Hommage de reconnaissance aux Etats-Unis

1916 | Des écolières de Genval rendent un hommage de reconnaissance aux Etats-Unis

En effet, dans les premières semaines du conflit de la Première Guerre mondiale, un certain nombre d’exactions ont été commises en Belgique par les troupes allemandes, traités de barbares par les journaux de l’Entente. La guerre secrétait violence et peur. Aux Etats-Unis, le sort de la Belgique apitoie. Comment ne pas plaindre ce petit pays envahi par son puissant voisin au mépris des traités internationaux ? Dans un grand élan de solidarité, la nation américaine se mobilisa pour venir en aide aux populations civiles.

Drève des Aubépines, des Magnolias depuis 1977

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vers 1908 | Drève des Aubépines (coll. Francis Broche)

Dans le lotissement du Parc de Genval-les-Eaux, six terrains situés drève des Aubépines (devenue Drève des Magnolias après la fusion des communes en 1977) furent vendus au début du XXe siècle à de riches bourgeois de la capitale (1).

2014 © Monique D’haeyere

Cette photo a probablement été prise depuis les toits de la villa Les Hirondelles, d’où on découvre en bas à droite la grande serre.

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Un coin du parc et le lac de Genval (coll. Hubert Desgain)
Drève des Aubépines (actuellement Drève des Magnolias) et vue sur le lac de Genval
(coll. Hubert Desgain)

Villa Rossel

Victor Rossel, le propriétaire et directeur du journal ‘Le Soir’, y fit construire la Villa Rossel. Il seconda puis succéda à son père Emile, qui avait créé son journal en 1887. Victor Rossel créa, quant à lui, le ‘Soir Illustré’, et décéda en 1935 (2).

> RÉTRO RIXENSART | Villa Rossel, parc dans le Parc


Villa Josette

Autre villa, autre histoire … celle de la villa Josette, qui fut habitée en 1913 par Madeleine Gausset, la première femme pilote de ballon, et son époux (3). 

> RÉTRO RIXENSART | Villa Josette, résidence de Folon


(1) CORYN Michel (Cercle d’histoire de Rixensart), La Première Aérostière belge était genvaloise, Rixensart Info 215 de février 2006
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) Ibid.

Villa Josette, résidence de Folon

Villa Josette à Genval 1911
1911 | Villa Josette, drève des Aubépines à Genval
(à droite, en retrait, la Villa Béatrix, connue sous le nom de la Fée du lac)

Jules Gausset, agent de change, fit construire une villa drève des Aubépines (actuellement drève des Magnolias). Il la baptisa ‘Villa Josette’ à la naissance de sa fille en février 1909 (1).

Villa Josette à Genval c Philippe Godin

coll. Philippe Godin

La villa de Genval fut acquise en 1943 par la famille Folon dont le fils, Jean-Michel (2), aimait rappeler avec nostalgie ses années genvaloises, écrit Michel Coryn dans le Rixensart Info de février 2006.

mars 2017 © Monique D’haeyere
février 2019 © Annick Dedobbeleer

→ RÉTRO RIXENSART | Madeleine Gausset, première aérostière belge
→ RÉTRO RIXENSART | Drève des Aubépines, des Magnolias dès 1977


(1) CORYN Michel (Cercle d’histoire de Rixensart), La Première Aérostière belge était genvaloise, Rixensart Info 215 de février 2006
(2) Peintre et sculpteur belge, né à Uccle le 1er mars 1934, décédé à Monaco le 20 octobre 2005

Villa Rossel, parc dans le Parc

début XXème siècle

Cette villa est probablement contemporaine du lac ou construite immédiatement après la création du plan d’eau. La Villa Rossel, du nom du fondateur du journal Le Soir, s’accompagnait d’un véritable ‘parc dans le Parc’, avec ses allées, ses pelouses et parterres, ses sources et cascades, ses étangs, ses rochers (1).

