Les Tiennes, entrée et sortie de trois villages

L’Entrée du Village, coll. Philippe Godin <> 2010 © Monique D’haeyere

Photo prise au niveau du carrefour où convergent les rues de La Hulpe (sur Rosières), de Genval (sur Rosières) et la Parklaan (sur Overijse). Sur le terrain à droite se trouve l’actuel Café du Lac.

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1938 | Les Tiennes (1) à Rosières (actuelle rue de La Hulpe), coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

Le 26 septembre 2015, le Collège des Bourgmestre et Echevins de Rixensart y inaugurait le rond-point Fernand Gailly.

> RÉTRO RIXENSART | Fernand Gailly, résistant de la première heure


(1) le tienne = pente, escarpement, colline, raidillon (du wallon ‘tiens’) (2), limite marquée par une colline
(2) ‘pitite montinne, avou li dzeu arondi’ (Dictionnaire explicatif wallon)

Le bassin de natation (Bourgeois)

Le bassin de natation (coll. Jacques Jans)

A l’initiative de Leur Abri, une piscine fut creusée dans une prairie du fond de la rue du Roi. Ce n’était qu’un bassin en béton de 80 mètres carrés, peu profond, sans douche ni cabine. Enfin, on y nageait mieux que dans la Lasne ou les étangs. La création de Renipont-Plage, en 1937, enleva tout intérêt au petit bassin (1). Quant à André de Walque, il qualifie ce ‘bassin de natation’ de modeste mare aux canards (2).

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1925/1936 | Sentier de la Bassette (coll. Jean-Claude Renier)

La rue du Baillois était naguère le chemin ou sentier de la Bassette (Bourgeois) (3). A gauche, le ‘bain’.

1930 | coll. Jean-Claude Renier <> juillet 2020 © Annick Dedobbeleer

→ RÉTRO RIXENSART | Sentier de la Bassette, en droite ligne au bassor


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) de WALQUE André, Un siècle à Bourgeois 1877-1977, Rixensart 1977

(3) POPP Philippe-Christian, Plan parcellaire de la commune de Rixensart

Ancienne école et maison communale de Genval

1905 | Ecole et Maison communale de Genval (coll. Imelda De Thaey)

Dès le début de 1826, il fut question d’établir une école primaire au centre de la commune de Genval. En effet, J.J. Pigeolet proposa de vendre la moitié de sa maison « couverte en tuiles de Hollande, pour 814 florins ». Et, il exista également un compte au Mont de Piété à Nivelles où s’accumulèrent des économies en prévision de la construction d’une école, mais sur lequel on puisa aussi lorsqu’il s’agit de dépenses « imprévues » : les châssis du presbytère, une nouvelle cloche, …. (1).

En décembre 1830, Auguste Joseph Jeanson (2), maïeur de Genval informa les autorités supérieures qu’à Genval, il n’existait « aucune école primaire, sinon une particulière ». Bien que dirigeant, paraissait-il, une école particulière, l’instituteur en fonction Michel Joseph Dufey fut nommé par une commission d’instruction avec un brevet du 7 mai 1829. Il disposa d’une indemnité de logement de 15 florins et bénéficia sans doute de rétributions d’élèves dépendant du bureau de bienfaisance (…). Dans un rapport de novembre 1830, il était précisé qu’il enseigna à 15 garçons et 16 filles (3).

avant 1913 | Maison communale et école de Genval (coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Le procès-verbal de la séance du 22 septembre 1838 mentionna l’achat de la première maison communale à usage conjoint d’école, les enfants au rez, les mandataires à l’étage. La description qui en fut faite lui donne un furieux air de famille avec celle que Pigeolet proposa douze ans plus tôt. Toujours est-il que, selon la matrice cadastrale de 1850, cette bâtisse se trouva au sommet de la Place communale, presque à l’angle de la rue J.B. Stouffs actuelle, qu’elle ne fut pas bien grande et que la totalité du site, terrain et maison commune, fit à peine 2,2 ares (4).

Elle accueillit les enfants de Genval pendant 30 ans jusqu’au jour où le nombre d’élèves (113 garçons – 80 filles en août 1867) ainsi que les besoins du Conseil communal, rendirent indispensables de nouveaux locaux (5).

En fait, les discussions commencèrent dès le début des années soixante et, en janvier 1867, la commune se dit bien décidée à commencer en cours d’année. Logique avec lui-même, le Conseil communal refusa une augmentation d’indemnité de logement pour l’instituteur M. Barbiaux, puisque des logements étaient prévus dans la nouvelle école pour lui, d’une part, et l’institutrice d’autre part, une Demoiselle Cornet (6).

En juillet 1868, le Bourgmestre insista auprès du Gouverneur de la Province pour obtenir la garantie de subsides couvrant les 2/3 des frais, sinon « le conseil n’ose se hasarder de la moindre entreprise » … Ce qui n’empêcha pas par ailleurs d’assurer « qu’on est en train de faire les briques ». En avril 1869, il fut question de PV d’adjudication, et en juin, de vente de l’ancienne école sur base d’une estimation de l’architecte Emile Coulon (1825-1891) (7) qui fut par ailleurs auteur des plans de la nouvelle … « en voie d’exécution ». En août 1869, l’école fut à hauteur d’étage, en septembre, sous toit.

1905 | A gauche, la Maison et l’école communale (coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Inauguré en 1869, ce bâtiment servit comme maison communale jusqu’à la veille de la guerre de 14-18. A l’avant, au rez-de-chaussée, se trouvaient les logements des instituteurs et au premier la salle du conseil communal. A l’arrière, se trouvaient les classes. 

Après la guerre de 14-18, il continua son rôle d’école jusqu’à la fin des années 1990.

1992/1995 © Michel Wautot (Hommes et Patrimoine)

Le bâtiment à front de rue abrita une crèche dans un des deux logements des instituteurs. L’autre, vide, servit de bureau de Poste. A l’arrière et dans l’autre bâtiment, l’association ‘L’enfant des Etoiles’ y occupa un atelier (8). 

