Chapelle de Notre-Dame-de-Lourdes, dite de la Bruyère

600. Chapelle de Notre-Dame de Lourdes rue de la Bruyère à Genval

1921 | Chapelle de Notre-Dame de Lourdes ou
chapelle Vanhamme

Située rue de la Bruyère 130 à Genval, cette chapelle à chambre, du type parfois appelé ‘oratoire’, fut construite par Georges Vanhamme en 1921, en reconnaissance d’une guérison miraculeuse. En effet, Célina Vanhamme, née en 1884, sœur du constructeur, revint guérie d’un pèlerinage à Lourdes en 1920. Une inscription rappelle l’origine de la fondation : ‘En / mémoire de / Célina Van Hamme / guérie à Lourdes / 1921 / A.M.’. Cette inscription figure sur une pierre en octogone irrégulier, scellée dans le fronton au-dessus de la porte (1).

Selon Roger Delooz, c’est « l’abbé Coenen de l’église dédié au Sacré-Coeur de Jésus-Roi, aujourd’hui disparue, curé de 1914 à 1928 qui fit bâtir la Chapelle de Notre-Dame de Lourdes à la Bruyère en 1921 » (2).

601. Chapelle Notre-Dame de Lourdes rue de la Bruyère à Genval c Francis Broche

après 1921 | Chapelle de Notre-Dame-de-Lourdes
Le clocheton est un ajout tardif. Il est fait en bois et zinc (1)
coll. Francis Broche

Chapelle Vanhamme 132 rue de la Bruyère à Genval 1925 1930 c CHR

1925/1930 | Chapelle de la Bruyère
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Chapelle dite Vanhamme Rue de la Bruyère 1960 c CHR coll R. Javaux

1960 | Chapelle dite Vanhamme, rue de la Bruyère
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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octobre 2010 © Berna de Wilde

genval,rue de la bruyère,chapelle notre-dame-de-lourdes

août 2016 © Monique D’haeyere


(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(2) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999

 

Domaine de Froidmont

258. Montage Vallée de Froidmont © Jean-Claude Renier

20 août 1974 | ‘Domaine de Froidmont’
© Jean-Claude Renier

De deux photos, Jean-Claude Renier a fait un montage panoramique, permettant de visualiser à la fois le Monastère de l’Alliance (à gauche) et la Ferme de Froidmont (à droite). De gauche à droite, on observe encore qu’aucune construction ne longe l’avenue de l’Europe, que l’avenue du Touquet ne compte que quelques maisons éparses. A l’angle du Sentier du Meunier et de l’avenue du Touquet, un panneau mentionne : ‘Domaine de Froidmont’.

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Motocross à Froidmont

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20 septembre 1964 | Motocross à Froidmont
photo © Jean-Claude Renier

Vue générale d’une partie du circuit de motocross situé aux alentours de l’avenue du Touquet. En toile de fond, la Ferme de Froidmont. A cette époque, la Ferme de Froidmont était exploitée par Charles Meert et comprenait environ 65 ha de terres pour la culture et le bétail, explique Jean-Claude Renier, vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart. J’ai assisté à la première représentation du motocross à Rixensart en 1961. Elle ne constituait qu’un circuit en ovale sécurisé par des bottes de paille. Ce circuit devait se situer approximativement à gauche de la rue du Touquet, c’est-à-dire dans le creux du champ qui se trouvait en face du Sentier du Meunier.

En 1964, le motocross s’étend déjà plus dans les champs de la ferme. En effet, l’on faisait aussi du trial dans le champ, assez raide, se trouvant en face de l’avenue de l’Avenir, donc, de l’autre côté de la ferme. Pour fermer les circuits, on condamnait l’accès à la circulation et aux personnes, de la rue de Limal, l’avenue de l’Avenir et le sentier du Meunier. Comme j’habitais à l’époque la rue de Limal, j’avais l’avantage de circuler gratuitement dans le circuit.

