Hôtel de l’Yser, gîte et couvert

1904 | Restaurant de la Gare (coll. Philippe Jacquet)
1905 | Hôtel de la Gare (coll. Jean-Claude Renier)
2010 | Ancien Hôtel de l’Yser | 2010 © Monique D’haeyere

Le ‘Restaurant de la Gare’ se transforma en hôtel. J. Pierrard en fut le propriétaire … puis l’hôtel fut agrandie > voir la troisième photo, sur laquelle apparaît le photographe (au centre, en veston clair).

1920 | Façade principale de l’Hôtel de l’Yser (coll. Jean-Claude Renier)
2009 | Ancien Hôtel de l’Yser avant les travaux du RER © Eric de Séjournet
fin 2015 | Ancien Hôtel de l’Yser après les travaux du RER © Monique D’haeyere

A partir de 1920, trois hôtels-restaurants-cafés se partagèrent une clientèle de vacanciers et de touristes du week-end. Le Chalet, place de la Gare, l’hôtel de l’Yser au n°1 de la rue de la Gare et l’hôtel Piérard (CPAS) offrirent le gîte et le couvert, des terrasses ombragées et des salles de billard. Rixensart et Genval tentaient beaucoup de Bruxellois par leur charme campagnard, leurs sites et les attractions du lac de Genval. Parmi ces visiteurs, nombreux furent ceux qui se fixèrent définitivement dans la commune. Ils furent si nombreux, qu’au cours des années, le village perdit ses odeurs agrestes, son charme rural, pour devenir le lieu de résidence que nous connaissons aujourd’hui (1).

vers 1921 | Hôtel de l’Yser (façade principale et côté Est) (coll. Jean-Claude Renier)
Hôtel de l’Yser tenu par Pierre Francart (coll. Anne-Marie Delvaux) (*)
2014 © Monique D’haeyere

(*) Au verso est indiqué : Pension de famille ouverte toute l’année – Eau courante – Salle de bain – Prix modérés – Tél Genval 53 61 13.

vers 1925 | Les salles de billard et à manger de l’Hôtel de l’Yser

Façade Sud (coll. Jean-Louis Lebrun) ↔ 2018 © Monique D’haeyere

Hôtel de l'Yser 4.2018 © Monique D'haeyere 2

mai 2018 © Monique D’haeyere

En 2018, ce bâtiment fut mis en vente. Un projet immobilier de Thomas & Piron pourrait y voir le jour (2). Suite à une demande d’urbanisme (3), une modification de la voirie communale sera soumise le 24 février 2021 au Conseil communal.


→ ARBORESCENCE | Tilleul, rue de la Gare et avenue Martin Luther King



(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) Rue de la Gare 1
(3) PU/2019/0094BIS/MD

La Pommeraie, ‘Enfants de la Patrie’

La Pommeraie <> 2011 © Eric de Séjournet <> 2016 © Monique D’haeyere

Sur la rive nord du lac de Genval (1), on retrouve cette villa dénommée ‘La Pommeraie’, une ancienne ferme « aménagée par M. Aimé Lagrange à l’époque où il acquit la chapelle Tell » (2).

1962

Après la Seconde Guerre mondiale, cette propriété accueillit des enfants de prisonniers politiques et résistants. Le ‘Home de Genval (Enfants de la Patrie)’ reçut en 1955 un subside de 549.850 FrB (3).

16 août 1956 © Renée Lambion
1961 | Groupe d’enfants du Home de Genval, photographiée en compagnie de leur monitrice rue de la Bruyère à Genval
15 avril 1961 | Jacques De Mol

Jacques De Mol témoigne : « J’ai passé quatre années à Genval. Puis, par manque de subsides, le home a fermé à Genval. Avec mon frère et ma soeur (sur la photo également), nous sommes partis à Faulx-les-Tombes, où je suis resté deux années ».


