dames, accompagnées de leur vicaire, Josué Roets, posèrent devant le monument dédié à Auguste Lannoy, fondateur des Papeteries de Genval.

Aujourd’hui, le buste se trouve au centre de la Place des Trois Tilleuls à Genval.

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2009 | Place des Trois Tilleuls  © Francis Dominé
2010 | Place des Trois Tilleuls © Berna de Wilde
2016 | Vue sur la rue Auguste Lannoye © Monique D’haeyere

→ RÉTRO RIXENSART | Excursion du Boerinnenbond de Reningelst
→ OBJECTIF RIXENSART | Monument Auguste Lannoye

Buste d'Auguste Lannoye à Mont Saint-Guibert, à proximité du site des Papeteries 2011 © OllnuUn deuxième exemplaire de ce buste, de facture différente, était jusqu’en 2012 visible devant l’entrée de la Papeterie de Mont-Saint-Guibert (4).

Depuis le 18 juin 2019, ce buste orne la nouvelle place de la Papeterie à Mont-Saint-Guibert (5).


(1) Vincent Rousseau | Prix Godecharle 1890, Grand Prix de Rome 1911, Grand Prix des arts plastiques 1931, Prix des amis du Hainaut 1935, le sculpteur Victor Rousseau (1865-1954) ne donne plus le cours de sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles (1901-1919) qu’il a dirigée deux fois, entre 1919 et 1922, puis entre 1931 et 1935. Représentant actif de l’art wallon dont on cherche à cerner la définition tout au long des premières années du XXe siècle, le « Grand » Victor Rousseau a derrière lui une œuvre considérable, « sculptée » sur de nombreux chantiers et composée de multiples commandes officielles ou œuvres personnelles : chantier pharaonique du Palais de Justice de Bruxelles dans les années 1880, décoration du Pont de Fragnée à Liège, cour d’honneur de l’ancien château de Mariemont (Vers la Vie), Memorial in Gratitude à Londres.
(2) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(3) Westhoek verbeeldt
(4) Ollnu
(6) GOUVERNEUR Paul, La rue Auguste Lannoye, les Papeteries et le nouveau quartier, in ‘Mont-Saint-Guibert en ce temps-là’ n°24, octobre 2019

Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth, centre d’accueil

1 Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth ca 1914

1914 | Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth, situé dans le quartier du Plagniau

Créé par l’Oeuvre Nationale de l’Enfance (ONE), l’Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth hébergea des réfugiés français, au début de la guerre 1914-1918.

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Entrée de l’Institut, rue du Plagniau
coll. Monique D’haeyere, Jean-Louis Lebrun, Anne-Marie Delvaux

Oeuvre Nationale de l’Enfance cour intérieure,
coll. Anne-Marie Delvaux et Francis Broche

Avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Institut Sainte-Elisabeth, dirigé par Mlle Monchamp  abrita des fillettes nécessitant une éducation spéciale et du grand air (1).

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A la basse cour et château d’eau du Plagniau, coll. Jean-Louis Lebrun

Le 28/29 septembre 1991, l’ONE y inaugura une maison communale de l’enfance, en collaboration avec le Centre public d’aide sociale (CPAS) de Rixensart. But : faire face à la demande d’un milieu d’accueil (crèche, prégardenniat, etc.).

2011 + 2015 © Monique D’haeyere

Entouré d’un espace vert de 3,6 hectares, qui comporte un terrain de volley et un terrain de football, ce lieu abrite aujourd’hui le centre d’accueil pour demandeurs d’asile (2). Ce centre Fedasil (3) a ouvert ses portes à Rixensart le 1er avril 1997 (plus d’infos sur Visages de Rixensart).

Vues aériennes de l’Institut Sainte-Elisabeth
coll. Francis Broche
1938 coll. Benjamin Desurmont

→ RÉTRO RIXENSART | Institut Sainte-Elisabeth, intra muros
→ RÉTRO RIXENSART | Accueil des réfugiés français
→ OBJECTIF RIXENSART | Centre d’Accueil de Rixensart


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) SCANDELLA Fabienne, Rixensart : une « harmonie trop silencieuse », Les Belges francophones face aux demandeurs d’asile, dans la série Problèmes actuels concernant la cohésion sociale, p. 175 à 210, Academia Press 2004
(3) Fedasil : www.fedasil.be/Rixensart

Institut Sainte-Elisabeth, intra muros

Institut Médico Pédagogique Sainte-Elisabeth une classe

Une classe de l’Institut Saint-Elisabeth, rue du Plagniau à Rixensart, coll. Francis Broche

Créé par l’Oeuvre Nationale de l’Enfance (ONE), l’Institut Médico-Pédagogique Sainte-Elisabeth hébergea des fillettes nécessitant une éducation spéciale et du grand air (1).