Bénédicte de Ghellinck (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie) fit une description détaillée de cette bâtisse jumelée de type néo-classique tardif : « Le bâtiment principal s’organise en quatre travées sur deux niveaux, sous une bâtière de zinc. Des annexes basses l’encadrent. La partie centrale, en léger ressaut, abrite les deux portes d’entrée sous un cordon de pierre ourlé et deux fenêtres jumelées à l’étage, encadrées de pilastres portant une arcade en plein cintre. Cette partie de la façade se termine par un petit fronton, ouvert d’un oculus surmontant le cartouche millésimé. A l’arrière, des bâtiments accolés dédoublent la superficie » (9).

En 2008, la commune de Rixensart envisagea la destruction de l’ancienne maison communale et école de Genval.

juillet 2009 © Eric de Séjournet

Lorsque le bâtiment principal fut désaffecté, la Commune fut partagée entre deux options. La première était de mettre en vente le bien, la seconde de construire des logements sur ce site. Des habitants, des commerçants et des associations se mobilisèrent pour empêcher la démolition de ce bâtiment emblématique de la Place communale de Genval … et obtinrent gain de cause. 

« Tous les matériaux en pierre bleue de l’ancienne façade doivent encore être démontés, stockés, protégés et replacés dans la nouvelle façade », souligna l’asbl Hommes et Patrimoine en juin 2011.

décembre 2012 | Démolition de l’ancienne crèche et poste © Virginie De Winde

Fin de la démolition de l’ancienne école des garçons et maison communale de Genval.

février 2018 © Monique D’haeyere

Inaugurés le 22 septembre 2017, une crèche et un bâtiment de logements érigés par ‘Notre Maison’ ont remplacé l’ancienne école et maison communale de Genval.


> CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART | L’actualité d’aujourd’hui copie celle d’hier


(1) GHYSSENS Roger, L’actualité d’aujourd’hui copie celle d’hier, in Rixensart Info 173 de septembre 1998, p. 32 et 33
(2) Augustin Joseph Jeanson fut nommé maire (ce terme était toujours d’application) le 6 septembre 1815 et le resta jusqu’à son décès le 24 juin 1857.
(3) GHYSSENS Roger, L’actualité d’aujourd’hui copie celle d’hier, in Rixensart Info 173 de septembre 1998, p. 32 et 33
(4) Ibid.
(5) Ibid.
(6) Ibid.
(7) BERTRAND Mathieu, Les églises paroissiales de l’architecte provincial Emile Coulon (1825-1891)
(8) AVENUE DES COMBATTANTS À GENVAL (Comité de quartier), Non à la destruction de l’ancienne école communale, 21 novembre 2008
(9) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009

Rue des Bleuets, aux confins de Froidmont

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14 aout 1974 | Aux confins de Froidmont © Jean-Claude Renier

Le point de vue est superbe. En effet, nous sommes à l’altitude de 110m. J’ai pris ces deux photos avec le mémorable appareil ZEISS IKON 4.5 format 60×90 et agrandies dans mon petit labo photo. La première photo a été prise rue des Bleuets, vers Profondsart. Les champs étaient cultivés, commente Jean-Claude Renier. Ce sont des betteraves que l’on voit en avant-plan. Actuellement, le champ est clôturé pour le pâturage de bestiaux. Dans le fond du champ, à la lisière des bosquets, on aperçoit des petites bâtisses, chalets ou caravanes qui servaient aux vacanciers.

On devine le déblais et ses versants boisés de la ligne du chemin de fer Bruxelles – Ottignies. Les premières maisons de Profondsart apparaissent à l’horizon. Heureusement, jusqu’à ce jour, le paysage n’a pas trop changé, mais pour combien de temps !

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14 aout 1974 | Aux confins de Froidmont © Jean-Claude Renier

Cette photo est la transversale de la première, vers la rue des Bleuets. Il y a déjà plusieurs maisons construites. De ce côté du champ, on a semé du blé.

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avril 1978 | Rue des Bleuets à Rixensart © Jean-Claude Renier

A cette époque, explique Maxime Delpierre, le champ qui longeait la rue des Bleuets était la propriété de la famille Leclercq. A l’avant-plan, le tracteur Ford est conduit par quelqu’un de la ferme Dujardin (anciennement ferme de la Bourse). Par la suite, ce champ fut exploité par le fermier Vanneste dont la ferme se trouve à côté du pont du Pèlerin ».

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mai 2015 © Monique D’haeyere

> OBJECTIF RIXENSART | Rue des Bleuets
> OBJECTIF RIXENSART | Vallée de Herby

Château du Bois La Haut, berceau de la vaccinothérapie

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1905/1908 | Château Dubost (Dubosck) ou du Bois La Haut, coll. Jean-Claude Renier

Ce château fut bâti à la fin du XIXe siècle, à l’angle de la rue de l’Escalier (rue du Monastère) et du sentier de la chapelle Robert (l’avenue du Baron Dubost n’existait pas encore). Le baron du Bost (1), vice-président du Sénat (2) l’acheta aux de Merode.

Château Dubost, puis Château du Bois La Haut, coll. Jean-Claude Renier

Les Allemands occupèrent le château pendant la Seconde Guerre mondiale. Les champs à l’arrière du château servirent de terrain de parachutage d’armes pour la résistance. Lors de l’offensive du passage de Rhin (3) un planeur allié tomba dans le champ juste derrière le château. Vingt commandos britanniques en sortirent … surpris de constater qu’ils étaient en territoire libéré (4).

La société pharmaceutique RIT (5) acheta le château du Bost en 1956, avec 1,3 hectare de terrain. Elle le fit complètement transformer pour 12 millions de fr. en 1957 et l’occupa à partir de 1958 (6). De 1955 à 1963 il servit de laboratoire et le vaccin contre la poliomyélite y fut conçu. En 1963 eut lieu la vaccination de la population belge par le vaccin oral développé exclusivement par RIT (7).

Entrée du Château Dubost <> 2010 | rue du Monastère à Rixensart © Eric de Séjournet

Jean-Claude Renier se souvient : Dans les années 60, le soir, je pouvais voir les fenêtres du château Du Bost éclairées par de la lumière bleue. Cela donnait un atmosphère spécial, de mystère! En fait, il s’agissait de lumière ultra-violette pour assainir les locaux où l’on faisait des tests de vaccins sur des singes (8).

