Sur les traces de l’enseignement au Bourgeois

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1906 | La Place et, à droite, l’école de Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

Sur la place de Bourgeois, l’école dite des filles pendant très longtemps, fut fondée en 1879, à l’initiative du comte Xavier de Merode (1).

En 1879, la loi Van Humbeek, d’inspiration libérale, institue l’école primaire publique, neutre et laïque, placée sous son contrôle. La très catholique commune de Rixensart se prépare à résister de toute son énergie (2).

En 1881, le Ministère de l’Instruction Publique propose la création d’une école communale mixte au Bourgeois. La polémique est engagée. Tergiversations, atermoiements et autres manoeuvres (…) se succèdent pour rejeter continuellement les mesures décrétées par l’autorité supérieure. Cela durera trois ans et n’attestera ni la bonne foi ni le respect de la chose publique des dirigeants communaux (3).

La commune argue de la cherté du projet et de la pauvreté de sa trésorerie (…) et craint que les hameaux du Glain et de Froidmont exigent aussi une école, à l’exemple du Bourgeois, ce qui s’avérerait encore plus coûteux et exorbitant. L’ultime argument, qui est opposé à l’autorité supérieure, est la possibilité de créer une voie de communication entre le Bourgeois et Rixensart. On refuse l’école et on la remplace par une rue, telle est la proposition. Ce chemin permettrait aux enfants du Bourgeois de se rendre sans difficulté à l’école du ‘Centre’ c’est-à-dire, Place communale ou de la Vielle Taille actuelle. Enfin, la commune baisse sa garde en 1883, mais l’idée de ce qui deviendra l’avenue de Merode a germé de la résistance des conseillers communaux aux exigences légitimes de l’Etat (4).

Le 17 septembre 1890, le Conseil communal retire l’adoption de l’école mixte de Bourgeois et la déclare école communale … vu l’importance de la population du hameau de Bourgeois s’élevant à environ 800 habitants, ainsi que la distance d’environ 30 minutes en moyenne que ceux-ci ont à parcourir pour se rendre à l’école communale (5).

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vers 1890 | Famille Taburiaux de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Edouard Taburiaux était instituteur, Joséphine Desteinbachberick, institutrice, tous deux à l’école publique de Bourgeois vers les années 1890, raconte leur petite-fille Elisabeth Taburiaux (et fille de Joseph). Sur la photo de famille, on retrouve leurs quatre enfants, (de gauche à droite) : Adélie (la plus jeune), Gaston, Marie (la plus âgée) et René. Né neuf ans après Adélie, Joseph ne figure pas sur la photo. 

Le 24 décembre 1896, l’Ecole communale mixte du hameau de Bourgeois est convertie en une école de garçons avec instituteur et en une école de filles avec institutrice (6).

Ecole de Bourgeois Mr Vandercamme instituteur en chef à Bourgeois

M. Vandercamme, instituteur en chef à l’Ecole de Bourgeois, coll. Paul Gilson

Ecole de Bourgeois

1912 | Classe de M. Boulet de l’Ecole communale de Bourgeois, coll. Elisabeth Taburiaux

Sur cette photo, Joseph Taburiaux se trouve au 2e rang à droite.

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1914/1921 | Un coin de Bourgeois et la ligne vicinale reliant Waterloo à Wavre
(ligne qui sera électrifié après 1932), coll. Jean-Claude Renier

L’école de la place Cardinal Mercier devenait trop exiguë pour la population écolière. Une école communale fut construite rue Lambermont. Elle ne comprenait que deux classes, un préau et, bien sûr, comme le voulait l’époque, une maison pour le maître, chef d’école (7).

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Vue sur l’arrière de l’Ecole communale des garçons de Bourgeois, coll. Jean-Louis Lebrun

L’école destinée aux garçons et fut achevée en 1914. Ses premiers occupants ne furent pas les gamins du village mais les Allemands qui s’y arrêtèrent dans leur marche vers l’Yser. L’école fut agrandie en trois phases 1975, 1979, 1983 (8).

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1922 | coll. Francis Broche

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1923 | coll. Francis Broche & Jean-Louis Lebrun ↔ 2011 © Francis Broche

Sur la photo datant de 1923, on aperçoit de part et d’autre de l’école, deux maisons en construction. Sur l’avant-plan la ligne vicinale qui reliait Waterloo à Wavre (WaWa), au centre l’Ecole communale de Bourgeois (rue Lambermont n° 12) et au loin le clocher de l’église Saint François-Xavier.

Ecole communale des garçons, coté rue Lambermont
Dessin coll. Cercle d’Histoire de Rixensart ↔ 2016 © Monique D’haeyere

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1940/1950 | Ecole Communale des filles de Bourgeois, Place Cardinal Mercier
coll. Jean-Claude Mercier

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1959 | Dessin coll. Jean-Claude Renier
vers 1997 © Josette Verbois-Thonnard
2013 © Cedric Muscat


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Ibid.
(3) CLEP, Cinquantième anniversaire du Cercle Local d’Education Populaire de Rixensart 1938-1988, 1988, p. 33.
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) située sur l’actuelle place de la Vieille Taille
(6) STORMACQ Hubert, Regards sur le passé de Rixensart-Bourgeois, juin 1960
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(8) Ibid.