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La salle de jeu et de gymnastique, coll. Francis Broche

Le tissage, coll. Francis Broche

Institut Médico Pédagogique Sainte-Elissbeth Le Laboratoire

Institut Médico Pédagogique Sainte-Elisabeth un dortoir

Un dortoir de l’Institut Sainte-Elisabeth

→ RÉTRO RIXENSART | Institut Médico-pédagogique Sainte-Elisabeth, lieu d’accueil (notice éditée prochainement)


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Avenue des Combattants 96 et ses sgraffites restaurés

Avenue des Combattants 96 Genval 10.2019 © Monique D'haeyere

6 octobre 2019 | Avenue des Combattants 96 à Genval © Monique D’haeyere

A front de rue, deux petites maisons mitoyennes remontant au premier quart du XXe siècle présentent quelques éléments Art nouveau. Sur une simple façade en brique ponctuée de bandeaux de ciment, il faut remarquer les linteaux au profil Art nouveau caractéristique, mais surtout les sgraffites de belle qualité, malheureusement fortement délavés (ndlr. commentaire datant de 2009), ornant les allèges de deux fenêtres de l’étage, ainsi que le panneau au-dessus du linteau de la fenêtre de gauche. Deux de ces sgraffites figurent des têtes féminines, vues de profil, dans un médaillon au riche décor stylisé. Le troisième sgraffite porte le millésime ‘1912’. L’un des sgraffite mentionne l’auteur du projet ‘P. CAUCHIE’ (1).

La maison sise au n° 96 est attribuée à l’architecte Maurice Lacroix. Elle fut édifiée en 1912 pour le photographe Léon Beyens (1877-1956), connu pour avoir pris de nombreuses vues de Genval.

Deux sgraffites du n° 96 ont été superbement restaurés par Christian de Castellane, une belle initiative privée de sauvegarde du patrimoine, fêtée le 6 octobre 2019.

Avenue des Combattants 96 Genval sgraffites 10.2019 © Monique D'haeyere (1)Avenue des Combattants 96 Genval sgraffites B 10.2019 © Monique D'haeyere (1)

6 octobre 2019 © Monique D’haeyere


(1) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 1er octobre 2009

Chapelle castrale Sainte-Croix (I)

1B Eglise Sainte-Croix 1905 coll Jean-Claude Renier

1905 | Chapelle castrale, coll. Jean-Claude Renier

Au XIIIe siècle, les seigneurs de Rixensart assumaient l’entretien de l’église castrale qui relevait de la paroisse de Limal. Les lieux étaient consacrés à la sainte Croix, en l’honneur d’une relique ramenée des croisades. Cette église fut incendiée avec le château en 1668 et 1678 (1).

Jouxtant le château de Rixensart, cette ancienne chapelle castrale fut reconstruite, selon Paul et Marie Dubuisson, avant 1711; elle remplaça un sanctuaire plus ancien détruit par le feu (2).

1903 | L’église de Rixensart, coll. Imelda De Thaey ↔ 2011 © Monique D’haeyere

En date du 2 octobre 1807, la chapelle castrale fut remise à bail à la Commune avec tous les ornements et mobilier, pour servir d’église paroissiale, moyennant un loyer annuel de cinquante francs qui ne fut jamais exigé depuis, et abandonnée à la Commune d’abord, puis à la Fabrique de l’église (3).

1 Neuf Tilleuls Eglise et Ferme de la Basse-Cour 149 1906 coll Martin JCR

1906 | Eglise et Ferme de la Basse-Cour, coll. Jean-Claude Renier

Après le concordat (4), et quoique la famille de Merode en ait conservé la propriété, la chapelle Sainte-Croix de Rixensart (en 1873 de l’Exaltation de la Sainte-Croix, avec saint Célestin pour patron secondaire) fut érigée en succursale de la cure de La Hulpe et a, depuis, été réunie au doyenné de Wavre (5).

En 1835, l’édifice consistait en une courte nef renaissance, le chœur s’ouvrant dans un vestibule du château (6).

Ainsi que confirment les archives du château, en 1834, la nef fut allongée. Et, en 1850 et en 1855, deux croisillons furent ajoutés à l’édifice lui conférant ainsi une forme de croix latine, écrit Colette Pinson (7).

entre 1906 et 1908 | L’Eglise, coll. Jean-Claude Renier

L’arbre planté au centre du parvis mérite attention. S’agit-il …

  • d’un Meyboom ? La tradition de « l’arbre de mai » est un rite de fécondité lié au retour de la frondaison. Elle consiste à planter un arbre, ou un mat qui le représente, dans le courant du mois de mai. Dans ce cadre, l’arbre symbolise les forces de la Nature. Répandue dans toute l’Europe, elle connaît différentes variantes et déclinaisons de son nom, comme le Meyboom à Bruxelles.
  • d’une variante du tir à l’arc à la perche verticale ? Pratiqué dans nos régions, ce sport a pour but d’éjecter des oiseaux postiches situés sur plusieurs niveaux en haut d’une perche d’une trentaine de mètres.

