Première randonnée d’artistes

Première Randonnée d'Artistes Rixensart juin 1994

25 et 26 juin 1994 | Première Randonnée d’artistes
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

C’est avec une très grande joie que nous nous apprêtons à vivre ensemble cette manifestation culturelle d’exception que sera la ‘Randonnée d ‘Artistes’. Imaginé et promu par le Foyer Culturel, ce projet a le mérite de réunir une multitude d’artistes de notre commune, représentants talentueux de nombreuses disciplines (…). Cette ‘Randonnée’ est une grande première pour Rixensart (…). Nous ne doutons pas non plus (…) que la ‘Randonnée d’Artistes’ s’inscrira bientôt dans la tradition de la vie culturelle rixensartoise, écrivit en 1994 Michel Coenraets, bourgmestre de Rixensart.

Le Foyer Culturel de Rixensart en collaboration avec des associations locales, dont les Jeunesses Musicales du Brabant, le Syndicat d’Initiative, le Cercle d’Histoire, le Réseau des Bibliothèques … organisa un week-end de rencontres avec plus de quatre-vingt artistes qui résident ou qui travaillent dans l’entité rixensartoise : peintres, sculpteurs, dessinateurs, photographes, graveurs, sérigraphes, graphistes, architectes, écrivains, poètes, conteurs, musiciens, artistes de rue … 

Cette Randonnée d’artistes associée à la Fête de la Musique était destinée à faire connaître au grand public les richesses culturelles de la commune de Rixensart en favorisant le contact direct avec les créateurs. 

Les habitants furent invitées à visiter les ateliers et lieux de travail des artistes qui, à cette occasion, ouvrirent leur porte et donnèrent des informations sur leurs démarches créatrices et les techniques utilisées. 

Les maisons de quartier comme Leur Abri et La Maison Rosièroise, l’Académie de Musique, le Centre Culturel de Froidmont, le Centre Culturel Protestant, ainsi que le Centre Culturel de Genval accueillirent également des expositions et des animations diverses. 

Par ailleurs, en journée et en soirée, des moments de rencontre rassemblèrent musiciens, conteurs et artistes de rue. 

Panorama à Froidmont

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18 juin 1978 | Ce paysage froidmontois photographié (1) depuis le Monastère de l’Alliance a bien changé depuis ! A l’avant-plan, une partie du terrain était encore cultivé, mais aussi le chemin de promenade du monastère. Au second plan, l’avenue de l’Europe et quelques maisons.

Au troisième plan, des maisons de la rue de Limal et, sur la hauteur, les habitations de l’avenue Albertine (2).


(1) 
prise de vue avec un NIKON FT3 – téléobjectif NIKKOR 135 mm 2.8, Ouverture 5.6 – 8 à 1/250 sec, film Kodak Vericolor 100 asa.
(2) commentaire de Jean-Claude Renier

Cérémonie en hommage à trois paroissiens fusillés par les Allemands

176. Rapatriement fusillés genvalois 17 juin 1945 Place communale c Luc Debource

17 juin 1945 | Rapatriement de trois Genvalois fusillés par les Allemands.
Le convoi funéraire remonte l’avenue Gevaert et arrive Place communale à Genval.
coll. Luc Bource

Trois paroissiens de Saint-Sixte arrêtés par la Gestapo furent fusillés début 1943 : Alexandre Ancart et Georges Rouchaux, tous les deux à Bourg-Léopold, et Maurice Van Diest au Tir National. Dans sa Monographie de Genval (p. 73), Adrien Tonnet, curé à la paroisse Saint-Sixte de 1923 à 1962, consigne le 17 juin 1945 : Au cours d’une cérémonie grandiose les corps des fusillés sont ramenés à Genval.

Ancart A. (41), Rouchaux G. (48) et Van Diest M. (41) font partie des 185 patriotes exécutés au Fort de Breendonk (1).