Château de Rixensart, pinxit

Château de Rixensart J B Jobart pinxit coll Vivien de Walque

XIXe siècle | Château de Rixensart
J.B. Jobard pinxit, coll. Vivien de Walque

Ce château est ‘l’un des plus beaux monuments du Brabant wallon. Il exprime, par sa typologie, la conception architecturale du XVIIe siècle, et par l’utilisation des matériaux (la brique et la pierre) et les formes qui en dérivent, le style brabançon.

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XIXe siècle | Lithographie du château de Rixensart
J.B. Jobard pinxit, coll. Jacques Jans

Grâce aux princes de Merode, qui le possèdent depuis 1715, ce château nous est parvenu dans un état de conservation satisfaisant. Au fil du temps, il a connu des restaurations et des transformations dont l’ampleur, fort limitée, n’a pas modifié, du moins à l’extérieur, son caractère majestueux (2).

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fin XIXe, début XXe | Dessin du Château de Rixensart
Joseph Lefèvre pinxit, coll. Universiteitsbibliotheek Gent

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1931 | Dessin du Château de Rixensart
E. ou F. Bourguignon pinxit, coll. Universiteitsbibliotheek Gent (2)

Château de Rixensart dessin Narcisse Poplemont © SI Rixensart

1984 | Dessin à la plume du la façade orientale du Château de Rixensart
Narcisse Poplemont pinxit (3), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

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1984 | Dessin à la plume du Château de Rixensart
Narcisse Poplemont pinxit (3), coll. Syndicat d’Initiative de Rixensart

Château de Rixensart 1986 Narcesse Poplemont c Anne-Marie Delvaux

1986 | Dessin à la plume de l’entrée principale du Château de Rixensart
Narcisse Poplemont pinxit (3), coll. Anne-Marie Delvaux 

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Aquarelle ‘Château de Rixensart’
Guy-R Bertrand pinxit, coll. Anne-Marie Delvaux

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1977 | Aquarelle ‘Drève du château de Rixensart’
Guy-R Bertrand pinxit, coll. Jean-Claude Renier

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1991 | Aquarelle, Guy-R Bertrand pinxit, coll. Jean-Claude Renier

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Château de Rixensart, Rachel Diepart pinxit (4)

Cette oeuvre est de l’artiste rixensartoise Rachel Diepart (3), née à Longlier-Neufchateau en 1958. Régente en Arts Plastiques, elle étudia la peinture à Paris et devint restauratrice de tableaux. Elle fréquente les ateliers de dessin de la Cambre, de peinture aux académies d’Etterbeek et d’Anderlecht, de gravure à l’académie de Boitsfort et de sculpture à l’Ecole des Arts d’Ixelles. Elle participa aussi à des stages d’aquarelle à Ostende. Parmi ses nombreuses expositions, elle fera plusieurs passages à La Pommerage  à Genval.

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Château de Rixensart, Rachel Diepart pinxit (4) 


(1) ZECCHINON Alessandra, Le Château de Rixensart. Histoire et architecture, mémoire de licence, U.C.L. Louvain-la-Neuve, 1990
(2) Il pourrait s’agir de Fernand Bourguignon, artiste peintre demeurant 85 Route de Béthune à Lens (France), sociétaire des Salons de l’Ecole française et des Artistes français
(3) ancien secrétaire du Syndicat d’Initiative de Rixensart
(4) DIEPART Rachel, La Pommerage

Bruyère et sentier des Tombes

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Sentier des Tombes dans le Bois de Rixensart
janvier 2014 © Jean-Claude Renier

Rixensart, Genval et Rosières se trouvent dans une des plus riches régions de Belgique en tombes préhistoriques nommées tombelles ou tumuli (1). Celle-ci s’étend en deux axes, le premier allant d’Ottembourg à Court-St-Etienne et le second de Corroy-le-Grand à La Hulpe. C’est grâce à ces vestiges conservés dans notre sol que nous savons que depuis au moins 4 à 5.000 ans, nos landes, nos forêts, nos vallées et nos collines furent parcourues par ces hommes qui sont nos ancêtres (2).

De nombreux vestiges de la période de la pierre polie ont été retrouvés principalement à Genval (3). Au cours de la période de la pierre polie, les Celtes envahirent la Belgique. Ils soumirent les peuplades indigènes et leur imposèrent leur civilisation, leurs coutumes et leurs croyances. On sait que parmi eux on trouvait de nombreux guerriers portant de lourdes épées et poignards en bronze ou en fer. Après les combats, les guerriers morts étaient placés sur d’énormes tas de bois avec leurs armes et parfois leurs chevaux. On mettait ensuite le feu au bûcher et après que l’ensemble était calciné, on recouvrait le tout de sable et de terre. Ces monticules sont les tumuli. Ce peuple a été appelé par les protohistoriens le ‘Peuple brûleur de cadavres’ (2).

Près d’une trentaine de ces tombes étaient encore bien visibles à la fin du siècle dernier. On peut encore en reconnaître une quinzaine aujourd’hui.