La chapelle castrale fut remplacée en 1912 par un nouvel édifice.

A droite sur la photo, la rangée des grands arbres dans la cour principale du Château de Rixensart disparaîtra vers 1929.

→ RÉTRO RIXENSART | Eglise Sainte-Croix, 25 ans debout
→ RÉTRO RIXENSART | Eglise Sainte-Croix, tertio
→ OBJECTIF RIXENSART | Sainte-Croix
→ ARBORESCENCE | Neuf Tilleuls à grandes feuilles (Parvis Sainte-Croix)


(1) Paroisse.be, Histoire de l’église Sainte-Croix
(2) DUBUISSON P. et M., Le Nouveau Canton de Wavre – Au fil de l’histoire
(3) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005
(4) Instauré par Napoléon I afin d’assurer la paix religieuse, le Concordat de 1801 est à la base de nos fabriques d’église actuelles (décret du 30 décembre 1809).
(5) TARLIER Jules et WAUTERS Alphonse, La Belgique ancienne et moderne – Géographie et histoire des communes belges, Bruxelles, 1873
(6) Paroisse.be, Histoire de l’église Sainte-Croix
(7) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, septembre 2005

Pont du Pèlerin, rue des Bleuets

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16 mars 2002 | Pont du Pèlerin et train International IRIS (1) © Jean-Claude Renier

L’ancien pont du Pèlerin, dénommé ‘pont de la rue des Bleuets’ par la commune (2), enjambait la ligne 161 du chemin de fer reliant Bruxelles à Luxembourg.

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décembre 2010 | Pont du Pèlerin, avant les travaux du RER © Monique D’haeyere

A la limite sud de l’entité, les bleuets, fleurs des champs, en voie de disparition, ont fait oublier le chemin de Nivelles ou de Brame, le Grand Chemin autrefois. Ce chemin, dit du Pèlerin, sans doute bimillénaire, est passé au bleu, écrit ironiquement Paul Buffin (3).

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août 2011 © Jean-Claude Renier ↔ 2016 & 2017 © Monique D’haeyere

Cette antique voie celte reliait Tongres à Castres. Chemin de crête, jamais inondé, entre les vallées de la Lasne et de la Dyle. Il frôlait la frontière des Nerviens, la Lasne. Il fut parcouru par les légions romaines dont, selon certains, des fortins contrôlaient cette marche de l’empire. Aux temps de foi, il fut le chemin des pèlerins dont l’image est évoquée par le lieu-dit. Il partait de Dresde, passait par Cologne, Liège, Tirlemont, Louvain, Wavre, Nivelles, le Hainaut, pour aller à Beauvais et de là, peut- être, à Chartres et, on peut rêver, pourquoi pas, à Compostelle! Une ferme templière, à Tombeek, et une commanderie à Nivelles, Vaillanpont, protégeaient la voie au long d’une journée de marche. Plus près de nous, les pèlerins locaux se rendant à Basse-Wavre, à Couture-Saint-Germain et à la collégiale Sainte-Gertude à Nivelles empruntaient aussi le Grand Chemin (3).

La carte de Popp, éditée au XIXe siècle, indique le ‘Chemin du Pèlerin’. Selon Roger Ghyssens du Cercle d’Histoire de Rixensart, ce chemin était le ‘Vieux chemin de Nivelles’.

avril 2011 © Francis Broche ↔ septembre 2011 © Monique D’haeyere

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24/25 septembre 2011 | Démantèlement du pont du Pèlerin, reportage de Francis Broche

Le Pont du Pèlerin fut démantelé durant le week-end du 24/25 septembre 2011 pour faire place à un nouvel ouvrage dans le cadre des travaux du RER. A la mi-janvier 2012, ce pont fut remis en service à la circulation routière de la rue des Bleuets.

avril 2014 © Monique D’haeyere + avril 2016 © Jean-Claude Renier

A droite, photo du train IRIS prise le 1er avril 2016 lors de son dernier trajet … et dernier passage sous le ‘nouveau’ pont du Pèlerin. 

→ OBJECTIF RIXENSART | Pont du Pèlerin



(1) Ce type de train fut supprimé fin 2011 et fait donc partie de l’histoire de notre ligne de chemin de fer 161 (1). La locomotive type 20 (7000 CV) tire une voiture Bar resto SNCB, suivie de voitures suisses (cfr. Jean-Claude Renier, vice-président du Cercle Ferroviaire de Rixensart)
(2) Rixensart Info 253 de février 2012
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

 

Avenue Maréchal Foch, remarquablement arborée

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Avenue Maréchal Foch (Edit. Libraire Derycke), coll. Anne-Marie Delvaux

La courte avenue Maréchal Foch unit les avenues Reine Astrid et Curé Glibert et se termine en cul-de-sac. Le maréchal Foch (1851-1929) se rendit célèbre, en 1914, lors de la bataille de la Marne, qui arrêta l’avancée allemande vers Paris. Il fut nommé généralissime des armées alliées en mars 1918 et la même année, remporta la deuxième bataille de la Marne en contre-attaquant une poussée violente des Allemands. Il fut promu maréchal en août, signa l’armistice en novembre et entra à l’Académie Française fin 1918 (1).