→ RÉTRO RIXENSART | Drève des Aubépines, des Magnolias dès 1977

(1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

L’allée arborée du château

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vers 1929| A gauche, l’église Sainte-Croix et à droite l’entrée du château de Rixensart
(coll. Jean-Claude Renier)

Une rangée des grands arbres ornèrent la cour principale … jusqu’en circa 1929.

Sentier du Bois du Baillois, oublié ?

1921 | Ravin du Belloy (coll. Jean-Claude Renier)

Tout le versant de la vallée de la Lasne, appelé ‘Bois du Baillois’, appartenait à la comtesse de Montalembert, écrit Colette Pinson, en se référant au plan cadastral établi par Popp en 1850. ‘L’appellation ‘Baillois’ ou ‘Belloy’, désigne sans doute un endroit planté de bouleaux (1).

vers 1921 | Sentier du Bois du Baillois (coll. Jean-Claude Renier)

Beloi, Baillois ou Belloy ? Voilà une orthographe bien controversée, écrit Marcel Ginion (2). D’après certaines anciennes cartes postales, on écrivait ‘Beloi’. Pour l’administration communale, c’est ‘Baillois’. Mais d’après les historiens, dont feu M. Monefeld – l’orthographe exacte est ‘Belloy’, c’est aussi l’avis de nombreux anciens du Bourgeois.

Sentier vers la Lasne (coll. Jean-Claude Renier)

2012 | Début du sentier du Bois du Baillois à hauteur de la rue du Baillois (Bourgeois)
© Eric de Séjournet

Le Sentier du Bois du Baillois n’est pas repris à l’inventaire des Chemins et sentiers de Rixensart édité par le Plan communal de développement de la nature (PCDN) sur le site du Syndicat d’Initiative de Rixensart.


(1) PINSON Colette, Rixensart et la Famille de Merode, Cercle d’Histoire de Rixensart, p.46, septembre 2005
(2) Les feuillets historiques N°11, D’un siècle à l’autre, mai 1997

Panorama pris du Coin Perdu vers Genval

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vers 1930 | Panorama pris du Coin Perdu vers Genval (coll. Jean-Louis Lebrun)

Très belle vue sur la vallée de la Lasne, la ferme Stouffs, le Mahiermont et à droite la chapelle Sainte-Thérèse (actuel rond-point Milo). Sur la crête, on distingue l’ancien château d’eau de Genval.

→ CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSARTCes monts qui nous gouvernent

De Grand Hôtel des Familles à GSK

avant 1905 | Grand Hôtel des Familles, rue du Tilleul à Genval
(coll. Philippe Godin)

1909 | Le potager (coll. Anne-Marie Delvaux)
Grand Hôtel des Familles (L’hôtel a été agrandi, un troisième étage fut ajouté;
sur la façade avant il est mentionné ‘Café, Garage, Restaurant, Tea-Room’).

La façade de l’hôtel a été blanchie et la terrasse du tea-room couverte, formant une nouvelle terrasse pour les chambres du premier étage.

Au milieu du XXe siècle, la société Recherche et Industrie Thérapeutiques (R.I.T.) s’y installa et trouva sa vocation dans la recherche et la production de vaccins. Elle deviendra SmithKline-RIT en 1969, SmithKline Beecham Biologicals en 1989, GlaxoWelcome en 2000, puis GlaxoSmithKline (GSK).

DE SOPROLAC À R.I.S.T, À R.I.T., À GSK

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vers 1955 | « Bureaux et nouvelle Usine où est fabriqué la Pennicilline » (sic) (1),
sis rue du Tilleul à Genval

En 1939, la société SOPROLAC (Société des Produits Lactés) fut créée à la rue des Combattants à Genval. En 1945, les premières recherches sur les antibiotiques furent réalisées dans des locaux des Papeteries de Genval. L’usine antibiotique R.I.S.T. (Recherche et Industrie de Synthèses Thérapeutiques) fut fondée par Jacques Lannoye le 28 juin à la rue des Combattants à Genval. En 1947, débuta la production de différents antibiotiques par fermentation et par synthèse : pénicilline, streptomycine, auréomycine, tétracycline (2).