Le château fut démoli en 1967; un terrain de football (8) occupa l’emplacement de 1969 à 1996 (9).

Durant l’été 2020, les Rixensartois ont pris connaissance du dernier projet d’urbanisation de la S.A. Danneels. Sur un terrain d’environ 3ha 62a 58ca situé rue du Monastère et avenue Boulogne Billancourt, le promoteur vise à y créer 27 logements unifamiliaux, un immeuble de 5 appartements, 1 bâtiment ou espace collectif, l’aménagement des abords (placette, voiries, sentier privé … ) et la création de trois bassins de rétention d’eau. Cet espace compte 24 Arbres Remarquables … (10).


→ ARBORESCENCE| Rue du Monastère (Stade Hamendice), 6 + 18 Arbres Remarquables
→ ARBORESCENCE
Marronnier d’Inde, rue du Monastère
→ ARBORESCENCECèdre de l’Atlas, rue du Monastère


(1) Casimir, baron du Bost (1855-1945), docteur en droit, notaire (1888-1919), élu sénateur de l’arrondissement de Bruxelles (1908-1932), créé baron en 1933, fils de Casimir et de Barbe Demanet x 1885 Jeanne Eliat-Eliat (1866-1938), dont six enfants.
(2) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999
(3) L’Opération Varsity débute le matin du vendredi 24 mars 1945. Elle est la plus importante opération aéroportée des Forces alliées pendant la Seconde guerre mondiale, impliquant 16000 parachutistes et plusieurs milliers d’avions et planeurs. Objectif : aider les troupes terrestres à établir une tête de pont à Vessel, sur la rive droite du Rhin.
(4) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(5) R.I.T. = Recherche et Industries Thérapeutiques
(6) DELOOZ Roger, A la découverte de La Hulpe et de Rixensart, 1999
(7) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, p. 66, 1996
(8) La société RIT, en pleine croissance, a fusionné avec la société Smith Kline en 1968 et en 1989 avec un des leaders pharmaceutiques : Beecham.
(8) Stade Hamendice (> TV COM | Rixensart perd son terrain de foot)
(9) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(10) ARBORESCENCE, association citoyenne, 20 août 2020

Le Poteau, un panorama à 360° !

1985/1990 | Vues depuis le château d’eau de Genval (photo F. Chauffoureaux, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

> RÉTRO RIXENSART | Le Poteau, du réservoir aux châteaux d’eau

Le Poteau, du réservoir aux châteaux d’eau

ca 1930 | Ancien château d'eau de Genval (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart) CHR

Une épidémie de fièvre typhoïde, qui entraîna environ 200 cas et 9 décès, amène les Genvalois à envisager l’établissement d’une distribution d’eau potable. En juillet 1895, il apparaît que c’est ‘la Compagnie générale des Conduites d’eau à Liège’ qui est adjudicataire de la distribution d’eau sur le territoire de la commune de Genval. En septembre 1895, l’Administration communale demande au Conducteur principal des Ponts et chaussées l’autorisation de construire un réservoir (1) sur la parcelle B433f, le long de la route menant de Genappe à La Hulpe (2).

Quant au premier château d’eau, sa construction fut décidée en 1919 pour remplacer le réservoir sis au même endroit. Ce château d’eau sera opérationnel en 1924 (3).

1956 | Vue sur l'ancien château d'eau de Genval vu depuis l'arrière du garage Melebeke, aujourd'hui Aert - L. Melebeke facit (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart)
1956 | Vue sur l’ancien château d’eau de Genval – photo prise par Louis Melebeck depuis l’arrière du garage Melebeck (coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

A l’été 1960, la Commune de Genval lance le recrutement d’un fontainier. Le Moniteur Belge du 14 juillet 1960 (p. 5406) publie les conditions d’admissibilité : il faut être âgé de 21 ans minimum, être en possession du diplôme des études primaires, avoir des connaissances assez approfondies pour la surveillance et l’entretien du château d’eau, la surveillance et l’entretien des pompes élévatoires et du tableau de commande électrique, l’entretien des conduites mères, l’établissement de raccordements particuliers, la réalisation de certaines extensions, la réparation et le remplacement des compteurs d’eau, … être à même d’effectuer le relevé périodique des compteurs d’eau, habiter la commune dans le délai d’un an à dater de la nomination définitive.

1969 | Ancien château d'eau de Genval photographié depuis le nouveau château d'eau
1969 | Ancien château d’eau de Genval, photographié depuis le nouveau château d’eau (coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)
1965/1969 Construction du nouveau château d'eau de Genval - Roger Javaux-Dubois facit (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart)
1965/1969 | Construction du nouveau château d’eau de Genval (photo de Roger Javaux-Dubois, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Selon Bénédicte de Ghellinck et Bruno Merckx (4), ce château d’eau en béton précontraint, d’aspect évasé, a été réalisé par l’architecte J. Gusto. Ils réfèrent à Wim Van Craenenbroeck, auteur de ‘La Belgique des châteaux d’eau’, édité en 1991.

1969 Fin de la construction du nouveau château d'eau de Genval (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart)
1969 | Fin de la construction du nouveau château d’eau de Genval (photo de Roger Javaux-Dubois, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Ce château d’eau de Genval constitue une réserve d’eau de 900.000 litres située en hauteur (ici 46 mètres) pour alimenter 9.000 habitants (5). Il permet de distribuer l’eau à une pression suffisante sans recourir à des pompes (principe des vases communicants). La pression d’eau reste donc constante même en cas de panne d’électricité (6).