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Rue de Limal et ses chapeaux boule

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1958 | rue de Limal à Rixensart

Cette photo est une capture d’écran d’un film single 8, réalisé le 15 septembre 1958 à l’occasion du jubilaire des 50 ans de mariage de mes grands-parents Alphonse Mayné et Sylvie Detienne, raconte Jean-Claude Renier.

A cette époque, la rue de Limal était pavée en pierre de Gobertange. Le pavé étant arrondi et les anciens l’appelaient ‘chapeau boule’. On voit la voiture des jubilaires descendre la rue. C’était une Opel Kapitan appartenant à Emile Mélotte, fermier au n° 33 de la même rue et qui la conduisait.

Juste derrière la haie de troène, un arbre fruitier se trouve à l’emplacement du n° 15B, maison qui n’était pas encore construite.

Les Tiennes, entrée et sortie de trois villages

47. Rosières St-André L'Entrée du village Collection Philippe Godin
1917
(3) | L’Entrée du Village
coll. Philippe Godin

Photo prise au niveau du carrefour où convergent les rues de La Hulpe (sur Rosières), de Genval (sur Rosières) et la Parklaan (sur Overijse). Sur le terrain à droite se trouve l’actuel Café du Lac.

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2010 © Monique D’haeyere
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Fernand Gailly, résistant de la première heure

Fernand Gailly (1902-1945) © Michèle Degueldre

Fernand Gailly, né en 1902, disparu en 1945
photo © Michèle Degueldre (1)

Fernand Gailly naquit à Bourgeois-Rixensart le 27 juillet 1902 et résida rue Mascau à Genval. 

Il grandit dans le culte des traditions d’une des plus belles familles du Brabant wallon où s’épanouirent sans cesse les vertus chrétiennes, l’amour familial, l’esprit de travail, le dévouement aux oeuvres et un inébranlable attachement à la patrie (2).

Fernand Gailly fut un de ces braves qui dès 1940 voulut secouer le joug de l’ennemi. Il fut, je crois le premier de nos paroissiens enrôlé dans la Légion Nationale. Sa devise était : « Plutôt mourir que trahir » (2)

Son activité fut considérable dans la résistance. Il était commandant à l’Armée secrète. Il eut à son actif de nombreux actes de sabotage. Il rassemble, convoya, cacha des armes et des munitions. Il assura le logement et le ravitaillement de nombreux réfractaires. Il collecta lui-même ici dans beaucoup de familles de notre paroisse des sommes d’argent pour les besoins de la résistance. Sa spécialité se révéla dans l’art qu’il avait de surveiller les champs d’aviation de l’ennemi.

Quelques temps avant son arrestation, il était passé à la sureté de l’Etat où en surplus de son service d’espionnage il s’occupa du passage des hommes en Angleterre par la France et le Portugal. Il possédait également un jeu de fausses cartes d’identité et de passeports.

Au début du mois d’août 1943, il fut arrêté pendant qu’il se rendait à son travail. La Gestapo espérant sans doute faire un coup de filet le surveillait étroitement depuis plusieurs jours.

On sait qu’il a séjourné à Saint-Gilles, Breendonck, Essen, Esterwegen et dans quelques autres camps. On a appris qu’en mars 1945 ils avait été vu juché sur un train en partance pour l’Ouest. Depuis lors on a perdu toute trace de lui … (2).

Le 23 juin 2014, le Conseil communal de Rixensart prit la décision de nommer le rond-point établi au carrefour entre les rues de Genval et de La Hulpe, rond-point Fernand Gailly, considérant « qu’il a activement participé à la résistance à l’occupant pendant la guerre 40-45 en formant les premiers noyaux de l’Armée blanche ».