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coll. Dominique Wathelet

A l’arrière de la villa ‘Les Genêts’ (rue du Monastère), on aperçoit une villa construite entre 1911 et 1920, dans le style ‘Art Nouveau’. Cette villa, voisine directe de la villa ‘Les Genêts’, a son entrée avenue Maréchal Foch. Jusqu’il y a quelques années, elle possédait aussi un accès par la rue de l’Augette. Elle fut la propriété, sous plus grande contenance, de la famille de Roest d’Alkemade, entre 1923 et 1954. Entre 1964 et 2003, la villa était la maison de campagne d’une famille bruxelloise. Elle fut ensuite vendue, et renovée par les nouveaux propriétaires.

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coll. Dominique Wathelet

→ ARBORESCENCE | 9 Hêtres pourpres, avenue Maréchal Foch


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Centenaire de la Révolution brabançonne

1930 Centenaire de la Révolution - Grand Cortège Patriotique avenue de Merode à Rixensart c Paul Gilson - 2

septembre 1930 | Grand Cortège Patriotique, avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Paul Gilson

Ce groupe équestre représente l’épopée napoléonienne. Il est constitué de Napoléon, joué par Mlle Gaby Libouton, et des officiers de l’époque, joués par Jeanne Mélotte, Rose Wéry, Irène Schepens, Alice Acreman et Renée Huls.

Histoire des Journées de Septembre > voir § en fin de notice.

1930 Centenaire de la Révolution - Grand Cortège Patriotique avenue de Merode à Rixensart c Paul Gilson - 4

septembre 1930 | Avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Paul Gilson

Ce char, prêté par Mr. Nicodème, représente ‘La révolution de 1830. La Barricade’. Marraine : Madame Versé.

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septembre 1930 | Avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Paul Gilson

Un mariage en 1830, organisé par les jeunes filles de Rixensart (Marraine du tableau : Madame Veuve Herpigny). Le marié : Mr Roger Mayné. La mariée : Mlle Marthe Robbe. Les suivants : Mrs Herman Dupuis, Gaston André, Marcel André, Alexandre Spreutels, Léon De Becker, Albert Dupuis, Fernand Durieux, Edmond Linchamps, Albert Wéry, Henri Wéry, Adelin Debroux, Jean Mayné. Les suivantes : Mlles Yvonne Mayné, Juliette Mayné, Louise De Becker, Fernande Hérinne, Marie Rausens, Marguerite Lambert, Martha Debroux, Germaine Fievez, Elise Socquet, Lucienne Vivenoy, Madeleine Mayné, Jeanne Kuyl. Les deux pages : Mlles Marie-Thérèse Kuyl et Simone Debroux. 

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septembre 1930 | Avenue de Merode à Rixensart,
à l’occasion du Centenaire de la Révolution brabançonne, coll. Roger Mélotte

Ce char, organisé par le Cercle dramatique L’Effort, représente une tranchée de la Grande Guerre. Il est suivi par la banderole ‘L’Union fait la force – Eendracht maakt macht’.

Observez à gauche le panneau vicinal placé à l’endroit où débouchait le tram, signale Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart.

Un peu d’histoire

Durant les premières années de son indépendance, la Belgique rend officiellement hommage aux combattants des journées de septembre 1830. En 1831, pour le premier anniversaire, la place des Martyrs, à Bruxelles, est décorée avec soin. L’année suivante, Léopold Ier remet des drapeaux d’honneur aux députés des villes qui se sont le plus distinguées pendant la Révolution (27 septembre). Le pli est pris. Les Journées de Septembre deviennent des journées sacrées au cours desquelles la fête ne cesse d’amplifier. L’État apporte son soutien, en décrétant symboliquement le 24 septembre 1849 l’érection de la Colonne du Congrès, en posant la première pierre le 24 septembre 1850, et en inaugurant le monument achevé le 26 septembre 1859. En 1853, le duc de Brabant ne se maria-t-il pas durant les fêtes de septembre ? Jusqu’en 1880, la Belgique officielle cultive ainsi le culte des fondateurs de l’État. Mais le souci de ne pas froisser la Hollande commence à animer les esprits. Ainsi, le 12 août 1880, le ministre Rolin Jacquemyn dépose-t-il un projet de loi instituant les fêtes nationales le troisième dimanche du mois d’août et les deux jours suivants. Le Parlement adopte le rapport de la Commission non sans préciser que les deux jours ne sont pas des fériés légaux. Le décret du 19 juillet 1831 est ainsi supprimé. Mais les réactions seront vives et, dix ans plus tard, sur proposition du ministre Devolder, il est décidé que la fête nationale se déroulerait le 21 juillet (vote de la Chambre, 9 mai 1890) (1).