Lors des fouilles effectuées à la fin du XIXe siècle, on y a découvert des débris de charbon de bois, des cendres, des restes calcinées d’os humains et des morceaux de bronze et de fer fondu.

Ces tombelles se trouvent le plus souvent sur les hauteurs bordant les cours d’eau et la Lasne en particulier. Ces collines étaient à la fois d’excellents points d’observation et des endroits particulièrement bien protégés des inondations habituelles des vallées à cette époque.

janvier 2014 | Bruyère des Tombes et Sentier des Tombes © Jean-Claude Renier

A environ 1100 m au nord-est du château de Rixensart existent trois tumuli qui ont donné leur nom à la Bruyère des Tombes et au Sentier des Tombes. Ces tumuli sont situés dans le bois de Rixensart au dessus du Fond de Thivaux : ils ont 2 m de haut sur 15 à 20 m de diamètre (…). Photographiée en 1959, la mieux conservée de ces trois tombelles était encore très visible alors que les deux autres étaient, plus au moins nivelées à la suite de la construction d’un fortin de la ligne KW avant 1939 et prenant en enfilade le Sentier des Tombes. Aujourd’hui, les arbres ayant grossi, si ce tumulus est toujours bien là, la plupart des promeneurs doivent le côtoyer sans s’apercevoir de sa présence. Quant aux deux autres, il faut vraiment s’enfoncer dans les taillis pour se rendre compte des dénivellations artificielles qui permettent de les repérer (2).


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Rixensart, Genval, Rosières … avant l’histoire (partie I)
→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Rixensart, Genval, Rosières … avant l’histoire (partie II)


(1) Ces tombes à incinération sous terre se trouvent le plus souvent dans le voisinage des routes romaines qui suivaient sans doute les sentiers des peuplades primitives (4)
(2) GILSON Paul (ancien directeur de l’Ecole du Centre), Les Tumuli de Rixensart, in Confrérie du Tire-bouchon, 1993
(3) A l’arrière de la gare de Genval, un immense talus recèle des tombelles du néolithique moyen (5). En construisant une gigantesque bâtisse au début du siècle passé sur un éperon de terre, aujourd’hui disparu, on y a retrouvé des centaines d’outils de cette période.
(4) SYNDICAT D’INITIATIVE DE RIXENSART, Rixensart et la vallée de la Lasne, 1973
(5) La station préhistorique de Maubroux se trouve à 80 m d’altitude, sur une terrasse de l’éperon s’élevant entre l’Argentine venant de l’ouest et la Lasne venant du sud-ouest ace au confluent de ces deux rivières, au lieu-dit ancien le ‘Pré aux Deux Eaux’, à l’altitude de 51 m (6)(7).
(6) GILSON Paul, Rixensart, Genval, Rosières … avant l’histoire, in Chroniques du Cercle d’Histoire de Rixensart n° 15 de juillet 1993
(7) Ibid.

La Bruyère à la Croix

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vers 1996 | Calvaire de La Bruyère à la Croix © Syndicat d’Initiative de Rixensart 

Ce calvaire est situé au rond-point de la rue du Tilleul, de l’avenue du Bosquet et du Vieux-Chemin-de-l’Helpe, à Genval. Sur une pierre bleue est inscrit : « Ce calvaire élevé / en 1947 / par le curé Adrien Tonnet / remplace l’antique Croix de / la Bruyère » (1).

Voici deux extraits de l’histoire des chapelles de Genval par l’abbé Tonnet qui nous relatent les diverses péripéties du calvaire et du tilleul qui a donné son nom à la rue du Tilleul (2).

Le calvaire de ‘La Bruyère à la Croix’ est extrêmement ancien et remplace peut-être un monument gallo-romain. Nous avons, à Genval, un bel exemple de carrefour qui a donné son nom à une partie du territoire de la commune : La Bruyère-à-la Croix.

Bien qu’aucun acte fixant exactement son emplacement n’ait été retrouvé jusqu’ici, la tradition rapporte cependant que cette ‘croix’ était très grande et qu’elle se dressait dans les bruyères situées au N.O. de la commune, au croisement de la rue du Tilleul avec le chemin venant de Genval-village, le chemin creux dit ‘du Pâchis à la Croix’, allant à La Hulpe et l’ancien sentier devenu l’avenue du Bosquet. Un emplacement exact aurait été celui occupé maintenant par la cabine électrique s’élevant à l’un des angles du carrefour.

Au point de vue topographique, cet endroit est assez remarquable : c’est un carrefour à cinq branches; il était situé à la lisière ouest de la forêt qui, jusqu’aux XIIe et XIIIe siècles, couvrait la majeure partie du territoire de Genval et, enfin, le chemin du Pâchis qui le traverse est certainement l’un des plus anciens de la commune. De plus, les trois chemins principaux qui, venant de Genval-village et de La Hulpe se dirigeaient vers la croix, semblent avoir été détournés légèrement de manière à faire passer leur axe par le point où s’érigeait la croix.

Comme en dehors des cas d’accidents mortels et de crimes, nos ancêtres n’élevaient jamais de grandes croix dans des endroits isolés, sinon pour adapter et sanctifier un reste important des cultes païens anciens, il est donc très possible que la Croix de la Bruyère ait été élevée sur l’emplacement d’un monument païen ancien – soit en pierre «debout» celtique, soit un «Rond-Bois» (clairière sacrée entourée de grands arbres) des religions germaniques).