26 septembre 2015 © Inauguration du rond-point Fernand Gailly
photos © Michèle Degueldre (1)


(1) © tous droits réservés à la famille Gailly
(2) Eloge funèbre de Fernand Gailly, par l’Abbé André Tonnet, curé de Genval, 11 août 1946 (source Michèle Degueldre)

Hôpital de campagne américain

1583. septembre 1944 Hôpital de campagne US route d'Hohain (vue depuis le toit d'ure remise du Boutny - propriétaire Jean de Lannoye c Fonds Lannoye copieseptembre 1944 | Prés bordant la route d’Ohain
coll. Christian Lannoye

Septembre 1944 : Genval vient d’être libérée ! Après le passage de la 2de Division blindée US (1), un hôpital de campagne provisoire fut installé par l’Armée américaine à la limite de Genval, dans les prés qui bordent la route d’Ohain. Missions : la prise en charge des blessés, le tri, les opérations au bloc, et les soins.

En limitant la distance des transports par rapport aux zones de combat, ces structures de soins provisoires permirent de soigner plus rapidement les soldats blessés durant les affrontements. Ils furent toujours situés à proximité des routes facilement accessibles aux ambulances.

Cette remarquable diapositive a été prise depuis le toit des remises du Boutny (2). A l’avant-plan et de gauche à droite Imelda, Luc et Jean-Marie (John) Lannoye. En soutane, Jacques Martin, frère de Louise Martin, seconde épouse de Jean Lannoye.

Au centre de la photo, le château d’eau de Genval (voir photo-légende ci-après)


(1) de SÉJOURNET Eric, Genval libérée ! septembre 1944, in Rétro Rixensart, 2014-2018
(2) propriété de Jean Lannoye, administrateur-délégué des Papeteries de Genval

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Genval libérée ! septembre 1944

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L’avant-garde de la ‘2nd Armored Division US’ arrive à Genval le 4 septembre 1944 dans l’après-midi. Elle poursuit sa progression via la Manteline vers Bourgeois, pourchassant les Allemands, en retraite.

Venant de la Place communale, l’arrivée du gros de la 2ème Division blindée des Etats-Unis est fixée sur pellicule à hauteur de l’avenue Gevaert, où une foule en liesse l’accueille le jeudi 7 septembre 1944. Une colonne blindée américaine traverse Genval de 9h30 à près de 13h. Le gros de la 2nd Armored Division US (1), également dénommée « Hell on Wheels », arrive par l’actuelle rue des Déportés, et descend l’avenue Gevaert vers la gare de Genval.

On fait à nos libérateurs un accueil enthousiaste, on leur jette des fleurs, des fruits, des friandises, des douceurs, quand il y en un qui stationne quelques moments on lui offre tout ce qu’on peut, on leur serre la main, les jeunes filles, les enfants les embrassent, on ne se lasse pas de cette joie débordante (2).

« C’était un spectacle encore jamais vu, un décor inoubliable, des trottoirs regorgent de monde, hommes, femmes et enfants. Des véhicules alliés en tous genres descendaient à la queue leu leu l’avenue Gevaert pour prendre la rue de la Station et ensuite la rue de Rosières. Il y avait là des chars, des camions bourrés de soldats, des jeeps, des bulldozers, etc. etc. C’était un convoi continu et sans fin. La population applaudissait à tout rompre, à chaque arrêt des femmes et des jeunes filles grimpaient sur les chars et les jeeps pour embrasser les soldats », témoigne J. Mayné (3).

Les GI’s sont encore photographiés rue de la Station, rue de Rosières, sur le pont au-dessus du chemin de fer. Ensuite, les colonnes militaires poursuivent leur progression vers le lac de Genval et la rue de La Hulpe. J’édite et commente ce reportage inédit découvert dans le patrimoine iconographique de la famille Lannoye. Les Archives de l’Etat à Louvain-la-Neuve en sont dorénavant les dépositaires.

Eric de SÉJOURNET


(1) Présentation du 2nd AD, YouTube
(2) GHYSSENS Roger, 50ème Anniversaire de la Libération, Cercle d’Histoire de Rixensart, 1994
(
3) MAYNÉ J., 1944-1994 50ème anniversaire. Souvenirs de 1939-1944, Rixensart, 1994

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Sur les traces de l’enseignement à Rixensart

1355. Petite école auberge Ste Barbe croquis par Paul Gilson

Le premier document parlant d’enseignement à Rixensart date du 26 septembre 1606. Il atteste que Messire Alexandre, prêtre, a desservi pendant dix ans l’office de la chapelle et instruit et enseigné la jeunesse. Environ un siècle plus tard, entre 1736 et 1739, un rapport du curé de Saint-Martin de Limal, adressé à l’évêque de Namur, signale qu’il y a un maître d’enfants à Rixensart … Il utilise de bons livres et le catéchisme de Namur (1).