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1970 | Démolition de l'ancien château d'eau de Genval (abattage de la partie centrale du réservoir) - Roger Javaux-Dubois facit (coll. Cercle d'Histoire de Rixensart)
1970 | Démolition de l’ancien château d’eau de Genval (abattage de la partie centrale du réservoir) (photo de Roger Javaux-Dubois, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart)

Deuxième château d’eau de Genval, au lieu dit Le Poteau
2011 | 2015 | 2016 © Monique D’haeyere


→ OBJECTIF RIXENSART | Château d’eau de Genval


(1) Le réservoir est généralement installé en hauteur par rapport aux habitations. Il a pour particularité d’être enterré ou semi-enterré comme celui sis rue du Réservoir à Rixensart.
(2) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART, Eléments d’histoire de La Place communale de Genval du 18e au 20e siècle, in Chroniques N° 36, septembre 2008
(3) CERCLE D’HISTOIRE DE RIXENSART in Rixensart Info 168 de mai 1997, p. 19
(4) WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie, Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart
(5) RENSON Yves (Directeur du Département eau potable, inBW), La consommation d’eau historiquement élevée en Brabant wallon, in TVCOM, 26 mai 2020
(6) inBW

L’Argentine, ses méandres et ponts

L'Argentine carte postale art nouveau litho de Paul Cauchie Genval-lez-Eaux

1900 | Très belle carte postale représentant les méandres de l’Argentine (dessin ‘art nouveau’, Paul Gauchie pinxit).

Aux abords du lac, le ruisseau d’Argent s’appelle plus volontiers l’Argentine. Question de goût. Argent ou Argentine, sa poésie est semblable et semblables sont ses eaux (1).

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L’Argentine dans le parc (rive Nord), coll. Jean-Claude Renier

La passerelle donna accès à une villa, qui se situa vraisemblablement sur la rive Nord du lac de Genval (Overijse), le long de l’Argentine.

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Pont d’Overyssche et l’Argentine dans le Parc, coll. Francis Broche

Aujourd’hui, l’Argentine coule paisiblement sur la rive nord du lac de Genval … sur le territoire d’Overijse.

coll. Universiteitsbibliotheek Gent ↔ janvier 2016 © Monique D’haeyere

Old Cottage à ‘Genval-les-Eaux’ (Meerlaan à Overijse) ↔ avril 2018 © Olivier Ruytenbeek

Sur la rive nord du lac de Genval (commune d’Overijse), on atteint le Rallye Saint-Hubert en empruntant un pont en briques au-dessus de l’Argentine. Ce café-restaurant fut construit par l’architecte N. Lacroix de Genval.

Cette habitation, aujourd’hui rénovée, est située au bord de l’Argentine, sur la rive Nord du lac de Genval.


(1) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972


Rue des Cailloux, longue terre

Panorama Bourgeois 1930 Ed. Pâtisserie Lebleu Bourgeois coll. Jean-Louis Lebrun

1930 | Vue sur la rue des Cailloux à partir de la Grande Bruyère
(Ed. Pâtisserie Lebleu Bourgeois)
coll. Jean-Louis Lebrun

La rue des Cailloux à Bourgeois (Rixensart) est nommée par Popp chemin du Caillou où seulement huit maisons sont construites vers 1850. En 1756 et 1787, le lieu est désigné comme terre aux cailloux, champ de cailloux ou longue terre. Cette rue en forte pente dans sa partie inférieure est tracée sur une crête caillouteuse qui sépare deux vallons très prononcés (1).

Panorama pris des bruyères Bourgeois c Anne-Marie Delvaux

coll. Anne-Marie Delvaux

Panorama Bourgeois B coll. Jean-Louis Lebrun

coll. Jean-Louis Lebrun

Preuve irréfutable de l’infinie poésie du lieu, toutes les cartes postales anciennes du Bourgeois ont le même caractère pittoresque et sont autant de tableaux (2).

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Rue des Cailloux à Bourgeois et le clocher de l’église Saint-François-Xavier.

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1904 | Villa Alice, sise rue des Cailloux
coll. Jean-Claude Renier

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1908 | Villa Alice
coll. Jean-Claude Renier

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2011 © Francis Broche

181002 Rue des Cailloux Bourgeois 1922 coll. Jean-Louis Lebrun

1922 | Rue des Cailloux
coll. Jean-Louis Lebrun

Rue des Bruyères à Bourgeois c Anne-Marie Delvaux

‘Rue des Bruyères’ (en fait, la rue des Cailloux) à Bourgeois-Rixensart
coll. Anne-Marie Delvaux

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janvier 2016 © Monique D’haeyere

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1924 | coll. Jean-Claude Renier

A l’horizon, on distingue la silhouette de l’église Saint-Sixte de Genval.


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996, p. 107
(2) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972

Rue du Pont, puis rue Robert Boisacq

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avant 1940 | Rue du Pont à Rixensart, coll. Jean-Louis Lebrun

Après la Seconde Guerre mondiale, la rue du Pont fut rebaptisée ‘rue Robert Boisacq’, en hommage à Robert Boisacq (1904-1943), droguiste et résistant. Celui-ci fut arrêté par l’occupant, lors de la rafle du 18 décembre 1942 et fut fusillé le 6 janvier 1943. Les Allemands avaient trouvé, lors de leur perquisition, un fusil caché dans un puits de son jardin (1).

Rue du Pont <> Rue Robert Boisacq
avant 1940 | coll. Jean-Louis Lebrun <> 2011 © Monique D’haeyere

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années ’50 | Garage Pigeon, coll. J. Pigeon

Albert Pigeon fait la maintenance d’une VW ‘Coccinelle’, modèle antérieur à 1953 à deux vitres arrière. Remarquez les deux pompes ESSO : celle de gauche délivre de l’essence Esso Extra et celle de droite du Diesel. Entre celles-ci, la vitrine où l’on peut apercevoir des produits pour l’entretien des autos. Sur la porte du garage, une affiche publicitaire pour les pneus Michelin, commente Jean-Claude Renier. Le garage Pigeon se situait au n°3 de la rue Robert Boisacq à Rixensart, à hauteur de l’ancien magasin Colruyt. Louis Pigeon acheta le bâtiment vers 1930. Avant et pendant la guerre il tenait un garage dont une compagnie de Taxi-bus. Son fils Albert (1919-1995) reprit le garage. Il était concessionnaire des marques Opel, Chevrolet, DKW. Dès 1960, la marque Audi devint prioritaire. La démolition du garage date des années 1974/1976.