(1) sur le territoire de la commune d’Overijse
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) Sénat de Belgique, Rapport de la Commission de la Santé Publique et de la Famille chargée d’examiner le projet de loi contenant le budget du Ministère de la Santé Publique et de la Famille pour l’exercice 1956, séance du 7 décembre 1955 (4)
(4) D’autres homes pour enfants de prisonniers politiques et résistants recevaient également des subsides, mais moins élevés : Home ‘Clair Foyer’ à Gryon en Suisse (352.300 FrB), Home ‘Les Cailloux’ à Uccle (162.940 FrB), Home ‘Rosario’ à Biévène (191.759 FrB), Home ‘Miraval’ à Boitsfort (82.886 FrB), Home de Berchem (203.630 FrB), Home ‘Les Hirondelles’ (86.632 FrB) et Home ‘Alpina’ à Villars-sur-Ollon en Suisse (142.750 FrB).

Maison Delhaize, ‘Au bon marché’

1904 | Maison Delhaize à Rixensart (coll. Jean-Claude Renier)

… à l’angle de la Trawée (1) Timans ou Timaus (rue des Ecoles) et de l’actuelle rue de la Gare. Plus loin, on distingue l’Hôtel de la Gare et l’ancienne gare de Rixensart.

vers 1920 | Maison Delhaize et la rue des Ecoles (coll. Francis Broche) <> 2010 © Monique D’haeyere + 1920 | Au bon marché (coll. UGent) <> 2014 © Monique D’haeyere

1929 | ‘Le bas de la rue de la Station’ (coll. Jean-Claude Renier) <> 2010 © Monique D’haeyere


(1) tracée en wallon = trouée

Marlborough, le gardien du phare du lac

Le Belvédère (1) (coll. Anne-Marie Delvaux) <> 2014 © Monique D’haeyere

Avec la Maison de la Reine (Maison du Seigneur) et la Ferme (Jardin ornithologique), la Laiterie et la Tour de Marlborough constituent un des éléments du Hameau du Petit Trianon de Versailles reproduits au début du XXe siècle dans le Parc de Genval-les-Eaux. 

A Versailles, la Reine Marie-Antoinette avait souhaité avoir son belvédère ; il fut appelé Marlborough du nom de la chanson « Marlbrouck s’en va en guerre » que la nourrice du Dauphin, Mme Poitrine, venait de mettre à la mode.

1922 | La Maison du Garde et la Tour de Marlborough
coll. Francis Broche <> 2014 © Monique D’haeyere

La Laiterie fut maison du garde, laiterie, pâtisserie, café, restaurant, aujourd’hui agrandie portant un nom d’inspiration bouddhiste. La Tour, qui présente quelques différences minimes avec celle de Versailles, a porté des drapeaux au cours des années écoulées. Aujourd’hui, à déchéance, elle ne porte plus qu’une parabole, écrivit Roger Ghyssens en 2003 (2).

La tour de Marlborough, adossée à la Laiterie (maison du Garde)
coll. Francis Broche <> 2014 © Monique D’haeyere

1922 | Dans le fond de l’image, la Maison de la Reine <> 2014 © Monique D’haeyere

13 juillet 1927 | La Tour de Marlborough abrita le ‘Temple du Rire’
(coll. Philip Corens)

Au bord du lac (coll. Philippe Godin) <> 2016 © Monique D’haeyere

2006 © Serkan Duzler <> octobre 2008 © Eric de Séjournet

Sous les coups de butoir du vent, une partie de la tour s’effondra en 2007 … Aucune reconstruction à l’identique n’eut lieu. Seule la structure de base forme encore le décor d’un restaurant chinois, ‘Le Shangri-La du Lac’, nom donné d’après un lieu imaginaire de l’Himalaya dans le roman ‘Horizon perdu’ de l’écrivain américain James Hilton (1933).