La population, surtout celle de Wallonie, continua à célébrer les Journées de Septembre.


(1) Institut Destrée, Fêtes de Wallonie

Rue de Belle-Vue et ses serres

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Rue de Belle-Vue à Genval, coll. Dupuis-Delbrassinne

Dans cette petite rue parallèle à l’avenue Gevaert, François Marchand y fit construire dans les années ’20 onze serres. Issu d’une famille de viticulteurs à Malaise, il avait le désir de produire son propre raisin. Son beau-fils Emile Delbrassinne reprit le flambeau et en fit sa principale activité professionnelle. Il cultivait trois types de raisins : le Petit Royal, le Gros Royal et le Frankentael. C’était le type de raisin qui convenait le mieux au sol de l’endroit. Lorsque la vigne devenait trop vieille, il cultivait des tomates jusqu’au moment où la nouvelle vigne produisait de beaux fruits. Chaque année, avec les grappillons qui n’étaient pas propres à la vente (car les clients préféraient de grosses grappes !), Emile faisait fermenter le tout en fût de chêne et produisait 50 litres de vin… (1)

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Rue de Belle-Vue à Genval, coll. Dupuis-Delbrassinne

Chaque serre contenait 20 parcelles de trois pieds de vigne, soit 60 vignes. Les principaux travaux étaient :

– L’arrosage fréquent car la vigne demande énormément d’eau. Cette opération se faisait au moyen d’une pompe électrique qui puisait l’eau du puits alimenté par l’eau de pluie.

– La taille de la vigne : couper les branches inutiles ou nuisibles au bon développement.

– L’égrenage : ce travail consistait à donner une belle forme à chaque grappe en éliminant les grains indésirables au moyen de ciseaux spéciaux. Le labeur était astreignant et de longue haleine par des chaleurs parfois étouffantes… (40 à 45 degrés dans les serres).

– Une fois mûr, le raisin était préparé dans des caisses en bois et transporté vers la criée pour la vente publique aux enchères (1)

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Rue de Belle-Vue à Genval, coll. Dupuis-Delbrassinne

Une anecdote, pour conclure … Elle s’est déroulée lors de la déclaration de guerre en 1940. En mai 1940, tous les habitants furent obligés d’évacuer vers la France. Emile Delbrassinne et sa famille se sont retrouvés à Armentières (Nord de la France). A ce moment, les vignes étaient en pleine croissance ; ce qui a provoqué chez lui un véritable dilemme, à savoir : fallait-il fermer les ventilateurs, au risque de nuire au bon développement des vignes ? Le temps était splendide à cette époque … Le viticulteur prit le risque de laisser le tout ouvert !!! Bien lui en a pris. Au retour d’évacuation, – après trois semaines -, il constata que ses vignes avaient tellement ‘profité’, au point de déborder par-delà les ventilateurs d’une façon incroyable ! Quelle joie pour Emile et les siens qui eurent à ce moment une récolte comme jamais plus ! (1)

Les douze serres du viticulteur Emile Delbrassinne à Genval s’étendirent à l’arrière de la rue de Belle Vue vers la rue du Vallon. Les récoltes furent foisonnantes avant la Seconde Guerre mondiale, et ensuite jusqu’aux années ’60. L’arrivée dans nos contrées du raisin italien décima, économiquement, cette culture si florissante chez nous. La qualité en fut extraordinaire, comme en atteste aujourd’hui la qualité du terrain sur lequel s’est implanté le Vignoble de Genval, avenue des Combattants, commente Dominique Manro, membre de la famille Delbrassinne.


(1) Souvenirs de René DELBRASSINNE, mai 2011

Maison Van Luppen-Broymans, avenue de Merode

1 Maison Van Luppen-Broymans avenue de Merode 1909 coll. Jean-Louis Lebrun

1914 | Maison Van Luppen-Broymans, coll. Jean-Louis Lebrun 

Maison sise à l’angle de l’avenue de Merode (actuellement le n° 141) et de la rue Denis Deceuster, à Rixensart.

2 Café du Coin avenue de Merode Masion Van Luppen-Broymans coll. Jean-Louis Lebrun

vers 1930 | Café du Coin (ancienne Maison Van Luppen-Broymans), coll. Jean-Louis Lebrun

La calèche qui sort de la rue Denis Deceuster est, selon J. Legraive, la voiture du boulanger Vital André.

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1936 | Le Café du coin (à gauche) et l’épicerie mercerie du coin, coll. Jean-Louis Lebrun

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décembre 2001 | La Métisse, située avenue de Merode 141, coll. Bruno Marchal

Dans un article du 26 août 2000, Didier Hermans du journal Le Soir (1) donne un coup de projecteur à ce restaurant proposant une cuisine sénégalaise. Aujourd’hui, c’est l’ancien Blanc Mesnil qui abrite ‘La Métisse’.