• Alexandre Ancart est né le 16 mars 1902 (2) à Cortil-Noirmont (BW), et, pour avoir transporté des armes, fusillé à Bourg-Léopold (2) (et non à Breendonk) le 6 janvier 1943 (3)

• Georges Rouchaux est né le 28 décembre 1895 à Ixelles, et fusillé à Breendonk le 6 janvier 1943 (3)

• Maurice Van Diest est né le 5 novembre 1902 à Wavre (BW), et, pour possession d’armes, fusillé à Breendonk le 13 janvier 1943 (3) Continuer la lecture de Cérémonie en hommage à trois paroissiens fusillés par les Allemands

Randophoto

175. Randophoto 2007 Thème Rouge Prix Public Collection Centre Culturel de Rixensart

16 et 17 juin 2007 | Photo présentée par Stéphanie Philipsen (Rosières)
à la Randophoto 2007
Prix du public pour le thème ‘rouge’

Ce concours de photos fut organisé par le Centre Culturel de Rixensart dans le cadre de la 7ème Randonnée d’Artistes. Les participants étaient invités à exploiter au maximum leur créativité tout en étant confrontés à trois obligations :

• trois thèmes imposés : ‘caché’, ‘fermé le dimanche’, ‘rouge’
• un délai imparti
• une réflexion lors de la prise de vue (les photos ne pouvant être ni recadrées ni corrigées) Continuer la lecture de Randophoto

Avenue Albert Ier

180611 Vue panoramique Maubroux Exclusivité Au Cyclamen 20 rue de Rosières Genval partie 2 originale c Christian Lannoye (1)

entre 1927 et 1935 | Splendide vue panoramique de Maubroux (Genval)
coll. Christian Lannoye

De gauche à droite : la Tour à charbon, l’église Saint-Pierre, le Normandy Hôtel, l’avenue Albert Ier et son alignement de Platanes communs, le Grand Hôtel du Parc (Hôtel Bigaré), la Place Raymond Becquevort, l’Hôtel du Belvédère.

Fête du Saint-Sacrement

893B. Procession à Froidmont juin 1950 Collection Jean-Claude Renier (1)

11 juin 1950 | Procession à Froidmont
à l’occasion de la Fête du Saint-Sacrement (1)
coll. Jean-Claude Renier (2)

Partant de l’église Sainte-Croix, la procession emprunte la rue de Froidmont et passe sous le pont du chemin de fer pour se diriger vers la rue Alphonse Collin, l’avenue Tilquin et la rue Robert Boisacq, pour rejoindre son point de départ, par la rue de l’Eglise.

Observez les pavés blancs qui couvrent toute la rue de Limal et la ligne de chemin de fer qui n’est pas encore électrifiée (elle le fut en 1956). On aperçoit un poteau pour la caténaire du tram et à l’extrême gauche, un sémaphore de la signalisation mécanique du chemin de fer (3).

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Chemin de Malaise, la côte de Woo

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1910 | Chemin de Malaise
(actuellement rue de Genval)
coll. Philippe Godin

Venant du Hameau de Woo à Rosières, ces deux promeneurs descendent le Chemin de Malaise (1) (actuellement rue de Genval) vers le lieu-dit Le Pré du Wick ‘Aux deux eaux’ (2). S’ils prennent à gauche, ils suivront la vallée de la Lasne (le long de l’actuelle rue de La Hulpe). S’ils vont tout droit, ils franchiront la rivière d’Argent (2)(3) sur le Pont de Woo (2) et arriveront à hauteur du lac de Genval.

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avril 2014 © Monique D’haeyere

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Funérailles d’Auguste Lannoye

1938 1 juin Funérailles d'Auguste Lannoye à Genval c Fonds Lannoye (Ed. Rétro Rixensart)_81er juin 1938 | Le cortège funèbre passe
devant la Maison communale de Genval
et se dirige vers le cimetière de Genval
coll. Fonds Lannoye (1)

La nouvelle, brutale et inattendue, du décès d’Auguste Lannoye se répandit en quelques heures par l’I.N.R. (2) et la plupart des journaux du lendemain, mais elle s’était diffusée déjà avant l’aube parmi le personnel de la pause de nuit, si bien que lorsque sonna le glas de l’Église Saint-Pierre, tout le village était déjà informé.