> OBJECTIF RIXENSART | Tour de Marlborough


(1) Belvédère | Pavillon ou terrasse qui couronne et domine soit un édifice, soit un tertre dans un parc, et d’où la vue s’étend au loin (Dictionnaire Larousse).
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

En remontant l’avenue de Merode vers Bourgeois

L’avenue de Merode présente trois visages assez différents. La partie commerçante va de la place de la Vieille Taille à l’avenue de Montalembert. La deuxième partie, administrative et commerciale, comprend le Fond du Bois et s’arrête au rond-point Roger Hanin. Quant à la troisième partie, plus résidentielle, elle part de l’avenue Kennedy et aboutit à l’entrée de Bourgeois, rue Haute.

1905 | Route de Bourgeois à la Gare (coll. Jean-Claude Renier)
Entrée du Bourgeois (coll. Jean-Claude Renier)
L’entrée du Bourgeois (coll. Jean-Claude Renier)
1913 | Avenue de Merode (coll. Monique D’haeyere)
2014 © Monique D’haeyere

Sur la photo de 1913, on aperçoit deux cyclistes revenant du centre de Rixensart et remontant vers Bourgeois. A droite, on distingue la ligne vicinale reliant Wavre à Braine-l’Alleud et Waterloo. A hauteur des personnages, une borne-fontaine.

Route du Bourgeois

Le Bosquet (coll. Monique D’haeyere)
Route de Bourgeois (coll. Francis Broche)
2017 © Monique D’haeyere


Villa Mon Caprice

Villa Mon Caprice, sise avenue de Merode 105 à Rixensart
1930 (coll. Jean-Claude Renier) <> 2020 © Serge Watté

Suite à une tempête, la clôture a été endommagée par la chute d’un Hêtre. A droite, on distingue l’Etablissement Genné.


Villa Les Godillots

Avenue de Merode à l’entrée de Bourgeois (coll. Francis Broche)
2015 © Monique D’haeyere

En haut à gauche débute la rue Haute. A l’avant-plan, on reconnaît la villa occupée aujourd’hui par Les Godillots. Cette asbl assure un service d’accueil de jour pour enfants et adolescents présentant un trouble du comportement (dysharmonie évolutive, état psychotique, pré-psychotique, autistique ou névrotique) et qui, de ce fait, ne peuvent fréquenter l’enseignement. L’institution assure en journée une prise en charge thérapeutique mais également éducative et pédagogique.


1905 | Groupe de villas Grand’Rue (coll. Imelda De Thaey) <> 2013 © Monique D’haeyere

Villa Les Iris

1905 | Villa Les Iris, avenue de Merode 98 à Rixensart (coll. Jean-Claude Renier) <> 1906 (coll. Jean-Claude Renier) <> après 1906 (coll. Francis Broche) <> 2020 © Serge Watté


Ferme Sous-Souci

Ferme Sans-Souci
1906 <> 1913 + côté jardin (coll. Jean-Louis Lebrun)
2020 © Monique D’haeyere


Maison Van Luppen-Broymans

1909 | Maison Van Luppen-Broymans (coll. Jean-Louis Lebrun) <> 2019 © Bruno Marchal

Maison sise à l’angle de l’avenue de Merode (actuellement le n° 141) et de la rue Denis Deceuster, à Rixensart.

> RÉTRO RIXENSART | Maison Van Luppen-Broymans

Chapelle Saint-François d’Assise

1941 | Chapelle Saint-François d’Assise
Petite rue Mahiermont n° 2 à Genval (coll. Philippe Godin)

La chapelle actuelle date de 1941 et fut construite par un habitant du quartier, représentant local de la Croix Bleue. Elle fait suite à un autre édifice, détruit à la fin du XIXe siècle, situé à l’angle des rue et petite rue Mahiermont. Cette chapelle, consacrée à la Vierge, portait l’inscription : « Cette chapelle a été donnée par Catherine Wautiez, veuve de Michel Stouffs, décédée le 28 février 1755. R.I.P. » (1).

mars 2015 © Monique D’haeyere

L’actuelle chapelle repose sur un massif qui, en pointe entre les ruelles, évoque quelque peu la proue d’une barque. La croix qui somme l’édifice évoque plutôt une garniture tombale (2).