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2011 © Bruno Marchal et juillet 2014 © Monique D’haeyere

Depuis 2007, c’est le siège de l’asbl rixensartoise PLUMALIA dont les missions sont de sauvegarder, protéger et recréer un environnement favorable à l’accueil de l’oiseau. Le rôle de l’asbl est avant tout d’aider et d’informer toute personne ou entreprise désireuse de faire un geste pour la nature, à modifier ses espaces afin de développer la biodiversité de son environnement.

→ VISAGES DE RIXENSART | Plumalia

Avenue de Merode Hotchkiss Cabourg 5.2019 © Bruno Marchal

mai 2019 | fin des travaux de rénovation du 141, avenue de Merode © Bruno Marchal

Venant de la rue Denis Deceuster, une Hotchkiss Cabourg (1936-1948) s’arrête au croisement avec l’avenue de Merode.


→ RÉTRO RIXENSART | Rue Haute, direction Merode


(1) HERMANS Didier, Un compromis raisonnable – Tables d’été, cette semaine le Sénégal, in Le Soir, 26 août 2000

La passerelle de la gare de Genval

33. La Passerelle Collection Philippe Godin

début du XXe siècle | La passerelle, coll. Philippe Godin

Ayant acquis le statut de station depuis le 1er octobre 1905, Genval est d’abord ouvert comme point d’arrêt le 2 juin 1889 avant de devenir, à partir du 15 février 1897, une halte placée sous la gérance de La Hulpe (1).

Une passerelle surplombait la tranchée du chemin de fer de Bruxelles à Luxembourg et menait à l’entrée du Parc de Genval-les-Eaux. Au-dessus de la bute, le Café du Parc. A droite sur la photo, un panneau publicitaire invita les voyageurs à descendre à l’Hôtel de l’Espérance, situé Place communale à Genval.

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été 1909 | ‘Une arrivée’ à la gare de Genval, coll. Philippe Godin

A une demi-heure de Bruxelles, Genval-les-Eaux deviendra dès le début du XXe siècle un but d’excursions champêtres. Ils débarquent du train, par familles entières ou par groupes d’amis et, après avoir gravi la rude rampe qui, de la voie ferrée, mène au niveau de l’entrée du Parc, ils n’ont plus qu’à descendre en flânant vers le lac en contrebas (2).

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< 1910 | Sentier conduisant au Parc, coll. Jean-Claude Renier

b18db-2427962954novembre 2011 © Henri van Mons  

Claudine Rausens (3) se souvient : En 1950 et encore pendant quelques années, quand on revenait de La Hulpe, les usagers du train remontaient de ce côté de la gare.

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juin 2013 © Monique D’haeyere


(1) MONTENS d’OOSTERWIJCK Violaine, L’architecture des gares situées sur le tronçon entre La Hulpe et Rhisnes (1854-1926), Vol. I, in Université Catholique de Louvain, Faculté de Philosophie et Lettres, Département d’Archéologie et d’Histoire de l’Art, 1995-1996
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) Présidente de l’association rixensartoise des moins valides (ex ABP)

 

Rue Denis Deceuster, ex rue Neuve

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Sur la carte que Ferraris établit en 1777, apparaît une longue drève rectiligne (± 750 mètres), à travers bois. Elle partait du bout de la rue Haute actuelle pour aboutir à la rue Edouard Dereume, au try du Glain. Cette drève deviendra la rue Neuve, puis la rue Denis Deceuster (1).

vers 1920 | Le Lion et Le Lynx, coll. Francis Broche et Robert Delbrassinne

Le Lion et Le Lynx … la concurrence s’installa au Glain : d’une part, le magasin AD Delhaize, situé à l’angle de la rue du Meunier (aujourd’hui rue Albert Croy) et de la rue Neuve (aujourd’hui rue Denis Deceuster) et, d’autre part, la Compagnie Coloniale & Vinicole, rue Neuve (aujourd’hui rue Denis Deceuster).

→ RÉTRO RIXENSART | Le Lion et Le Lynx du Glain

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avant 1939 | Rue Neuve au Glain, coll. Anne-Marie Delvaux

Au croisement des rues Denis Deceuster et Albert Croy, une très belle villa fut construite au début des années vingt : L’Estérel (à droite sur la photo). L’Estérel avait belle allure, avec ses imitations de colombage et son aspect de maison de vacances, au milieu des sapins, sur une parcelle d’environ un hectare. Lors de la création de l’Athénée en 1955, elle fut rachetée par l’Etat et servit temporairement de complément aux locaux de l’école. Elle fut démolie vers 1960 (2). Un centre PMS est installé, rue D. Deceuster et jouxte l’Athénée (3).