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après 1964 | coll. J. Pigeon

Afin de situer ce garage, sis rue Robert Boisacq, signalons que le tram vicinal reliant Waterloo à Wavre passait derrière le garage, entre la DKW et la Citroën DS. Les deux bâtiments que l’on aperçoit ont fait place pour des appartements et des magasins, ceux situés rue Boisacq. A droite du garage, l’abri bus indique que l’on est bien dans l’ère post-tramway. Les pavés en C1, mènent vers le café ‘Le Matchi’ et indiquent le début de la rue Alphonse Collin, précise Jean-Claude Renier. Sur le pignon du garage Pigeon, on voit la réclame pour la marque AUTO UNION AUDI (2) et au-dessus de la porte du garage, une enseigne Auto Union DKW. Le long du trottoir de l’avenue Boisacq, de gauche à droite, une voiture DKW Junior (modèle F11 ou F12 produites de 1963 à 1965), une Citroën DS et une Fiat 1500. Sur le parking on voit aussi une voiture Morris et une DKW (modèle F91 à 94, années de production 1953 à 1959). Sur le battant gauche de la porte d’entrée du garage, une affiche mentionne : « Ici, contrôle gratuit de vos pneus. Faites régler vos phares ».

Aujourd’hui, ce bâtiment n’existe plus et le terrain est occupé par une friterie.

Rue Robert Boisacq
1992/1995 © Hommes et Patrimoine <> 2014 © Monique D’haeyere


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(2) AUTO – UNION – DKW : La production industrielle des voitures automobiles de marque DKW a débuté en 1928 avec le modèle P15 à transmission sur les roues arrières. En ce temps-là, DKW était déjà un constructeur bien établi dans le domaine des motocyclettes. Le siège de l’usine se trouve alors à Zschopau, en ex. RDA. Dès l’après-guerre, cette usine passa dans le giron du constructeur nationalisé IFA, qui y produisit les motos MZ (Motorradwerk Zschopau) jusqu’à récemment. De l’origine à 1932, DKW était une marque autonome dont le fondateur, J.S. Rasmussen, est d’origine danoise. C’est en effet lors de la crise industrielle du début des années ’30 que quatre constructeurs allemands virent leur salut dans une association qui prit le nom d’AUTO-UNION. Nous parlons ici de Audi, DKW, Horch et Wanderer, unis dès lors sous le sigle des quatre anneaux. La légende dit que ce logo fut inspiré des anneaux olympiques, dont les JO se déroulaient justement en l’an 1932. Après la guerre, seule la marque DKW fut en mesure de relancer une production industrielle, grâce à ses modèles autos et motos économiques et de prix avantageux. Les alliés Horch, Audi et Wanderer qui avaient misé sur le moyen et haut de gamme avec des moteurs de 4 à 12 cylindres, furent évincés du marché qui se remettait alors des lourdes pertes de 39-45. Ce n’est qu’en 1966, avec le montage d’un moteur à quatre temps d’origine Mercedes sur la DKW F102, que cette dernière reprit le nom d’AUDI, marque que nous connaissons aujourd’hui. (cfr DKW)

Hôtel de Bruxelles, puis presbytère

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avant 1911 | Route de la Gare, coll. Jean-Claude Renier

A l’angle des actuelles rues de la Station et de Rosières à Maubroux (Genval), le café-restaurant ‘A la Ville de Wavre’.

A l’instar des sources et eaux de Genval, les Papeteries de Genval prennent dès 1904 une extension rapide sous l’impulsion d’Auguste Lannoye. Ainsi se développe le hameau de Maubroux (1).

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1911 | Hôtel de Bruxelles à Maubroux (Genval)

Genval comporte deux sections qui forment deux paroisses : le centre d’une part, constitué par le village proprement dit, et la section de Maubroux, d’autre part, et qui n’est autre que le quartier de la gare (3).

< 1934 | Rue de la Station à Maubroux ↔ 2013 © Francis Broche

A cet emplacement sera construite par Auguste Lannoye l’église Saint-Pierre, et … la cure s’installera dans les murs de l’ancien ‘Hôtel de Bruxelles’ (4). Selon la paroisse Saint-Pierre, Auguste Lannoye acheta le vieux café restaurant ‘A la Ville de Wavre’ et le transforma pour un faire un presbytère.

1934 | coll. Jean-Claude Renier ↔ 2014 © Monique D’haeyere


(1) Paroisse Saint-Pierre
(2) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003
(3) RENOY Georges, Genval, La Hulpe et les environs en cartes postales anciennes, Bibliothèque Européenne – Zaltbommel, Pays-Bas, 1972
(4) GHYSSENS Roger, Genval-les-Eaux de 1895 à 1935, Editions de la Page, 2003

Ferme Terfosse, abritée des vents du nord

Ferme Terfosse 1992-1995 © Hommes et Patrimoine
1992/1995 | Basse-cour de la Ferme Terfosse à Rosières © Hommes et Patrimoine

Située à l’Ouest du Chemin des Deux Fermes à Rosières, – de l’autre coté de l’autoroute E411 à l’écart de la zone urbanisée, la ferme Terfosse fut bâtie au XVIIIe siècle et connut plusieurs graphies : Ter Fosse ou Del Fosse, et encore Del Fos. Abritée des vents du nord par le relief, elle groupe ses bâtiments autour d’une cour rectangulaire (1)(2).

Encadrant une cour pavée à fumière centrale et desservie par deux simples portails, les différents bâtiments, construits en brique et pierre, sont chaulés (à l’exception de la grange) et reposent sur un soubassement goudronné. Des bâtières de tuiles en S couronnent ces volumes peu élevés. Face au portail principal, le logis s’ouvre par une porte de la première moitié du XVIIIe siècle, à encadrement de pierre blanche (arc en anse de panier, à clé saillante sous fine archivolte), et par quatre fenêtres dotées d’un encadrement de calcaire très mince, aux montants monolithes entaillés d’une battée avec gonds de contrevent et marques de tailleurs de pierre ‘ABD’. Dans le mur gouttereau arrière, cinq fenêtre étroites et rectangulaires. A droite de la cour, longue aile d’étables sous fenil, entre pignons débordants, remontant à la première moitié du XVIIIe siècle mais remaniée. Outre les nombreuses ouvertures rectangulaires et lucarnes passantes, trois portes à encadrement de pierre blanche sous linteaux bombés. A gauche du portail, grange du 19e siècle ou de la première moitié du 20e siècle, sous une bâtière débordante à demi-croupes. A l’extérieur du quadrilatère, fournil composé d’un simple volume, anciennement chaulé, sous bâtière (3).