Cependant, aucun texte ou aucune trouvaille archéologique ne sont venus étayer cette supposition et nous devons donc nous contenter de constater qu’à cet endroit a existé une grande croix qui a donné son nom au hameau et aux bruyères voisines mais dont l’origine et la signification sont restées énigmatiques.

mai et novembre 2008 © Eric de Séjournet

Ce calvaire est de proportions harmonieuses, avec un très beau christ en bois sculpté de l’architecte Paul Smars. Le christ actuel a été inauguré en 1991, le précédent, également dû à Paul Smars, avait été volé en 1985 (3).

En mai 1992, Jean-Pierre Delbrassine, échevin de la Culture, écrivit : Vendredi Saint … 19 heures … Quelques paroissiens accompagnaient Monsieur le Doyen Gorissen et le Père Olivier pour assister, pieux, à la bénédiction d’un Christ au lieu dit « Pachis à la croix » (….). Oeuvre de Monsieur Paul Smars, sculpteur, ce très beau Christ en chêne massif dégage une impression de force dans la souffrance. Il y a quelques années, le Christ qui s’y trouvait fut volé et la Fabrique d’église Saint-Sixte eut la riche idée de solliciter le talent reconnu d’un artiste du ‘pays’ pour en exécuter un autre. Merci aux membres de la Fabrique d’église pour ce choix, le choix d’une oeuvre authentique avec tout ce qu’elle représente par essence.


→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | Origine de la Bruyère à la Croix et de la rue du Tilleul


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Origine de la Bruyère à la Croix et de la rue du Tilleul (deux extraits de l’histoire des chapelles de Genval par l’abbé Tonnet), in Rixensart Info 128, mai 1992
(2) Ibid.
(3) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000

Leur Abri, refuge pour enfants de soldats

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1912 | Un coin du Bosquet à Bourgeois, coll. Jean-Claude Renier

En plein coeur de Bourgeois, dans un vaste parc d’1 ha 22, s’érige un bâtiment d’une superficie de 170 m2 construit en 1905 par Lambert Wets, horloger à Schaerbeek (1).

Après son décès, en 1909, la propriété passe aux mains de Léon Wets, négociant à Saint-Josse-ten-Noode, et c’est sans doute de cette époque que date une carte postale montrant une villa entourée de serres et d’un verger (2).

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vers 1919 | Rue du Baillois (Belloy), direction Leur Abri, coll. Jean-Claude Renier

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Entrée piétonne, coll. Jean-Claude Renier

En 1919, le domaine est vendu à la société coopérative ‘Leur Abri’ (3) … et voici qu’apparaît un nom qui n’a plus changé depuis.

La grande villa offrait aux enfants des soldats de la Première guerre mondiale un séjour temporaire au grand air (4).

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1921/1926 | Leur Abri, coll. Anne-Marie Delvaux, Jean-Louis Lebrun et Francis Broche

A droite du bâtiment principal, la petite salle de récréation.

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1921 | La salle à manger de Leur Abri

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Au verso de cette carte postale, qui circula le 9 février 1921, nous apprenons : A la purification (5) nous sommes allées visiter les mutilés à Woluwé (6). Inspection des plus intéressantes mais bien triste ! Comment ne pas plaindre ces pauvres soldats privés de jambes et de bras ? On réussira à leur en mettre des artificiels … signée Joséphine Godard.


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté ….
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté ….
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) la Fête de la Présentation de Jésus au Temple est célébrée le 2 février et correspond à la Fête de la Purification de la Vierge Marie.
(6) Dans le parc de 17 hectares de la villa Parmentier, avenue de Tervuren à Woluwé-Saint-Pierre, fut installée fin 1919 un hôpital militaire « spécialement affecté aux invalides de la guerre, dont les lésions réclament encore des soins chirurgicaux, physiothérapiques ou un appareillage » (4). Déjà en 1914, la princesse Marie-Louise de Bauffremont-Courtenay, épouse du comte Jean de Merode, y avait fait édifier une école où nos premiers mutilés vécurent sous l’occupation. Elle se consacra avec dévouement à cette oeuvre ‘Aide et Apprentissage aux Invalides de la guerre’. « Dans cet asile les premières victimes de la guerre y trouvèrent non seulement le gîte et la pension, mais encore des ateliers bien outillés qui leur ont permis de se livrer à une rééducation professionnelle » (7), « de la cordonnerie à l’horlogerie, de la mécanique au jardinage, sans oublier les cours généraux (…). A l’Armistice, devant l’ampleur de la tâche à accomplir, le gouvernement donne à l’action de la comtesse Jean de Merode une consécration officielle, lui conférant le titre d’Oeuvre nationale des Invalides de la Guerre (8).