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après 1939 | Rue Neuve au Glain, coll. Jean-Claude Renier

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novembre 1995 | Café des Bruyères, coll. Anne-Marie Delvaux

Situé rue Denis Deceuster (Colline du Glain), le Café des Bruyères était connu pour être fréquenté par les facteurs de l’entité qui, à la fin de leur tournée, s’y réunissaient.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Selon M. Berghmans, L’Esterel fut demolie après 1960. J’y ai été en classe lors de l’absence de mon institutrice et ce devait être vers 1967 ou 68. La démolition doit dater de la toute fin des années 1960, peut être plus tard.
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Le Lion et Le Lynx du Glain

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AD Delhaize, situé au coin des rues du Meunier et Neuve, coll. Francis Broche  

L’histoire de Delhaize débute à la fin du XIXe siècle, quand Jules Delhaize révolutionna la distribution alimentaire en Belgique en instaurant le succursalisme, un réseau de magasins d’épiceries, denrées coloniales, vins et spiritueux, approvisionnées depuis un entrepôt central. Avec son frère Edouard et leur beau-frère Jules Vieujant il crée les « Etablissements Delhaize Frères Le Lion ». En 1883, Delhaize transfère ses activités de Charleroi à Molenbeek, près de Bruxelles, à proximité immédiate de la gare de l’Ouest. Le site comprend un grand entrepôt, de vastes caves, des bureaux mais aussi un économat, une école, une brigade de pompiers et des fabriques produisant des denrées en propre sous la marque « Le Lion ». En trente ans, la société ouvre plus de 700 succursales réparties aux quatre coins du pays et s’associe avec 1500 négociants indépendants (1) … dont le magasin AD Delhaize au Glain, situé à l’angle de la rue du Meunier (aujourd’hui rue Albert Croy) et de la rue Neuve (aujourd’hui rue Denis Deceuster).

vers 1920 coll. Francis Broche ↔ février 2015 © Monique D’haeyere

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années 1920 | Epicerie de la Cie Coloniale & Vinicole, coll. Robert Delbrassinne 

Rue Denis Deceuster (la maison contemporaine pourrait être l’ancienne épicerie)

Un recueil officiel des marques, datant de 1893, nous apprend que le 10 janvier 1893, Henri De Schoonen et Cie, distillateurs, chaussée de Waterloo, 86 à Saint-Gilles-lez-Bruxelles déposent la marque la Compagnie Coloniale et Vinicole et déclarent l’adopter pour être apposée sur tous produits, tels que épiceries, vins et spiritueux, etc. Cette marque représente un lynx couché, au-dessus duquel se trouvent les mots ‘Le Lynx’ (3).

On peut déceler de la part de la Compagnie Coloniale et Vinicole un certain mimétisme avec la marque Delhaize le Lion. En effet, après avoir lancé en 1867 le concept de ‘maison à succursales multiples’, les fondateurs de Delhaize le Lion adoptèrent le lion couché comme emblème.


(1) Delhaize, notre histoire
(2) Les feuillets historiques N° 11, Avenue de Merode – Au fond du bois, mai 1997
(3) Ministère belge de l’Industrie et du Travail, Recueil officiel des marques de fabrique et de commerce (Volume 6) – Bruylant-Christophe & Cie Editeurs, 1893

Avenue Normande, expressions architecturales

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début XXe siècle | Hôtel Beau Site, avenue Normande, coll. Francis Broche

Construite dans l’avenue Normande au Parc de Genval-les-Eaux par l’architecte Fernand Symons (1), la Villa Beau Site (2) changera à la fois de nom et d’aspect : Royal Palace, puis Le Belvédère (3).

→ RÉTRO RIXENSART | Le Belvédère, du palace à l’enfer

Les Villas, coll. Jean-Claude Renier et Francis Broche 

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Villas Mon Repos Mon Abris construites par M. Degallaix Genval-les-Eaux (1)

Villas Mon Repos et Mon Abri, construites pas M. Degallaix, entrepreneur à Genval

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Groupe de villas avenue Normande, coll. Monique D’haeyere ↔ 2011 © Francis Broche

Villa ‘Chez Nous’, coll. Philippe Godin ↔ mars 2016 © Henri Vranken

Cette villa fut construite par M. Degallaix, entrepreneur à Genval. Elle se trouve avenue Normande à Genval (Le Parc), actuellement au n° 28. Elle a été rénovée après 2006. Avant cela, la propriétaire des lieux y a tenu durant minimum deux décennies ou plus, son ‘salon’ de coiffure, précise Henri Vranken.

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avant 1929 | coll. Patrick van der Straeten

‘La Maison Blanche’ est sise avenue Normande 19 à Genval, dans le parc de Genval-les-Eaux. Elle est de style Art Déco pour la façade principale et plutôt orientée début du Modernisme pour les autres façades, précise l’actuel propriétaire-architecte.