Ferme Terfosse 2.2019 © Annick Dedobbeleer
2019 | Ferme Terfosse © Annick Dedobbeleer

Ces constructions du XVIIIe siècle ont subi de nombreux remaniements au cours des deux derniers siècles (4).

avril 2014 | Ferme Terfosse © Eric de Séjournet
avril 2014 | Ferme Terfosse © Eric de Séjournet

Le paysage qui encadre la Ferme Terfosse donne encore une bonne idée de ce que pouvaient être nos campagnes il y a un peu plus d’une centaine d’années, si l’on oublie le bruit constant de l’autoroute toute proche (5). Début 2019, le bâtiment semble abandonné …

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2020 © Monique D’haeyere

Le 6 mars 2020, la SA Finances et Industries, – dont le siège social est situé rue de Tombeek 5 à 1331 Rosières, introduisit une demande de permis unique pour un projet de rénovation et transformation de la ferme de Terfosse pour l’accueil d’activités d’artisanat alimentaire, de bureaux et espaces de co-working, exploitations agricoles, ainsi que l’aménagement des abords, comprenant un forage en vue d’une prise d’eau souterraine, et ce sur des biens sis chemin de la Carrière, n°5 à Rosières. Présentation du projet par la SA Finances et Industries : cliquez ici.


→ OBJECTIF RIXENSART | Ferme Terfosse


(1) DUBUISSON Paul et Madeleine, Le nouveau canton de Wavre, Au fil de l’histoire, Ed. du Brabant wallon, Chaumont-Gistoux 1972
(2) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, in E.C.H.A.R.P., Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs, Le patrimoine rural du Brabant wallon, Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(3) de GHELLINCK Bénédicte et MERCKX Bruno (
Agence wallonne du Patrimoine),  Inventaire du patrimoine culturel immobilier, 20 avril 2010
(4 ) PINSON Colette et GHYSSENS Roger, in E.C.H.A.R.P., Entente des Cercles d’Histoire et d’Archéologie du Roman Païs, Le patrimoine rural du Brabant wallon, Centre Culturel du Brabant wallon, Court-Saint-Etienne, 1996
(5) Ibid.

Rue de l’Augette, de Froidmont au Bourgeois

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coll. Marc Collin

Depuis plusieurs siècles, la rue de l’Augette, – ici encore pavée, relie Froidmont au Bourgeois. Elle a gardé son tracé ancien, sinueux, étroit, encaissé par endroits.

Selon Paul Buffin, une logette serait un chemin creux dont les arbres des talus se rejoignaient en formant une voûte de feuillage. Cette définition correspond bien à la rue étroite et sinueuse.

La rue de l’Augette fut dénommée « chemin de Brame en 1651, Hauzette en 1732, tienne Guéraude et Huigette en 1756, l’Hauzette en 1780, Lauzette en 1784, puis Lozette, Laugette, Logette, chemin de Renipont et, d’après Popp, chemin de Bourgeois (1).

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Carte Popp (1842-1879)

RÉTRO RIXENSART | Rue de l’Augette, l’élégante
RÉTRO RIXENSART | Rue de l’Augette, la fervente
OBJECTIF RIXENSART | Rue de l’Augette
ARBORESCENCE | Chêne, rue de l’Augette


(1) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996

Rue de l’Augette, l’élégante

VILLA SAINTE-ANNE

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1905/1914 | Villa Sainte-Anne, rue de l’Augette 1 à Froidmont (Rixensart)
coll. Jean-Claude Renier

Dans un grand jardin arboré, cette villa éclectique du début du XXe siècle présente de hauts volumes en brique rouge rayée de bandeaux de brique blanche émaillée. Le haut des murs se termine par une partie enduite et ornée de faux colombages. Un large auvent agrémenté d’une loggia vitrée surmonte l’entrée. Les fenêtres légèrement cintrées sont ornées de brique émaillée et de calcaire. Dans le jardin, un bâtiment annexe plus bas présente le même style (2).

Elle fut construite en 1905 par l’architecte F. Symons, comme en atteste le sgraffite en façade.

Cette belle villa fut en 1996 la demeure de Jaco Van Dormael, auteur du film « Le huitième jour » , explique Jean-Claude Renier.

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8-9 août 1914 | Au verso de cette carte postale adressée à Madame Edouard Vanden Bogaerde (rue Neufchâtel 43 à Bruxelles Saint-Gilles), on lit : Chère Amie, Avec vous de cœur en ce triste anniversaire. Mille bonnes amitiés pour vous et affectueux souvenirs à tous. Nos voeux accompagnent notre brave capitaine. Où est-il ?, signée Léon et Léonie Michiels, Rixensart.

A cette carte, il fut ajouté : Léon est commandant de la garde civique, inutile de dire qu’il fait bravement son devoir. Que Dieu vous garde tous pour des temps meilleurs.


VILLA LE VERGER

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1914 | Rue de l’Augette, à proximité du Sentier du Chemin du Meunier à Froidmont
coll. Francis Broche

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vers 1930 | Éd. J. Pierrard, Rixensart, coll. Cercle d’Histoire de Rixensart

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coll. Cercle d’Histoire de Rixensart


VILLA DES ROSSIGNOLS

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Villa des Rossignols, rue de l’Augette à Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

1914 | Villa Rossignol, coll. Jean-Claude Renier
1914 | Villa Les Rossignols, coll. Francis Broche


RUE DE L’AUGETTE 44

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1953 | coll. Henri Marits

Villa sise à hauteur du n° 44 de la rue de l’Augette à Rixensart.

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2016 © Monique D’haeyere


RUE DE L’AUGETTE 44 ET SUIVANTE

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coll. Jean-Claude Renier

Rue de l'Augette 2019 © Google Streetview

2019 | Rue de l’Augette © Google Streetview


RUE DE L’AUGETTE VUE DEPUIS LA FERME DE FROIDMONT

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coll. Josiane Meert

Vue sur quelques maisons de la rue de l’Augette depuis la ferme de Froidmont.