(7) LAUSBERG Sylvie, La ‘maman’ des invalides de guerre, in Le Soir, 29 août 1998
(8) Dr. WILMAERS Léon, Hôpital Militaire de Bonsecours, directeur de l’Hôpital Militaire de Woluwé, décembre 1919

Leur Abri, en famille au grand air

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Entrée principale, coll. Jean-Louis Lebrun

Lorsque la société coopérative ‘La Maison du Peuple’ l’acheta, en 1928, il y avait encore deux dortoirs à l’étage. Ils furent sans doute remis en état et inaugurés sans tarder car, dans un ouvrage de 1929, V. Serwy nous parle de cette propriété située à Rixensart en vue de permettre à ses membres de prendre en famille quelques jours de vacances dans un milieu charmant, mais c’est avant tout aux enfants que ce home est destiné (1).

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vers 1930 | coll. Anne-Marie Delvaux

De 1928 à 1940 : Leur Abri fonctionne à plein rendement comme maison de vacances pour les coopérateurs de Bruxelles, sous la gérance attentive de Henri Van Beekhoven. Il fallait ajouter une aile au bâtiment central, et même deux bâtiments préfabriqués sur le terrain avoisinant. Le dimanche matin, le jeu de boules, dans la cour, connut un grand succès auprès des vacanciers, et des habitants du quartier (2).

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vers 1930 | En plein soleil, coll. Jean-Claude Renier

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1929/1938 | Leur Abri … intra muros (salle de repos, cantine, salle à manger, salle de douche, un dortoir) coll. Jean-Louis Lebrun

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1925/1935 | La plaine de jeux de Leur Abri, coll. Jean-Claude Renier

Au centre de la photo, on distingue la toiture de la plus ancienne habitation du Bourgeois, datant du XVIIIe siècle … aujourd’hui disparue → RÉTRO RIXENSART | Rue Lambermont 17, chaumière du XVIIIe.

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1931 | Le Home de Leur Abri, coll. Jean-Louis Lebrun

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‘Place de repos’ en plein air, coll. Jean-Claude Renier

C’était apparemment un home bien géré, voire même un hôtel pour les membres du parti qui pouvaient y séjourner pour un prix démocratique. Selon ceux qui l’ont fréquenté, c’était un endroit idéal pour passer d’agréables vacances. La cuisine y était abondante, variée et excellente. L’hôtel et ses dépendances pouvaient accueillir un très grand nombre de pensionnaires dans 60 à 70 chambres (3).

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Le Home coll. Francis Broche

Hélas, la guerre de 1940-1945 brisa la quiétude des lieux et les activités s’en trouvèrent fortement gênées (4). Pendant la guerre 1940-1945, Leur Abri fut occupé par les Allemands et, simultanément, abrita des résistants et réfractaires (5).

Toute cette quiétude va hélas changer avec la tourmente qui va secouer nos contrées et plonger ‘Leur Abri’ dans la seconde guerre mondiale. La déclaration de guerre amena la fermeture de l’établissement aux vacanciers et mai 40 y vit la présence de troupes anglaises. Elles y abandonnèrent une quantité importante d’obus qui furent enterrés, jusqu’en 1944, le long du mur mitoyen (6).

Après les Anglais en retraite, vinrent les Allemands en séjour et le drapeau à croix gammée flottait à côté du vieux noyer. Cela dura jusqu’au dimanche 3 septembre et l’arrivée de nouvelles troupes anglaises  (7).

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coll. Jean-Louis Lebrun

A une certaine époque, la commune stockait sous les arcades le chlorure de calcium destiné au déneigement des routes (8).


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(2) DE TROYER François, D’un siècle à l’autre, in Les Feuillets Historiques n° 11
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(4) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté … .
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996)
(6) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(7) Ibid.
(8) dixit Michel Coenraets, ancien bourgmestre de Rixensart

Leur Abri, lieu de rencontres et d’activités

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vers 1955 | coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Remontons le temps … à Leur Abri ! Rétro Rixensart présente une rétrospective en trois temps de la villa Leur Abri, sise rue du Baillois à Bourgeois.

  • première partie (éditée le 15 avril 2019) : Leur Abri, lieu de rencontres et d’activités
  • deuxième partie (éditée le 16 avril 2019) : Leur Abri, en famille au grand air
  • troisième partie (éditée le 17 avril 2019) : Leur Abri, refuge pour enfants de soldats

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vers 1955 | Home ‘Leur Abri’, coll. Jean-Claude Renier

Après la Seconde Guerre mondiale, Leur Abri retrouva sa vocation première mais avec moins de succès, les vacanciers cherchant plus loin le dépaysement (1).

De 1945 à 1962 : de mars à septembre, le lieu fut un centre de vacances pour les coopérateurs et, en automne et en hiver, le point de départ pour de nombreuses activités initiées par le Cercle local d’éducation populaire (2).

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Entrée cochère de Leur Abri, coll. Jean-Claude Renier

En 1964, la commune de Rixensart acquit ‘Leur Abri’ et, après différents projets, en fit une maison de quartier (3). Ce n’est qu’en 1982, après quelques années de tergiversations que la maison de quartier fut inaugurée (4). ‘Leur Abri’ devint le lieu de rencontres et d’activités culturelles, de manifestations sportives, de plaine de jeux (5). Des salles de cours, de réunion et d’exposition, et des courts de tennis y sont proposés aux Rixensartois.