(1) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Les chapelles genvaloises, in Chroniques CHR, octobre 1992

Hommage de reconnaissance aux Etats-Unis

1916 | Des écolières de Genval rendent un hommage de reconnaissance aux Etats-Unis

En effet, dans les premières semaines du conflit de la Première Guerre mondiale, un certain nombre d’exactions ont été commises en Belgique par les troupes allemandes, traités de barbares par les journaux de l’Entente. La guerre secrétait violence et peur. Aux Etats-Unis, le sort de la Belgique apitoie. Comment ne pas plaindre ce petit pays envahi par son puissant voisin au mépris des traités internationaux ? Dans un grand élan de solidarité, la nation américaine se mobilisa pour venir en aide aux populations civiles.

Drève des Aubépines, des Magnolias depuis 1977

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vers 1908 | Drève des Aubépines (coll. Francis Broche)

Dans le lotissement du Parc de Genval-les-Eaux, six terrains situés drève des Aubépines (devenue Drève des Magnolias après la fusion des communes en 1977) furent vendus au début du XXe siècle à de riches bourgeois de la capitale (1).

2014 © Monique D’haeyere

Cette photo a probablement été prise depuis les toits de la villa Les Hirondelles, d’où on découvre en bas à droite la grande serre.

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Un coin du parc et le lac de Genval (coll. Hubert Desgain)
Drève des Aubépines (actuellement Drève des Magnolias) et vue sur le lac de Genval
(coll. Hubert Desgain)

Villa Rossel

Victor Rossel, le propriétaire et directeur du journal ‘Le Soir’, y fit construire la Villa Rossel. Il seconda puis succéda à son père Emile, qui avait créé son journal en 1887. Victor Rossel créa, quant à lui, le ‘Soir Illustré’, et décéda en 1935 (2).

> RÉTRO RIXENSART | Villa Rossel, parc dans le Parc


Villa Josette

Autre villa, autre histoire … celle de la villa Josette, qui fut habitée en 1913 par Madeleine Gausset, la première femme pilote de ballon, et son époux (3). 

> RÉTRO RIXENSART | Villa Josette, résidence de Folon


(1) CORYN Michel (Cercle d’histoire de Rixensart), La Première Aérostière belge était genvaloise, Rixensart Info 215 de février 2006
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) Ibid.

Villa Josette, résidence de Folon

Villa Josette à Genval 1911
1911 | Villa Josette, drève des Aubépines à Genval
(à droite, en retrait, la Villa Béatrix, connue sous le nom de la Fée du lac)

Jules Gausset, agent de change, fit construire une villa drève des Aubépines (actuellement drève des Magnolias). Il la baptisa ‘Villa Josette’ à la naissance de sa fille en février 1909 (1).

Villa Josette à Genval c Philippe Godin

coll. Philippe Godin

La villa de Genval fut acquise en 1943 par la famille Folon dont le fils, Jean-Michel (2), aimait rappeler avec nostalgie ses années genvaloises, écrit Michel Coryn dans le Rixensart Info de février 2006.

mars 2017 © Monique D’haeyere
février 2019 © Annick Dedobbeleer

→ RÉTRO RIXENSART | Madeleine Gausset, première aérostière belge
→ RÉTRO RIXENSART | Drève des Aubépines, des Magnolias dès 1977


(1) CORYN Michel (Cercle d’histoire de Rixensart), La Première Aérostière belge était genvaloise, Rixensart Info 215 de février 2006
(2) Peintre et sculpteur belge, né à Uccle le 1er mars 1934, décédé à Monaco le 20 octobre 2005

Villa Rossel, parc dans le Parc

début XXème siècle

Cette villa est probablement contemporaine du lac ou construite immédiatement après la création du plan d’eau. La Villa Rossel, du nom du fondateur du journal Le Soir, s’accompagnait d’un véritable ‘parc dans le Parc’, avec ses allées, ses pelouses et parterres, ses sources et cascades, ses étangs, ses rochers (1).

→ RÉTRO RIXENSART | Drève des Aubépines, des Magnolias dès 1977

(1) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003