Il semble que cette situation continua jusqu’à la conquête de la Belgique par les troupes révolutionnaires en 1794. Jusqu’à la fin de la période française, l’instruction resta très médiocre dans tout le pays. En 1821, sous le régime hollandais, l’instruction primaire fut enfin organisée en application de la loi hollandaise de 1806 (2).

Le 20 juin 1822, Jacques Stenuit, le Bourgmestre, signala que seulement douze indigents fréquentent l’école primaire. En 1824, la Commune fut tenue d’inscrire une somme à son budget pour la création d’une école communale. Le 12 février 1824, le Bourgmestre écrivit à la Députation des Etats que l’établissement d’une école est tout à fait inutile dans notre commune puisqu’elle ne contient que presque tous journaliers, il n’y a que deux fermes et sept à huit petits propriétaires; par conséquent il n’y a pas des enfants qui peuvent fréquenter l’école. Il expliqua en plus que la taxe pour une école va reposer uniquement sur les pauvres journaliers qui ont besoin de leurs enfants pour les assister à vivre et que le grand propriétaire étant étranger à la commune n’interviendra pas dans le paiement de cette taxe (2).

1355B. Petite école ancienne ferme auberge Ste Barbe début rue de l'Institut XVIIIè siècle c Paul Gilson

Seule une école de pauvres fonctionna en hiver, de fin novembre à fin mars dans un vieux bâtiment (ndlr. attenant à la Ferme Hautfenne), près de l’actuelle Place Jefferys.

Entre février 1830 et mars 1836, Pierre Joseph Mathy y enseigna le catéchisme, la lecture et quelques rudiments de calcul. Bien qu’appelé instituteur communal, il ne toucha rien du Gouvernement, ni de la Commune, il fut pauvrement rétribué par le Bureau de Bienfaisance ou par les parents des enfants (2).

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La Ferme Hautfenne, fromagerie, auberge puis pharmacie

Auberge Sainte Barbe (rue de l'Institut) c Daniel Debroux copie

Auberge Sainte-Barbe
coll. Daniel Debroux

Au nord de la place Jefferys à Rixensart, se trouvait une ferme, propriété des Hautfenne. Elle devint fromagerie, auberge … puis, après destruction du bâtiment, pharmacie. La ferme Hautfenne figure déjà sur la carte de Ferraris. La maison, moins ancienne, à 2 étages, en briques rouges, l’écurie, l’étable et une remise entouraient une cour carrée, fermée de murs et d’une solide barrière de fer. Une partie de ce mur subsiste encore, il clôturait le potager à l’arrière de la ferme (1).  

Auberge Sainte Barbe au début rue de l'Institut c Paul Gilson copie

Ferme Hautfenne
coll. Paul Gilson

Avant l’ouverture de l’école communale, rue de l’Eglise, en 1839, une petite école non officielle, ouverte que pendant la période hivernale, occupait en partie la ferme Hautfenne. Vers 1936, la ferme fut transformée en fromagerie tenue par la famille Boulanger.

Après la guerre, vers 1950, après ménagements, l’Auberge Sainte-Barbe attira les gastronomes de la région sous les voussettes des anciennes étables et écuries. Enfin, le tout fut rasé en 1956 (2).

Actuellement, la rue de l’Institut n° 1 à Rixensart est occupé par la pharmacie Familia (anciennement pharmacie Delvaux).

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novembre 2013 © Jean-Claude Renier


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) le nom de Barbe était approprié : en 1756 le cortil Barbe y était localisé, cortil venant du latin ‘curtis ‘ jardin ou métairie.