(1) Architecte, rue Souveraine 35 à Ixelles, un des sept fondateurs de la ‘Compagnie horticole de Genval et extensions – Hortus’ en compagnie de Gustave Smets-Mondez et de l’architecte-paysagiste Adrien Hubaut (II)
(2) A ne pas confondre avec la Villa Beau-Site de l’architecte Paul Hamesse
(3) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

 

Le Belvédère, du palace à l’enfer

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début XXe siècle | Hôtel Beau Site  

Construite dans l’avenue Normande au Parc de Genval-les-Eaux par l’architecte Fernand Symons (1), la ‘Villa Beau Site’ (2) changera à la fois de nom et d’aspect : Royal Palace, puis Le Belvédère (3).

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La Villa Beau Site devint, avec deux voisines, un bâtiment cubique de quatre niveaux, dont un partiellement sous combles à la Mansard (4).

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Le hall et la salle de billard de l’hôtel Le Belvédère, coll. Francis Broche

Après avoir été un moment le Royal Palace, il devint l’hôtel ‘Le Belvédère’ géré de main de maître par les demoiselles Parent (5).

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Une publicité de l’époque décrit la pension de famille : Le Belvédère est un vaste bâtiment, parfaitement aéré et éclairé, situé au point culminant du parc, d’où l’on domine toute la vallée de la Lasne.

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Une des terrasses de l’hôtel du Belvédère, coll. Philippe Godin

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En 1940, l’hôtel Belvédère, sis avenue Normande à Genval, devint le siège de la Kommandatur régionale. Le soir du 3 septembre 1944 il fut la proie des flammes et … brûla avec les documents qu’il contenait.

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février 2016 © Monique D’haeyere


(1) Fernand Symons, architecte, rue Souveraine 35 à Ixelles, un des sept fondateurs de la ‘Compagnie horticole de Genval et extensions – Hortus’ en compagnie de Gustave Smets-Mondez et de l’architecte-paysagiste Adrien Hubaut (II)
(2) A ne pas confondre avec la Villa Beau-Site de l’architecte Paul Hamesse
(3) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(4) Ibid.
(5) Ibid.

Déraillement d’un train de marchandises

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3 septembre 2007 | Déraillement d’un train de marchandises à Genval © Marie Goeyens

Un train de marchandises a déraillé peu après minuit dans la nuit de samedi à dimanche sur la ligne Ottignies-Bruxelles, provoquant des embarras dans le trafic ferroviaire. L’accident de ce convoi d’une quarantaine de wagons vides n’a pas fait de blessés, annonça Belga en premier.

Des traces de déraillement ont été décelées un peu après la gare d’Ottignies, le train ne quittant véritablement la voie qu’à Genval. Dans la journée (de dimanche), la quarantaine de wagons en état de rouler ont pu être tractés jusqu’à Ottignies, tandis que des grues libéraient les voies des deux wagons accidentés (1).


(1)  La Libre Belgique, 3 septembre 2007

Athénée Royal de Rixensart, champ du Glain

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Vue aérienne sur l’Athénée Royal de Rixensart,
la Colline du Glain, le Carpu et les Papeteries de Genval

Cette école a été créée en 1955 sur 3 hectares, une partie du Champ du Glain. La prairie, la plus vaste qui fut acquise par l’Etat, par expropriation, appartenait à une descendante de Louis Mayné qui avait vendu, en 1921, sa ferme et les terres y attenantes à la commune de Rixensart pour y construire l’école communale du Centre, rue des Ecoles. La famille Mayné a donc bien mérité de l’Enseignement à Rixensart. Les autres parcelles qu’occupe aujourd’hui l’Athénée étaient la propriété du marchand de bestiaux, De Becker et du fermier Thomas. L’agriculture a laissé le pas à la culture avec un grand C (1).

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1973/1976 | Vue sur l’avenue des Sorbiers à Rixensart, coll. J. Pigeon

Cette photo a été prise depuis les appartements sociaux ‘Clair Logis’ (depuis 1990 ‘Notre Maison’) (1). On distingue clairement l’Athénée Royal de Rixensart, sis rue Albert Croy (Le Glain).

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Entrée principale de l’Athénée Royal de Rixensart, côté primaire.

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2011 © Monique D’haeyere

2009 à 2012 © Monique D’haeyere

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Athénée Royal de Rixensart | décembre 2016 © Déborah Coppens

→ OBJECTIF RIXENSART | Athénée Royal de Rixensart


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Eglise Sainte-Croix, 25 ans debout (II)

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après 1912 | Rue de l’Eglise à Rixensart, coll. Anne-Marie Delvaux

Jouxtant le château de Rixensart, l’ancienne chapelle castrale fut remplacée en 1912 par un nouvel édifice religieux, l’église Sainte-Croix.

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1924 |  L’église, coll. Francis Broche

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2011 © Monique D’haeyere

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vers 1926 | Entrée du château et l’église, coll. Jean-Claude Renier

La rangée des grands arbres dans la cour principale du Château de Rixensart disparut vers 1929, tandis que cette église fut détruite par un incendie en 1937.

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2010 © Monique D’haeyere


→ RÉTRO RIXENSART | Eglise Sainte-Croix, tertio