 

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mai 2008 | Leur Abri à 360° © Eric de Séjournet

Mis en place au début de l’année 1986 par Michel Coenraets, échevin de la Culture, le Cercle d’Histoire locale y occupa le local n° 6 au 2e étage. Quatre volontaires assurèrent le bon fonctionnement de ce Centre de travail et de documentation : Mmes Bouton et Claes, Mrs Poplemont et Foret (6). En novembre 1994, le Cercle quitta son local d’origine à Bourgeois pour déménager à Genval, au deuxième étage de la villa ‘Beau Site’ (14 avenue des Combattants) et y occuper des locaux plus importants (7).

3 Leur Abri 2.2012 © Eric de Séjournet-006

février 2012 | Locaux occupés par la Croix-Rouge de Rixensart, l’ONE, Le Petit Nid et Bébé Rencontre © Eric de Séjournet

Ce lieu est également marqué par la présence de la Croix-Rouge. En effet, la commune de Rixensart prêta en 1999 à la Croix-Rouge de Rixensart un vaste local afin de pouvoir y organiser le prêt de matériel sanitaire. En moyenne 28 personnes par mois firent appel à ce service, assuré bénévolement jusqu’en 2015 par Yvonne Weber, une habitante de la rue du Moulin (8).

 

mai 2013 | Le parc centenaire © Bernard Hirsoux + mai 2014 © Christian Petit

En 2009, une nouvelle plaine de jeux fut inaugurée dans « ce véritable havre de paix et de quiétude », souligna en juin 2009 Jean Vanderbecken, bourgmestre de Rixensart.

 

juillet 2014 et février 2016 © Monique D’haeyere

En juin 2011, la Commune de Rixensart annonça son projet de création à Leur Abri d’une crèche pouvant accueillir dix-huit bambins (9). La Croix-Rouge de Rixensart, l’ONE, la halte d’accueil ‘Le Petit Nid’ et ‘Bébé Rencontre’ devrons déménager. En mai 2015, le Collège confirma le projet : 28 lits supplémentaires devraient être créés dans un an et demi au plus tôt, puisque là, des bâtiments devraient être démolis et reconstruits. In fine, c’est en janvier 2018, que le projet vit le jour, Patricia Lebon, bourgmestre de Rixensart, y inaugurant ‘Le Berceau de Zaza’.

Quant au parc centenaire de Leur Abri, il regorge de trésors arborés. Quinze Arbres Remarquables y sont recensés : 11 Platanes, 3 Châtaigniers et 1 Chêne (10).


→ ARBORESCENCE | Leur Abri

→ OBJECTIF RIXENSART | Leur Abri


(1) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(2) DE TROYER François, D’un siècle à l’autre, in Les Feuillets Historiques n° 11
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Il était une fois …, in Randonnée d’Artistes Rixensart, 25/26 juin 1994, pp. 94 à 144
(4) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(5) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Si Bourgeois m’était conté ….
(6) FORET Jean-Mary, Cercle d’Histoire locale – Ouverture d’une permanence, in Rixensart Info 84 de décembre 1986, p. 19
(7) 
Rixensart – lnfo 158 de février 1996, p. 26
(8) de SÉJOURNET Eric, Remerciements à Yvonne Weber, in Croix-Rouge de Rixensart, 9 juin 2015
(9) ATTOUT Xavier, La commune va augmenter sa capacité d’accueil de 40 % : 51 places en plus en crèche, Le Soir du 24 juin 2011
(10) ARBORESCENCE, association citoyenne (www.arborescencerixensart.com)

 

Domaine de Froidmont et ses nouvelles avenues

258. Montage Vallée de Froidmont © Jean-Claude Renier

20 août 1974 | ‘Domaine de Froidmont’ © Jean-Claude Renier B

De deux photos (1), Jean-Claude Renier a fait un montage panoramique, permettant de visualiser à la fois le Monastère de l’Alliance (à gauche) et la Ferme de Froidmont (à droite). De gauche à droite, on observe encore qu’aucune construction ne longe l’avenue de l’Europe, que l’avenue du Touquet ne compte que quelques maisons éparses. A l’angle du chemin du Meunier et de l’avenue du Touquet, un panneau mentionne : ‘Domaine de Froidmont’.

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Vue sur le Domaine de Froidmont © Maurice Goethals

Au Sud de la Ferme de Froidmont, au croisement du chemin du Meunier et de l’avenue du Touquet, le lotissement ‘Domaine de Froidmont’ voit le jour. Les avenues du Touquet, de l’Europe, de Winterberg et du Québec sont créées.

Quartier avenues du Touquet et de l'Europe photographié depuis la Ferme de Froidmont avenues du Touquet et de l'Europe 1976 © Maurice Goethals

Vue sur le Domaine de Froidmont © Maurice Goethals


(1) photo ZEISS IKON à soufflet (Nettar) objectif 1:4,5 anastigmat (négatif au format 60 x 90)

Champ de Froidmont, luges et moissons

Vieux coin sous la neige Sentier du Meunier ca 1950 Collection Jean-Claude Renier

novembre 1925 (1) | Chemin du Meunier, coll. Jean-Claude Renier

Le creux du chemin du Meunier est marqué par un cabanon destiné au bétail. Devant l’abri, il y avait un abreuvoir, se souvient Jean-Claude Renier (2). A l’époque nous y faisons de la luge, d’autres du ski (3).  