Les réactions furent immédiates, nombreuses et spontanées, mais leur intensité fut une révélation. Des messages avaient afflué de partout : des clients, des couvents, d’évêques, de fournisseurs, d’abbayes anglaises, de très nombreux curés, des missionnaires, des journalistes, d’associations et mouvements de toutes sortes et qui disaient : il m’écoutait, il m’a donné une auto, une maison, il me comprenait, il m’a sauvé, aidé, il a chauffé nos écoles, il me redonnait courage, avec lui je me sentais grandir, il m’aimait, il ne m’oubliait jamais … (1).

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Il y a 80 ans, décès d’Auguste Lannoye

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1938 | Dernière photographie d’Auguste Lannoye,
fondateur des Papeteries de Genval
coll. Fonds Lannoye (1)

Le jour de l’Ascension 1938, je me promenais avec lui dans le bois qu’il aimait à sillonner en allant et revenant de l’usine, il en connaissait tous les arbres, tous les oiseaux et s’asseyait parfois longuement en priant ou méditant sous ‘l’arbre de Papa’. Notre promenade nous avait amenés à faire également le tour de l’usine qui était vraiment pimpante : plus de chantiers de construction, boiseries et tuyauteries fraîchement repeintes, partout la propreté qu’il exigeait énergiquement.

Il me proposa un petit voyage à Lourdes et comme je lui faisais remarquer que ce départ nécessiterait pour lui un temps de préparation pour la mise au point de ses importantes affaires, il me répondit à mon très grand étonnement : si tu veux nous partirons dès lundi, je ne suis plus aussi indispensable que tu le crois, raconta son épouse, Marie Stevenart (1).

Le surlendemain, samedi 28 mai 1938, il revient de la maison communale tôt dans la soirée, harassé. Quelques heures plus tard, frappé de congestion cérébrale, il entre dans le coma et meurt dans la nuit (1).

L’œuvre réalisée en quelque trente années était immense. Trop grande même pour Auguste Lannoye qui se prenait parfois à regretter le temps où il connaissait chacun de ses ouvriers et lorsque rien de ce qui se passait dans son entreprise n’échappait à son contrôle. Il avait bâti tout cela en partant de rien, sinon de son esprit et de son cœur.

Il avait parfois l’impression que son œuvre était faite et que d’autres auraient à la poursuivre. Il avait, à contrecœur, mais pour la bonne cause, accepté qu’un « Service Social » s’occupât du personnel car il s’était toujours réservé cette tâche. A son fils qui lui parlait de nouvelles formes d’organisations participatives il laisse tomber « Après moi, peut-être, ce sera à toi de le faire ».

Sa santé florissante lui permettait d’assumer chaque jour un labeur considérable. « Je ne me sens pas vieillir » disait-il avec un grand sourire. Un jour il prétendit : « Je ne suis pas fatigué … je n’ai d’ailleurs jamais été fatigué … je me demande même si la fatigue n’est pas une invention des paresseux ! » (1).


(1) LANNOYE Luc, Regards sur le passé, 1978

 

Monastère de l’Alliance

180528 Monastère des Bénédictines1968-1969 | Monastère de l’Alliance, dite des Bénédictines

Au n° 64 de la rue du Monastère, la construction du Monastère de l’Alliance fut terminée en 1968. C’est l’architecte couvinois (1) Roger Bastin (2) qui en signa les plans. « Il surprit de prime abord, car, bien que conçu suivant le plan traditionnel, il était entièrement construit en béton. Aujourd’hui son environnement verdoyant lui donne plus de douceur », écrit Paul Buffin (3).

656C. Monastère de l'Alliance © Monique D'haeyere

avril 2010 © Monique D’haeyere

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