SHOOTING BOX

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1908 | Shooting Box (1), au croisement des rues Albert 1er (2) et de l’Augette
coll. Jean-Claude Renier

521C. Rue de l'Augette 2011 © Francis Broche

Rue de l’Augette n° 63 à Rixensart
mai 2015 © Monique D’haeyere


(1) maison de campagne qui fournit un hébergement pour une partie de chasse pendant la saison de chasse
(2) actuellement la rue du Monastère

Rue de l’Augette, la fervente

CHAPELLE SAINTE-ANNE


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1978/1980 | Chapelle Sainte-Anne © André Delbar

Cette chapelle, vraisemblablement la plus ancienne du village de Rixensart, s’abrite au flanc du talus qui marque l’angle de la rue de l’Augette avec la rue Alphonse Collin. C’est en face d’elle que se serait située la première cense de Froidmont (1). 

En 1980, lors des travaux d’égouttage de la rue Alphonse Collin, la chapelle fut sérieusement endommagée par la manœuvre d’engins lourds, mais restaurée en 1988.

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1991 © Francis Broche

Cette photo argentique date de juillet 1991, soit un an ou deux avant la vente de ce terrain et la construction de la maison actuelle, explique Francis Broche. Sur ce terrain on installait un ponton, terme utilisé par Madeleine, mon ancienne voisine de rue de Limal. Ce ponton ou guinguette permettait aux habitants du vieux quartier de Froidmont de faire la fête et de danser, probablement dans les années 1920/1930.

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coll. Francis Broche

Aquarelle de la chapelle Sainte-Anne réalisée par l’artiste rixensartoise Colette Carpentiez (2).

1996 © Michel Nauwelaers
1998 | Rénovation de la chapelle Sainte-Anne © Syndicat d’Initiative de Rixensart

novembre 2013 + octobre 2014 © Monique D’haeyere

Le 19 décembre 2010, la chapelle fut vandalisée et la statue dérobée, précise Monique D’haeyere.


LA MÉLANE, DÉROBÉE, RETROUVÉE, RESTITUÉE

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1978/1980 | Chapelle de La Mélane, rue de l’Augette 47 à Rixensart © André Delbar

Cette chapelle pédiculée en briques blanches date de 1964. La chapelle privée se trouve dans le mur de la propriété ‘La Mélane’. Une grande boîte aux lettres est aménagée sous la niche (3).

27 juillet 2008 | Chapelle de La Mélane © Francis Dominé
novembre 2016 © Monique D’haeyere

Une porte grillagée et vitrée protégeait une statue de la Vierge assise, soutenant l’Enfant Jésus debout. La statue fut sculptée par M. Harry Elström, qui fut enseignant à Saint-Luc à Bruxelles (†1985). Le 15 août 2010, un écriteau ‘Honte au voleur’ rappela aux passants que la statue fut dérobée …

Quelques mois plus tard, le mardi 14 juin 2011, Jean-Luc Fontaine, un topographe liégeois de Tuc Rail (4) fit une découverte étonnante sur le chantier du RER à Rixensart. Empruntant le sentier le long de la voie du chemin de fer menant au pont du Pèlerin, il retrouva la statue de la Vierge-à-l’Enfant dans un buisson. Comme elle est signée, Jean-Luc Fontaine fit des recherches sur Internet et … prit connaissance via RÉTRO RIXENSART de la disparition de la statue. Grâce à lui, les propriétaires de ‘La Mélane’ ont retrouvé le 18 juin 2011 leur Vierge-à-l’Enfant, un cadeau de mariage.

Je me réjouis de ce que cette œuvre a été retrouvée et restituée. Encore une fois, si chacun de nous observe et est attentif dans son quartier, nous pouvons nous rendre très utiles et participer ainsi au bien-être de son voisin, écrivit Francis Dominé en juin 2011.


CHAPELLE DE LA SHOOTING BOX

521. Chapelle Notre-Dame-de-la-Vierge-à-l'Enfant 1978-1980 © André Delbar

1978-1980 © André Delbar

Chapelle Notre-Dame-de-la-Vierge-à-l’Enfant au croisement des rues du Monastère et de l’Augette.

26B. Shooting box Rue de l'Augette 2009 © Eric de Séjournet

décembre 2009 © Eric de Séjournet


(1) Cercle d’Histoire de Rixensart
(2) CARPENTIEZ Colette, Balade Aquarellée dans Rixensart (1ère édition)
(3) HOMMES ET PATRIMOINE, De potales en chapelles. Au gré des chemins de Genval, Rixensart et Rosières, Amélie Mélo Editeur, Collection Mémoire, 2000
(4) Tuc Rail : bureau d’études en charge du chantier RER

Froidmont vu de la rue de l’Augette

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avant 1970 © Marc Collin

Cette vue panoramique sur le quartier de Froidmont est prise depuis la rue de l’Augette à Rixensart. André Collin y avait un atelier de fabrication de transformateurs 110 Volt / 220 Volt. L’atelier fut en activité de 1950 à 1980. On aperçoit le toit de cet atelier dans le coin inférieur droit ainsi que deux petites cheminées, explique Francis Broche.

La tension du réseau venait de passer de 110 v à 220 v et les anciens appareils électriques fonctionnant en 110 v ne pouvaient pas être branchés sur du courant en 220 v. Ces transformateurs permirent donc de prolonger la vie des premiers frigos et autres fers à repasser électriques …

A cette époque la ferme de Froidmont était toujours en exploitation, on aperçoit dans le coin inférieur droit la prairie où paissaient généralement les moutons.

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Château d’eau, rue du Plagniau

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1908 | coll. Jean-Louis Lebrun

En 1901, il fut décidé d’ériger un château d’eau à l’angle des rues de l’Institut et du Plagniau (1), au-dessus du talus à 96 mètres d’altitude. Construit en briques soutenues par des piliers de béton, il était coiffé d’une grande cuve, également en béton. La distribution publique d’eau était inaugurée. Au Bourgeois, un réservoir en maçonnerie entouré de remblai de terre gazonnée servait de relais. Il était situé à la cote 114 (2).

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1910 | coll. Jean-Claude Renier

Entré en fonction en 1905, ce château d’eau remplaça les anciennes pompes et alimenta les bornes fontaines pour les habitations non raccordées au réseau (3).