Se basant sur les cartes de Ferraris de 1777 (4), Paul Buffin (5) définit le champ de Froidmont en deux parties, celle qui s’étendait du Bois du Héron, la Vieille Taille ou la Belle Taille, à l’ouest, au chemin de fer à l’est, et celle de l’avenue de l’Aurore au nord, à la rue des Bleuets, au sud. Il précise que le moulin de Genval (sur la Lasne) était plus proche de Froidmont que celui de Rosières.

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Au XVIIIe siècle, les habitants de Froidmont se rendaient au moulin de Genval par le sentier du Meunier, qui continuait via la rue de l’Augette jusqu’au Bourgeois et descendait au moulin (de Genval) par la rue du même nom.

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avant 1940 | coll. Roger Mélotte

Sur le charriot chargé de gerbes de blé, se trouvent Emile Mélotte et son fils Roger. A côté du chariot, Antoinette Marcq, mère de Roger, ainsi que Armand Hautfenne. A remarquer l’attelage : le chariot en bois avec ses roues à rayons, cerclées de fer et le frein à sabots. Mais aussi les rehausses et les rondins de bois pour augmenter le volume embarqué. On admire la belle allure des chevaux brabançons qui assuraient la traction du charroi, raconte Jean-Claude Renier.

On peut situer l’endroit, approximativement, au début de l’avenue Albertine. A cette époque, juste à l’endroit ou commence la déclivité où se trouve l’actuelle avenue Winston Churchill, il y avait une grande haie qui démarrait de la rue de Limal jusqu’à la ligne du chemin de fer.

Les prairies et les cultures de la ferme Mélotte se situaient sur les terrains qui se trouvaient entre la rue de Limal et la ligne du chemin de fer, depuis un abreuvoir pour les animaux situé à hauteur du n° 17 rue de Limal et allant jusqu’à la rue des Bleuets (ancien Chemin de Nivelles).

Richard Meert raconte que pendant le bombardement de juin 1944, la famille est allée se réfugier entre les talus du chemin du Meunier. Il a aussi aperçu le bombardier Lancaster, en feu, qui s’est écrasé à l’angle de l’avenue Léopold et de l’avenue Marie Monseu.

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début années ’50 | Champ de Froidmont © Josiane Meert

Superbe panorama de la ferme de Froidmont pris début des années ’50. Jean-Claude Renier décrit les lieux : La prairie que l’on voit en avant-plan avec son abri pour le bétail longe le chemin du Meunier jusqu’au début de l’avenue de l’Aurore. De nos jours, cette zone est entièrement urbanisée par l’avenue de l’Europe et l’avenue du Touquet. La maison de forme carrée dans le sentier du Meunier est celle des Leloup. A sa gauche, on aperçoit la serre de la ferme Mélotte. Contre le bord de l’image, deux maisons de la rue Alphonse Collin. Au milieu de l’image émerge, au-dessus de la ferme, l’hôtel Beau Site situé dans l’avenue Astrid.

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19 juillet 1955 | Chemin du Meunier et, dans la prairie, l’abri pour le bétail © Josiane Meert

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Photo 1 | vers 1958 | Sur le charriot, Urbain Meert. Avec une fourche en main, Charles, le valet de la ferme. Remarquez, la traction animale était encore bien utilisée dans les années 1950 © Josiane Meert

Photo 2 | après 1958 | Moisson dans les champs exploités par la ferme de Froidmont. Richard Meert est au volant d’un tracteur LANZ BULLDOG de 1958. Ce dernier tire une faucheuse batteuse tractée © Josiane Meert

Photo 3 | juillet 2014 | Avenue Boulogne-Billancourt © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | Champs


(1) Les 28 et 29 novembre 1925,  34 cm de neige furent relevés à Uccle (Météo Belgique)
(2) vice-président du Club Ferroviaire de Rixensart
(3) Le 28 novembre 1973,  34 cm de neige furent relevés à Uccle (Météo Belgique)
(4) A la fin du XVIIIe siècle, le réseau de communication est constitué d’une juxtaposition de petits réseaux rayonnant autour des villes les plus importantes. De cette période, datent les cartes topographiques des Pays-Bas autrichiens dressées par le général de Ferraris (1777). Ces cartes reprennent notamment les tracés des anciens chemins empierrés ou pavés (6).
(5) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(6) http://www.sentiers.be

Villa Les Vacances

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après 1909 | Villa Les Vacances, avenue des Combattants, coll. Eric de Séjournet 

En retrait de l’avenue des Combattants, cette villa d’influences Art Nouveau, Art Déco et ‘villégiature’ a été construite en 1909 par l’architecte N. Lacroix. Derrière une haie ouverte par une grille d’entrée encadrée de piliers monolithes, la bâtisse de trois larges travées sur deux niveaux est totalement enduite et peinte. Chaque travée se divise en une baie triple : au rez-de-chaussée, un arc en anse de panier termine la baie habillée d’une menuiserie tripartite et, à l’étage, des piliers séparent les trois ouvrants. Des médaillons et un panneau de carreaux de céramique ornent les allèges de fenêtres de l’étage. Un imposant auvent sur deux colonnes abrite l’entrée, tandis que des petits balcons prolongent certaines fenêtres de l’étage. Les pignons sont décorés de faux colombages peints. Une importante bâtière à brisis, recoupée d’un pignon en travée principale, couronne cette habitation soignée (1).