En 1951, l’usine antibiotique fut transférée à la rue du Tilleul à Genval, en partie dans les bâtiments de l’ancien Grand Hôtel des Familles. R.I.S.T devint R.I.T. (Recherche et Industrie Thérapeutiques) (2).

‘Elle a été pionnière dans la production des antibiotiques avant de trouver, dans les années 50, sa vocation dans la recherche et la production de vaccins, dont celui contre la polio. Cette voie-là, elle l’a suivie tout au long de sa croissance, au fil des acquisitions et fusions qui ont successivement fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Elle devint SmithKline-RIT en 1969.

En 1989, SmithKline (US) fusionna Beecham Biologicals (UK). Et en 2000, SmithKline Beecham Biologicals fusionna avec GlaxoWelcome pour former la société actuelle, GlaxoSmithKline Biologicals (GSK).

1984 | Rue du Tilleul à Genval : installations de Smith Kline (et réfectoire)
coll. Cercle d’Histoire de Rixensart <> 2016 © Monique D’haeyere

> ARCHIVES SA Recherche et Industrie Thérapeutiques, 21 février 1962 (articles parus dans La Dernière Heure et Le Soir à l’occasion de la visite du Roi Baudouin)(coll. Philippe Jacquet)


(1) L’éditeur de cette photo écrit erronément ‘fabriqué’ sans e, et ‘pennicilline’ au lieu de ‘pénicilline’. Et Liliane Brion de préciser : C’est le vaccin antipolio qui fut développé à Genval, et non la pénicilline. Quant à Roger Goossens, il reconnaît sur la photo une Studebaker, une Renault 4cv et une Chevrolet Bel-Air.
(2) BOURGEOIS Jacques, L’usine antibiotique de Rixensart, Première époque : 1945 à 1970 , in Calameo

Le Valou et la perche de Froidmont

La perche de Froidmont (coll. Jean-Claude Renier)

En descendant de la Place Verte vers la rue de la Paix, on aperçoit dans le fond une maison blanche. C’est le n° 23 de la rue de Froidmont, au croisement de la rue de la Paix, des avenues de Clermont Tonnerre et Fond Marie Monseu. Fernand Hemeleers, ancien conducteur de bus scolaire à Rixensart, raconte : J’habitais cette maison. C’était la dernière maison du hameau de Froidmont. Avant 1960, c’était un café qui s’appelait ‘Le chant des oiseaux’. A gauche de celle-ci, on voit la perche. Cet endroit s’appelait ‘Place de la Perche’ (1). Quand la perche en bois ne fut plus utilisée, c’est moi qui l’ai démontée, coupée en rondins et brulée.

Quant à Yvan Desloovere, cet ancien habitant de la rue de Limal, il se rappelle : Ce lieu-dit s’appela ‘Le Valou’. A cet endroit, il y avait plusieurs cafés qui étaient bien fréquentés après-guerre.

Place des Combattants (actuellement Place Verte) et la rue de la Paix à Rixensart (coll. Jean-Claude Renier) <> 2014 © Monique D’haeyere

> RÉTRO RIXENSART | Place Verte, espoir de paix


(1) La Place de la Perche est devenue aujourd’hui rond-point et petit parking. Le mât se trouvait, paraît-il, dans l’angle inférieur droit de l’aire de stationnement.

Place Verte, espoir de paix

L’avenue des Combattants et la place du même nom furent rebaptisées respectivement avenue de la Paix et place Verte en janvier 1995. Au bout de l’actuelle avenue de la Paix, on distingue nettement le n° 15 de la rue Alphonse Collin … de l’autre côté du chemin de fer.

2014 © Monique D’haeyere
Place des Combattants et vue vers l’avenue du Château (actuellement Place Verte)
(coll. Jean-Claude Renier)
2014 © Christian Petit
Vue vers la rue de Froidmont, depuis la place des Combattants (l’actuelle place Verte)
(coll. Jean-Claude Renier)
2014 <> 2017 © Monique D’haeyere

> RÉTRO RIXENSART | Le Valou et la perche de Froidmont
> ARBORESCENCE | Cerisiers du Japon