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coll. Jean-Claude Renier

En mai 1940, les installations de pompage ont été fortement endommagées au cours des combats, obligeant les habitants de se ravitailler pendant plusieurs semaines aux sources (à l’arrière du château ou aux étangs Gillet dans le Parc communal) (5).


(1) avant 1955, la rue du Plagniau était dénommée rue du Château d’Eau
(2) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(3) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007
(4) avant 1955, la rue du Plagniau était dénommée rue du Château d’Eau
(5) DELBRASSINNE Robert, Souvenirs de mes Cartes Postales, 2006-2007

Avenue des Merisiers

VILLA LES BLUETS

Villa Les Bluets Genval c Philippe Godin (14)

Avenue des Merisiers à Genval, coll. Philippe Godin

Dans les alentours du lac de Genval, cette villa s’inscrit dans un grand jardin entouré de haies. Oeuvre de l’architecte F. Symons, cette maison de style ‘villégiature’ est représentative des bâtisses ayant été construites dans le quartier du lac au début du XXe siècle. Au plan principal rectangulaire se sont ajoutés une petite tourelle d’angle et un large bow-window haut de trois niveaux. Les façades cimentées à faux-joints appareillés s’ouvrent de baies en plein cintre ou à linteau droit. Des vitraux ferment certaines baies. Un sgraffite inscrit dans l’allège d’une des fenêtres de l’étage porte le nom de la maison ‘Les Bluets’ et son maître d’œuvre (1).

Villa Les Bluets avenue des Merisiers 3 Genval 3.2020 © Annick Dedobbeleer

2020 | Villa Les Bleuets © Annick Dedobbeleer

Les Bluets avenue des Merisiers

mars 2017 © Monique D’haeyere


VILLA LES OEILLETS

Dans le quartier du lac de Genval, au cœur d’un jardin, cette habitation de style ‘villégiature’ remonte au tout début du XXe siècle. Elle a été réalisée par F. Symons, maître d’œuvre de plusieurs maisons des bords du lac. Construite en brique sur un haut soubassement, la maison est peinte et partiellement enduite à faux colombages. Ses façades sont animées ça et là de bow-window et de décrochements. La maison a été rénovée récemment et sert de dépendance au Château du Lac (2).

Villa Les Oeillets avenue des Merisiers 5 Genval 4.2020 © Annick Dedobbeleer

2020 | Avenue des Merisiers n° 5 © Annick Dedobbbeleer


VILLA LES HIRONDELLES

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1908/1914 | Avenue des Merisiers n° 6, coll. Philippe Godin 

En retrait de l’avenue des Merisiers, derrière une belle grille aux lignes rectilignes, cette imposante villa du début du XXe siècle se démarque dans le quartier du lac de Genval par son style éclectique, teinté d’Art Nouveau dans certains détails notamment des ferronneries (3).

→ RÉTRO RIXENSART | Villa Les Hirondelles, belvédère sur le lac


AVENUE DES MERISIERS n° 9

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Avenue des Merisiers n° 9 | coll. Ian Martin

Cette plaque en cuivre ou laiton de la S.A. Ponts, Tunnels & Terrassements Genval fait partie de la mémoire industrielle de Genval. En effet, Edmond Claeys fut membre du  ‘Groupe 36 Génie civil’ de l’Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles 1958 et administrateur de la S.A. Ponts, Tunnels et Terrassements. Siège : ‘Sans-Souci’, avenue des Merisiers 9 à Genval.

D’autre part, Raymond Becquevort, industriel, né le 22 octobre 1886, ingénieur civil des mines, bourgmestre de Genval, Membre de la Chambre des Représentants (session 1949-1950) fut également administrateur-délégué de la S.A. Ponts, Tunnels et Terrassements.


(1) de GHELLINCK Bénédicte (WALLONIE DGO Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie), Liste des biens repris dans l’Inventaire du Patrimoine Immobilier Culturel de la commune de Rixensart, 2009
(2) Ibid.
(3) Ibid.

Drève du Château … jusqu’à la gare

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après 1930 | Drève du château à Rixensart, et …
perspective du château des Princes de Merode

L’ancienne drève du Château ou drève des Marronniers relia le château de Rixensart à la gare. Elle devint (en partie) l’avenue Jean Herman (1), résistant de la guerre 1940-1945, décédé à Lingen (Allemagne) suite à sa déportation. Une barrière de fer ouvragée fermait la drève, en face de la gare, pour marquer son caractère privé. Une petite porte en permettait cependant l’accès aux piétons. En 1933, lors du lotissement, cette barrière fut déplacée à l’entrée de la drève du Château actuelle (2). Elle fut définitivement supprimée en 1940 (?), date à laquelle le prince de Merode céda l’avenue à la commune (3)(4)(5).

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Drève du Château et entrée principale du Château de Rixensart
coll. Jean-Claude Renier

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Drève du Château à Rixensart
1986 © Hommes et Patrimoine
1991 © Jean-Claude Renier
2016 © Monique D’haeyere

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avant 1945 | Partie de la Drève du Château qui,
après la Seconde Guerre Mondiale, devint l’avenue Jean Herman
coll. Jean-Louis Lebrun

→ OBJECTIF RIXENSART | Drève du Château


(1) Sur le plan des rues de la commune, l’avenue Jean Hermant est orthographié avec un ‘t’ alors que sur le Monument aux Morts dans le cimetière de Rixensart (rue de l’Institut) dédié aux fusillés et résistants rixensartois son nom est orthographié Jean Herman (sans t donc).
(2) De cette barrière subsiste encore une moitié de pilier (voir photos ↓)
(3) BUFFIN Paul, Portrait des rues de l’ancienne commune de Rixensart, 1996
(4) Selon Léon Levy, la grille de la Drève du Château n’a pas été supprimée en 1940 mais dans les années 50.
(5) Selon Freddy Smit, la barrière métallique ne fut pas supprimée en 1940. La famille Smit est venue habiter à côté de celle-ci en 1953 et la barrière y était toujours. On jouait au foot ou au tennis sur cette petite place. On ouvrait les 2 grandes portes pour laisser passer les voitures de temps à autre. La barrière a été enlevée totalement vers 1960.