1992/1995 coll. Hommes et Patrimoine ↔ 2015 © Monique D’haeyere


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009

Rue Bois de Pirart, proche du Home Béthanie

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vers 1950 | Rue Bois de Pirart à Genval, coll. Lydia van Altena

Entre 1950 et 1962, Lydia van Altena (Pays-Bas) venait régulièrement avec ses parents passer des vacances à Genval. Elle se souvient que les séjours en groupe avaient une connotation chrétienne et que les bâtiments se trouvaient près d’un cimetière.

Il pourrait s’agir de l’Assemblée Protestante Evangélique de Genval qui, depuis 1932 est installée rue Bois de Pirart 127 à Genval, sur une partie du domaine du Home Béthanie (près du cimetière de Genval). Cette association organise des activités pour les jeunes.

coll. Lydia van Altena

La première photo, prise vers 1950, montre l’avant d’un bâtiment de plain-pied en bois avec des contreforts en brique, tandis que sur la deuxième photo, datée de 1961, on découvre l’arrière d’un bâtiment en brique. Prise entre 1960 et 1961, la troisième photo montre le réfectoire. Les adultes et enfants sont attablés séparément. Sur le fond du mur (à droite sur la photo) un écritoire : Mort au péché / Vivant pour Dieu.

L’Héritage, perdu

Avenue de Montalembert 5 à Rixensart (autorisation propriétaire Diane Limage-Heene) 4.2015 © Francis Broche 8

avril 2015 | L’Héritage © Francis Broche (1)

Sise avenue de Montalembert n° 5, au milieu d’un parc de 43,5 ares, L’Héritage était une villa de style Normand de 1920. En 1940, elle entra en possession de la famille Limage et fut mise en vente en avril 2015.

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avril 2015 | L’Héritage © Francis Broche (1)

Sur le plan urbanistique, cette propriété est située en sous-aire 1/42 de ‘parc résidentiel’ (2) au règlement communal d’urbanisme révisé.

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novembre 2018 © Annick Dedobbeleer & Monique D’haeyere
mars 2019 © Eric de Séjournet

Le 15 février 2017, un permis d’urbanisme (3) fut octroyé par la Commune de Rixensart pour y abattre une quarantaine d’arbres ainsi qu’élaguer six arbres (4). Quant à l’ancienne villa, elle fut démolie en mars 2019.


→ ARBORESCENCE | Érable palmé et Arbre Remarquable (Platane) : ult.


(1) photos prises en avril 2015, avec l’autorisation de la propriétaire
(2) tout comme le parc de Genval-les-Eaux
(3) COMMUNE DE RIXENSART, Registre des demandes de permis n° PU/2017/0013 MD/md
(4) cadastré 1ère division section C parcelles 506 – 507 – 508 – 509

Notre-Dame des Anges : couvent, pensionnat, école

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Vue générale du couvent et pensionnat des Soeurs Franciscaines de Notre-Dame des Anges à Genval (Mahiermont), coll. Universiteitsbibliotheek Gent

Ce couvent fut construit par Mr. Degallaix, entrepreneur à Genval.

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1919 | Cour de récréation, côté des classes, coll. Francis Broche & Monique D’haeeyre
vers 1933 | Vue générale, coll. Imelda De Thaey
2011 © Francis Broche

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1920 | Vue sur l’ancienne église Saint-Sixte depuis la cour de récréation
Récréation dans la prairie, coll. Bernard Bourgois et Imelda De Thaey

Bernard Bourgois fait observer que durant la récréation les grands enfants étaient séparés des petits, les garçons des filles également. Quant au rôle du mouton, cela demeure un mystère …

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Classe de l’Ecole Notre-Dame des Anges, coll. Imelda De Thaey

Cette classe est prête à recevoir ses nouveaux élèves. Ils se retrouveront trois par banc. Au centre, éclairé par une suspension, le pupitre de l’enseignant. Pour marquer son autorité, une clochette à sa droite. Les deux tableaux sont encore fermés et ne dévoileront leur message que le 2 (septembre?), comme indiqué sur l’éphéméride. Au-dessus de chaque tableau, une carte de la Belgique et ses ‘Régions naturelles’, et une carte du Brabant. Les références religieuses sont doubles : le crucifix et le Sacré-Coeur sur l’autel orné de fleurs.

Chapelle Notre-Dame-des-Anges

La chapelle

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1910 | Jardins du Couvent de Genval, coll. Francis Broche
Solitude Saint-Joseph, coll. Francis Broche
2011 © Francis Broche

Réfectoire Notre-Dame-des-Anges

Réfectoire, coll. Francis Broche

Pavillon du Sacré-Coeur, coll. Francis Broche et Cercle d’Histoire de Rixensart

Rue Jean-Baptiste Stouffs Notre-Dame des Anges coll. Monique D'haeyere

Rue Jean-Baptiste Stouffs à Genval, coll. Monique D’haeyere